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= Enfants, il lui fut ordonné en rêve : « Va à tel endroit et creuse, tu y trouveras cent dinars, prends-les. » Il demanda à celui qui lui apparut en songe : « Avec bénédiction ou sans bénédiction ? » Il répondit : « Sans bénédiction. » Le matin, il mentionna cela à sa femme, qui lui dit : « Va les prendre, car leur bénédiction est que tu pourras m’habiller et nous vivrons grâce à eux. » Il refusa, disant : « Je ne prendrai rien qui ne porte pas de bénédiction. » Le soir, il eut de nouveau la vision et on lui dit : « Va à cet endroit et prends dix dinars. » Il demanda encore : « Avec bénédiction ou sans bénédiction ? » On répondit : « Sans bénédiction. » Le lendemain, il condita à sa femme ce même propos, qui lui fit la même demande ; il refusa encore. La troisième nuit, il reçut l’ordre : « Va à tel endroit et prends un dinar. » Il demanda : « Avec bénédiction ou sans bénédiction ? » On lui répondit : « Avec bénédiction. » Il répliqua : « Très bien alors. » Le matin, il alla à l’endroit indiqué dans son rêve et trouva le dinar, qu’il prit. Il vit un pêcheur portant deux poissons et lui demanda leur prix : « Un dinar » répondit le pêcheur. Il les acheta avec ce dinar et rentra chez sa femme qui les prépara. En ouvrant l’un des poissons, elle trouva une perle d’une beauté incomparable, qui n’avait jamais été vue auparavant ; et dans l’autre, une perle semblable. Le roi de ce temps-là chercha la perle et envoya quelqu’un pour l’acheter là où elle avait été trouvée, mais elle n’existait qu’en sa possession. Le roi demanda alors qu’on la lui apporte ; il la lui amena. Quand le roi la vit, Dieu lui donna une lumière dans les yeux et il demanda : « Vends-la-moi. » Il répondit : « Je ne la céderai pas pour moins de trente mules en or. » Le roi ordonna de lui accorder ce prix. Ils partirent avec lui et estimèrent trente mules en or. Puis le roi admira grandement la perle et dit : « Elle ne convient qu’avec sa sœur, cherchez-la-moi. » Ils la lui apportèrent et lui demandèrent : « As-tu sa sœur ? Nous te donnerons le double de ce que nous t’avons donné. » Il demanda : « Le ferez-vous ? » Ils répondirent : « Oui. » Le roi la vit, elle toucha son cœur, et il ordonna qu’on lui accorde le double de la valeur de la sœur. Dieu est le plus savant. (Cette histoire a été rapportée par Muʿammar ibn Rāshid dans al-Jāmiʿ (al-Muṣannaf d’Abd al-Razzāq), 11/468-469, n° 21027 ; Abū Naʿīm dans al-Ḥilya, 4/8 ; al-Bayhaqī dans Shuʿab al-Īmān, 6/208, n° 7923 ; et al-Mizzī dans Tahdhīb al-Kamāl, 13/365.)
Et Abd Allāh ibn al-Mubārak (dans son livre « al-Zuhd », p. 20, n° 59) rapporte : « Waḥīb ibn al-Ward nous a raconté, ʿAbd al-Jabbār ibn al-Ward nous a raconté (dans al-Zuhd : “Waḥīb ibn al-Ward ou ʿAbd al-Jabbār ibn al-Ward nous a informés”) que Dāwūd ibn Shābūr a dit : “Nous avons dit à Tāwūs : ‘Fais des invocations !’ Il répondit : ‘Je ne trouve pas cela approprié.’ » (Cette tradition est aussi rapportée par Ibn Saʿd dans al-Ṭabaqāt, 5/241, et al-Mizzī dans Tahdhīb al-Kamāl, 13/364.)
