Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

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(Ce texte est rapporté par Muʿammar ibn Rāshid dans al-Jāmiʿ (al-Muṣannaf dʿAbd al-Razzāq) (11/471) (21032), par Ibn Abī ʿĀṣim dans al-Zuhd, p. 375, par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya (4/14), et par al-Mizzī dans Tahdhīb al-Kamāl (13/370). Quand Sulaymān ibn ʿAbd al-Malik fit le pèlerinage, il dit : « Regardez-moi comme un juriste, je vais lui poser quelques questions sur certaines rites ». Alors le portier sortit pour lui chercher quelqu’un, et il passa Ṭāwūs. On lui dit : « C’est Ṭāwūs al-Yamānī ». Le portier l’attrapa et lui dit : « Réponds au Prince des croyants ». Il répondit : « Pardonne-moi ». Il refusa, alors on l’introduisit auprès du prince. Ṭāwūs dit : « Lorsque me trouvant devant lui, je lui dis : certainement Dieu m’interrogera à propos de cette situation. Il dit : Ô Prince des croyants, il y avait un rocher au bord de l’Enfer, il tomba dans celui-ci soixante-dix automnes durant jusqu’à ce qu’il se stabilisât à sa place ; sais-tu pour qui Dieu l’a préparé ? Il dit : Non ! Malheur à toi, pour qui donc Dieu l’a-t-Il préparé ? Il répondit : Pour celui à qui Dieu a associé quelqu’un dans son autorité, et qui fut injuste ». (Rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya (4/15), al-Dhahabī dans Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (5/42), et Ibn Rajab dans al-Takhwīf min al-Nār, p. 91). Dans une narration rapportée par al-Zuhrī, Sulaymān vit un homme tournant autour de la Kaʿba, ayant beauté et noblesse. Il demanda : « Qui est cet homme, ô Zuhri ? » Je répondis : « C’est Ṭāwūs, il a connu plusieurs compagnons ». Sulaymān lui envoya un message, et il vint. On lui dit : « Pourquoi ne nous racontes-tu pas ? » Il répondit : « Abu Mūsā m’a dit que le Messager de Dieu ﷺ a dit : « L’un des plus légers des êtres devant Dieu – glorifié soit Sa majesté – est celui qui gouverne les affaires des musulmans et n’agît pas avec justice envers eux » ». Le visage de Sulaymān changea, il baissa la tête longtemps puis la releva et dit : « Pourquoi ne nous racontes-tu pas ? » Il dit : « Un homme parmi les compagnons du Prophète ﷺ m’a raconté... Ibn Shihāb dit : Je pensai qu’il voulait dire ʿAlī. Il dit : Le Messager de Dieu ﷺ m’invita à un repas dans un cercle parmi les cercles des Quraysh puis dit : « Vous avez un droit sur les Quraysh et eux ont un droit sur les gens : s’ils font preuve de miséricorde, vous aussi, si ils jugent, soyez équitables, s’ils sont dépositaire d’un bien, ils doivent le rendre ; celui qui ne fait pas cela, la malédiction de Dieu, des anges et de l’humanité entière repose sur lui, Dieu n’accepte ni excuse ni compensation ». Le visage de Sulaymān changea, il baissa la tête longuement, puis leva la tête vers lui disant : « Et pourquoi ne nous racontes-tu pas ? » Il dit : « Ibn ʿAbbās m’a raconté que le dernier verset descendu dans le Livre de Dieu est : « Et craignez un jour où