Al-Qâsim ibn Muhammad ibn Abî Bakr as-Siddîq (1) fut l’un des jurisconsultes célèbres.
Quant à Kuthayyir ʿAzzah, le poète renommé (2), il s’agit de Kuthayyir ibn ʿAbd ar-Raḥmân ibn al-Aswad ibn ʿĀmir, Abû Ṣakhr al-Khuzâʿî al-Ḥijâzî, connu sous le nom d’Ibn Abî Jumʿah. La fameuse ʿAzzah à laquelle on l’associe doit sa renommée au fait qu’il récitait des poèmes d’amour à son égard : il s’agit d’Umm ʿAmr, ʿAzzah — avec un ʿayn dépourvu de point —, fille de Jamîl ibn Ḥafṣ, appartenant à la tribu des Banû Ḥâjib ibn Ghifâr. Son prénom fut mis au diminutif et on l’appela « Kuthayyir » parce qu’il était de petite taille et d’apparence ingrate, ne mesurant que trois empans.
Ibn Khallikân (3) rapporte qu’on le surnommait « Zubb adh-dhubâb » (« moucheron »). Lorsqu’il marchait, on le prenait pour un enfant à cause de sa taille réduite. Lorsqu’il se rendait chez ʿAbd al-Malik ibn Marwân, celui-ci lui disait : « Baisse la tête pour ne pas heurter le plafond », puis il riait avec lui. Il se présentait en effet régulièrement à la cour d’ʿAbd al-Malik, et on sait qu’il est venu plusieurs fois auprès de ʿAbd al-Malik ibn Marwân et de ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz.
On disait de lui qu’il était le plus grand poète parmi ceux de l’ère islamique, même s’il présentait
= Rugueux, sué (sué : transsudation). Ils alourdissent sur toi. Alors envoie chez Untel, car il a reçu des tissus de Damas, achète-lui deux pièces de tissu au prix convenable. Il lui envoya donc un messager, qui arriva et dit : "Le Messager de Dieu ﷺ m'a envoyé pour te proposer de lui vendre deux pièces de tissu au prix convenable ?" Il répondit : "Tu le sais bien, par Dieu, ce que veut le Prophète de Dieu n'est autre que d'emporter mes deux tissus et de me faire traîner pour leur prix." Le messager revint alors auprès du Messager de Dieu ﷺ et lui rapporta. Celui-ci dit : « Mentir ! Ils savent que je crains Dieu, et je leur rends parfaitement leur dû. »
Et ce jour-là, le Prophète ﷺ déclara : « Il vaut mieux pour l'un de vous de porter des haillons disparates que d'emprunter ce qu'il n'a pas. » (Il est possible que cette parole soit prononcée « en ce jour » selon Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya (3/347), et le hadith a été rapporté par l'imam Ahmad dans le Musnad (3/243), Ibn Abī ʿĀṣim dans az-Zuhd (26), et al-Dailamī dans Musnad al-Firdaws (5/169) (7848) ; Ibn Abī Ḥātim dans al-ʿIlal (1/377) après le hadith mentionne : « Hadith contesté » et que Sulaymān ibn Sulaym et Sufyān az-Zayyāt sont inconnus.).
Et Dieu, glorifié soit-Il, sait mieux. (Ici s'achève l'additif qui commençait à la page 77 au lieu de la note 3.)
(1) Sa biographie se trouve dans Ṭabaqāt Ibn Saʿd (5/187), al-Tārīkh al-Kabīr (7/157), Rijāl Ṣaḥīḥ al-Bukhārī par al-Kalābādhī (2/616), Tahdhīb al-Kamāl (23/427), Rijāl Muslim par Abū Bakr ibn Manjūyah (2/140), Tadhkirat al-Ḥuffāẓ (1/96), Siyar Aʿlām an-Nubalāʾ (5/53). Ce qui va suivre est un ajout provenant de (Q) inséré dans le corps du texte que nous ajoutons ici : [Il a de nombreuses transmissions, venant des compagnons et autres, il faisait partie des meilleurs habitants de Médine et des plus savants de son temps. Son père fut tué en Égypte alors qu'il était enfant, sa tante le prit en charge et il grandit chez elle. Il devint notable et avait de nombreuses qualités. Quant à Abū Rajāʾ al-ʿUṭṭārī] (sa biographie dans Ṭabaqāt Ibn Saʿd (7/138), Rijāl Ṣaḥīḥ al-Bukhārī (2/572), al-Tārīkh al-Kabīr (6/410), al-Jarḥ wa al-Taʿdīl (6/303), al-Istiʿāb (4/1657), Rijāl Muslim (2/93), Siyar Aʿlām an-Nubalāʾ (4/253), al-Thiqāt d'Ibn Ḥibbān (5/217), Ṭabaqāt al-Ḥuffāẓ p. 32). (2) Sa biographie se trouve dans Ṭabaqāt Ibn Salām p. 457, Shuʿarāʾ wa Shuʿarāʾ p. 410, al-Aghānī (9/5), Maʿjam ash-Shuʿarāʾ p. 250, Sharḥ Dīwān al-Ḥamāsah (3/140), Wafayāt al-Aʿyān (4/106), Siyar Aʿlām an-Nubalāʾ (5/152), Khizānat al-Adab (2/381). (3) Dans Wafayāt al-Aʿyān (4/113) et des notes dans (Q) : « Rabbu ad-Dubān », et dans (B, H) c’est correct.