Ibn Jurayj (à savoir Ibn Jarīr, forme erronée transmise, selon les sources critiques) rapporte d’après Ibn Tāwūs, de son père, ce propos : « L’avarice, c’est être avare de ce que l’on possède ; l’avarice extrême (al-shuḥḥ) c’est désirer ce qui appartient aux autres de manière illicite et ne jamais en être satisfait. » (Cela se trouve chez Abū Naʿīm dans al-Ḥilya, 4/6, al-Ṭabarānī dans son Tafsīr, 5/85 — qui commente le verset 36 de la sourate an-Nisāʾ — où il est dit : « Et l’avarice extrême, c’est être avare de ce qui appartient aux autres... désirer avoir ce qui est entre leurs mains illicite ou licite » — ainsi qu’al-Qurṭubī dans son Tafsīr, 18/30, au commentaire du verset 9 de la sourate al-Ḥashr.)
Il a été dit : « L’avarice extrême (al-shuḥḥ) c’est l’abandon de la satisfaction. » Il a été dit aussi : « C’est être avare de ce que possède autrui. » C’est une maladie du cœur que le serviteur doit rejeter de lui-même et éloigner autant qu’il le peut. Cet avarice extrême (al-shuḥḥ) nous ordonne la parcimonie, comme dans le hadith authentique du Prophète ﷺ : « Craignez l’avarice extrême, car elle détruisit ceux qui vous ont précédés ; Il leur ordonna la parcimonie, ils furent avares, et couperent les liens de parenté. » (Rapporté par Aḥmad dans al-Musnad, 2/159, et Ibn Ḥibbān, 5176, d’Abd Allāh ibn ʿAmr ibn al-ʿĀṣ, avec un complément rapporté dans Muslim, n° 2578, et Aḥmad, 3/323, de Jābir.) Ceci correspond au désir excessif du monde et à son amour.
Ibn Abī Shayba (dans al-Muṣannaf, 7/202, n° 35341, sous le titre « Paroles de Tāwūs ») rapporte d’après al-Muḥāribī qui rapporte d’après Layth, d’après Tāwūs : « N’est-ce pas qu’un homme qui se lève avec la lecture de dix versets durant la nuit, se voit inscrit cent bonnes actions ou plus... »
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= عِيَال، فأتي في النوم، فقيل له: ائتِ مكانَ كذا وكذا فاحفِرْهُ تجدْ فيه مئة دينارِ فخُذْها. فقال للآتي في المنام: ببركةِ أو بلا بركة؟ فقال: بلا بركة. فلما أصبح ذكر ذلك لامرأته فقالت: اذهَبْ فخُذْها، فإنَّ من بركتها أنْ تكسُوَني منها ونعيشُ منها؛ فأبَى وقال: لا آخذُ شيئًا ليس فيه بركة. فلما أمسى أُتي في منامه، فقيل له: ائتِ مكانَ كذا وكذا، فخذْ منه عشرةَ دنانير. فقال: ببركةٍ أو بلا بركة؟ قال: بلا بركة. فلما أصبح ذكر ذلك لامرأته، فقالتْ له مثلَ ذلك، فأبى أنْ يأخذها، ثم أُتي في الليلةِ الثالثة، فقيل له: ائتِ مكانَ كذا وكذا فخذْ منه دينارًا، فقال: ببركة أو بلا بركة؟ قال: ببركة. قال. نعمْ إذًا. فلما أصبح ذهب إلى ذلك المكان الذي أشير إليه في المنام فوجدَ الدينارَ فأخذه، فوجدَ صيَّادًا يحملُ حُوتَيْن، فقال: بكم هما؟ قال: بدينار، فأخذهما منه بذلك الدينار، ثم انطلَقَ بهما إلى امرأته فقامت تصلِحُهما، فشقَتْ بطنَ أحدِهما فوجدَتْ فيه دُرَّةً لا يقومُ بها شيء، ولم يرَ الناسُ مثلَها؛ ثم شقَّت بطنَ الآخر، فإذا فيه دُرَّةٌ مثلُها. قال: فاحتاجَ ملكُ ذلك الزمان دُرَّة، فبعث يطلبُهِا حيثُ كان ليشتريَها، فلم توجد إلا عندَه، فقال الملك: ائتِ بها، فأتاه بها، فلما رآها حلَّاها الله
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في عينيه، فقال: بعْنيها. فقال: لا أنقصها عن وِقْر ثلاثينَ بغلًا ذهبًا، فقال الملك: ارضوه، فخرجوا به فوقَّروا له ثلاثين بغلًا ذَهبًا، ثم نظر إليها الملك فأعجبَته إعجابًا عظيمًا، فقال: ما تصلح هذه إلّا بأختِها، اطلبوا لي أُختها، قال: فأتوه، فقالوا له: هل عندَك أختها ونعطيك ضعفَ ما أعطيناك؟ قال: وتفعلون؟ قالوا: نعم، فأتي الملك بها، فلما رآها أخذَتْ بقلبه فقال أرضوه، فأضعِفُوا له ضعفَ أختِها. والله أعلم (أخرج القصة معمر بن راشد في الجامع (المصنف لعبد الرزاق) (١١/ ٤٦٨، ٤٦٩) (٢١٠٢٧) وأبو نعيم في الحلية (٤/ ٨)، والبيهقي في شعب الإيمان (٦/ ٢٠٨) (٧٩٢٣) والمزي في تهذيب الكمال (١٣/ ٣٦٥).).