vous serez ramenés vers Dieu. Puis chaque âme sera pleinement rétribuée pour ce qu’elle aura acquis. Et ils ne seront point lésés » [Al-Baqara, 2:281] ». (Rapporté longuement par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya (4/15-16)). Abdullāh ibn Aḥmad ibn Ḥanbal dit : Abū Maʿmar m’a raconté d’Ibn ʿUyayna, d’Ibrāhīm ibn Maysara, qui dit : ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz dit à Ṭāwūs : « Adresse ta demande au Prince des croyants » — c’est-à-dire Sulaymān — Ṭāwūs répondit : « Je n’ai aucune demande à lui adresser ». Cela sembla surprendre celui-ci. Sufyān dit : Ibrāhīm a juré pour nous en nous faisant face vers la Kaʿba : « Par le Seigneur de cette Maison, je n’ai vu personne chez qui le noble et le vulgaire sont au même rang sauf Ṭāwūs ». (Rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya (4/16)). Il dit : Le fils de Sulaymān ibn ʿAbd al-Malik vint, s’assit aux côtés de Ṭāwūs, qui ne lui accorda aucun regard. On lui dit : « Le Prince des croyants est assis près de toi, pourquoi ne lui prêtes-tu pas attention ? » Il répondit : « Je voulais qu’il sache lui et son père que Dieu a des serviteurs qui se détachent à leur égard ainsi que de ce qu’ils détiennent ». (Rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya (4/16)). Abdullāh ibn Aḥmad a rapporté d’Ibn Ṭāwūs qu’ils étaient partis en pèlerinage et s’étaient arrêtés dans un village. Il craignait que son père ait à faire aux gouverneurs en raison de leur sévérité. Dans ce village, il y avait un gouverneur pour Muḥammad ibn Yūsuf — frère de al-Ḥajjāj ibn Yūsuf — nommé Ayyūb ibn Yaḥyā, ou, selon d’autres, Ibn Nujayḥ. C’était l’un des plus cruels de leurs gouverneurs, orgueilleux et tyrannique. Après la prière du matin à la mosquée, Ibn Nujayḥ vint auprès de Ṭāwūs, s’assit devant lui et le salua, mais Ṭāwūs ne répondit pas, ensuite il lui parla, mais Ṭāwūs détourna le regard, puis se déplaça de l’autre côté, toujours sans lui répondre. Voyant cela, je me levai vers lui, lui pris la main et lui dis : « Abū ʿAbd al-Raḥmān ne t’a pas reconnu ». Ṭāwūs répondit : « Bien au contraire, il me connaît ». Le prince déclara : « Il me connaît vraiment, et sa connaissance de moi a eu cet effet ». Puis il partit sans rien dire. En rentrant à la maison, mon père me dit : « Ô Lukʿa, alors que tu disais vouloir sortir contre eux avec l’épée, tu n’as pas pu retenir ta langue ». (Rapporté par Abū Nuʿaym dans al-Ḥilya (4/16), et al-Mizzī dans Tahdhīb al-Kamāl (13/372)).
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= (أخرجه معمر بن راشد في الجامع (المصنف لعبد الرزاق) (١١/ ٤٧١) (٢١٠٣٢)، والزهد لابن أبي عاصم ص (٣٧٥)، وأبو نعيم في الحلية (٤/ ١٤)، والمزي في تهذيب الكمال (١٣/ ٣٧٠).). ولما حجَّ سليمانُ بن عبد الملك قال: انظروا إليَّ فقيهًا أسألُه عن بعض المناسك. قال: فخرج الحاجبُ يلتمس له، فمرَّ طاوس فقالوا: هذا طاوس اليماني، فأخذه الحاجبُ فقال: أجبْ أميرَ المؤمنين، فقال: اعْفني. فأبَى، فأدخله عليه؛ قال طاوس: فلما وقفتُ بين يديه قلت: إنَّ هذا المقامَ يسألُني الله عنه. فقال: يا أمير المؤمنين إنَّ صخرةً كانتْ على شفيرِ جهنَّم هوَتْ فيها سبعين خريفًا حتى استقرَّتْ في قرارها، أتدري لمن أعدَّها اللَّه؟ قال: لا!! ويلك لمن أعدها الله؟ قال: لمن أشرَكَهُ اللَّه في حُكْمِه فجار (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ١٥)، والذهبي في سير أعلام النبلاء (٥/ ٤٢)، وابن رجب في التخويف من النار ص (٩١).). وفي روايةٍ ذكرها الزُّهري، أنَّ سليمان رأى رجلًا يطوفُ بالبيت، له جَمالٌ وكمال، فقال: مَنْ هذا يا زهري؟ فقلت: هذا طاوس، وقد أدرك عدَّة من الصحابة. فأرسل إليه سليمان، فأتاه فقال: لو ما حدثتنا؟ فقال: حدّثني أبو موسي قال: قال رسولُ الله ﷺ : "إن أهوَنّ الخلقِ على الله ﷿ منْ وَليَ من أمورِ المسلمين شيئًا فلم يعْدِلْ فيهم". فتغيَّرَ وجهُ سيمان؛ فأطرق طويلًا ثم رفَعَ رأسَهُ إليه فقال: لو ما حدثتنا؟ فقال: حدثني رجلٌ من أصحاب النبي ﷺ قال ابن شهاب: ظننت أنه أرادَ عليًّا - قال: دعاني رسولُ الله ﷺ إلى طعام في مجلسٍ من مجالس قريش، ثم قال: "إنَّ لكم على قُريشٍ حقًّا، ولهم على الناسِ حقّ، ما إذا استُرحموا رَحِمُوا، وإذا حكموا عدَلوا، وإذا ائتُمنوا أدَّوْا، فمنْ لم يفعلْ فعليه لعنةُ اللّهِ والملائكة والناسِ أجمعين، لا يقبل اللَّه منه صَرْفًا ولا عَدْلًا". قال: فتغيَّر وجْهُ سليمان، وأطرق طويلًا ثم رفع رأسه اليه وقال: لو ما حدثتنا؟ فقال: حدّثني ابن عباس أن آخر آيةٍ نزلتْ من كتاب اللَّه: ﴿وَاتَّقُوا يَوْمًا تُرْجَعُونَ فِيهِ إِلَى اللَّهِ ثُمَّ تُوَفَّى كُلُّ نَفْسٍ مَا كَسَبَتْ وَهُمْ لَا يُظْلَمُونَ﴾ [البقرة: ٢٨١]، (أخرجه بطوله أبو نعيم في الحلية (٤/ ١٥، ١٦).). وقال عبدُ الله بنُ أحمد بن حنبل: حدّثني أبو مَعمر عن ابنِ عُيينة، عن إبراهيم بنِ مَيْسرة، قال: قال عمر بنِ عبد العزيز لطاوس: ارفَعْ حاجتَك إلى أميرِ المؤمنين - يعني سُليمان - فقال طاوس: ما لي إليه من حاجة. فكأنه عجبَ من ذلك؛ قال سفيان: وحلف لنا إبراهيم وهو مستقبلٌ الكعبة: ورَبِّ هذا البيت، ما رأيتُ أحدًا الشريفُ والوضيعُ عنده بمنزلةٍ واحدة إلَّا طاوس (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ١٦).). قال: وجاء ابنٌ لسليمان بن عبد الملك، فجلس إلى جَنْب طاوس فلم يلتفِتْ إليه، فقيل له: جلس إليك أميرُ المؤمنين فلم تلتفتْ إليه؟ قال: أردتُ أنْ يعلَم هو وأبوه أنَّ للّه عبادًا يزهدون فيهم وفيما في أيديهم (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ١٦).). وقد روى عبدُ الله بن أحمد عن ابن طاوس قال: خرَجْنا حُجَّاجًا فنزَلْنا في بعضِ القُرَى، وكنتُ أخافُ أبي من الحُكَّام لشدَّتِهِ وغِلْظته عليهم، قال: وكان في تلك القرية عاملٌ لمحمد بن يوسف - أخي الحجَّاج بن يوسف - يقالُ له أيوب بن يحيى، وقيل: يقالُ له: ابن نجيح، وكان من أخبث عُمَّالهم كِبْرًا وتجبُّرًا، قال: فشهدنا صلاةَ الصُّبح في المسجد، فإذا ابنُ نجيح قد أخبر بطاوس، فجاء فقَعَدَ بين يديْ طاوس، فسلَّم عليه فلم يُجِبْه، ثم كلَّمه فأعرض عنه، ثم عدَلَ إلى الشِّقِّ الآخر، فأعرض عنه، فلما رأيتُ ما به قمتُ إليه وأخذتُ بيده، ثم قلت له: إنَّ أبا عبد الرحمن لم يعرِفك، فقال طاوس: بلى! إني به لعارف، فقال الأمير: إنه بي لعارف، ومعرفتُه بي فعلَتْ بي ما رأيت. ثم مَضَى وهو ساكتٌ لا يقولُ شيئًا؛ فلما دخلتُ المنزل قال لي أبي: يا لُكَع، بينما أنت تقولُ أريد أخرُج عليهم بالسيف، لم تستطِعْ أنْ تحبسَ عنهم لسانَك (أخرجه أبو نعيم في الحلية (٤/ ١٦)، والمزي في تهذيب الكمال (١٣/ ٣٧٢).). =

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