وقال عبد اللّه بن المبارك (في كتابه: "الزهد" ص (٢٠) (٥٩).). حدّثنا وُهَيب بن الوَرْد حدّثنا عبدُ الجبار بن الوَرْد (في الزهد: "أخبرنا وهيب بن الورد أو قال عبد الجبار بن الورد".)، قال: حدّثني داود بنُ شابور (في (ق): "سابور" بسين مهملة، والمثبت من مصادر التخريج وتقريب التهذيب ص (١٩٨).) قال: قلنا لطاوس: ادْعُ بدعوات. فقال: لا أجدُ لذلك حِسبة (وأخرجه أيضًا ابن سعد في الطبقات (٥/ ٢٤١)، والمزي في تهذيب الكمال (١٣/ ٣٦٤).).
وقال ابنُ جُريج (في (ق): "قال ابن جرير"، وهو تصحيف، والمثبت من مصادر التخريج.) عن ابن طاوس، عن أبيه، قال: البُخْل أن يبخلَ الإنسانُ بما في يده؛ والشُّحُ أنْ يُحبَّ أن له ما في أيدي الناس بالحرام؛ لا يَقْنعْ (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ٦) والطبراني في تفسيره بنحوه (٥/ ٨٥) في تفسير الآية (٣٦) من سورة النساء، وفيه: "والشح أن يشح على ما في أيدي الناس .. يحب أن يكون له ما في أيدي الناس بالحل والحرام"، ومثله القرطبي في تفسيره (١٨/ ٣٠) في تفسير الآية (٩) من سورة الحشر.).
وقيل: "الشُّحُّ هو تَرْكُ القناعة. وقيل: هو أن يَشُحَّ بما في يَدِ غيرِه. وهو مرضٌ من أمراضِ القلب، ينبغي للعبد أن يعزلَهُ عن نفسِه، ويَنْفيَهُ ما استطاع، وهو (يعني الشحَّ.) يأمرنا بالبُخْل كما في الحديث الصحيح عن النبي
ﷺ
قال: "اتقوا الشح فإنَّ الشُّحَّ أهلَكَ منْ كان قبلَكم، أمرَهُم بالبخلِ فبَخِلوا، وبالقطيعة فقطعوا" (أخرجه أحمد في المسند (٢/ ١٥٩) وابن حبان (٥١٧٦) عن عبد الله بن عمرو بن العاص، وللحديث تتمة فيهما، وهو حديث صحيح وروى أوله مسلم رقم (٢٥٧٨) وأحمد في المسند (٣/ ٣٢٣) من حديث جابر.). وهذا هو الحرْصُ على الدنيا وحُبِّها.
وقال ابنُ أبي شيبة (في المصنف (٧/ ٢٠٢) (٣٥٣٤١) تحت عنوان: "كلام طاوس".): حدّثنا المحاربي عن لَيْث، عن طاوس، قال: ألا رجلٌ يقومُ بعشرِ آياتٍ من الليل، فيصبح قد كُتب له مئة حسنة أو أكثرُ من ذلك، =