Les astres et les idoles sont ce que tu sais déjà. Alors, pourquoi ne s’est-il pas mis sur la voie de ce dont les premières générations se sont rappelées ? Puis Dieu dit : « Le savoir à ce sujet appartient à Mon Seigneur, dans un Livre. Mon Seigneur ne s’égare pas et n’oublie pas » (cf. 20 : 52). Autrement dit : même s’ils ont adoré d’autres divinités que Lui, cela ne te sert pas d’argument et ne contredit en rien mes dires, car ils étaient ignorants comme toi. Tout ce qu’ils ont accompli, petit ou grand, est consigné contre eux dans les Écritures, et c’est mon Seigneur – exalté soit-Il – qui les en rétribuera ; Il ne lèse personne, pas même du poids d’un grain de poussière, car toutes les actions des serviteurs sont écrites auprès de Lui dans un Livre dont rien ne Lui échappe, et Il n’oublie rien.
Ensuite, Dieu rappela Sa grandeur et Sa puissance à créer toute chose : Il a fait de la terre un berceau et du ciel une voûte protégée, soumettant les nuages et la pluie pour subvenir aux besoins de Ses serviteurs, de leurs montures et de leur bétail. Comme Il dit : « Certes, il y a là des signes pour ceux qui sont doués de raison » (cf. 20 : 54), c’est-à-dire pour ceux dont la raison est saine et la nature demeurée droite et non corrompue.
Car c’est Lui, exalté soit-Il, qui est le Créateur et le Pourvoyeur. Comme Il dit encore : « Ô hommes ! Adorez votre Seigneur qui vous a créés, vous et ceux qui vous ont précédés, afin que vous soyez pieux, (21) celui qui a fait pour vous de la terre un tapis et du ciel un édifice, et qui fait descendre l’eau du ciel ; par elle, Il fait surgir toutes sortes de fruits pour votre subsistance. Ne Lui associez donc rien alors que vous savez [ce qu’Il est] » (Sourate al-Baqara, 21-22).
Après avoir mentionné la revivification de la terre par la pluie et son frémissement grâce aux plantes qui en jaillissent, Dieu attire l’attention sur la Résurrection, disant : « D’elle (la terre) Nous vous avons créés, en elle Nous vous ferons retourner, et d’elle Nous vous ferons sortir une autre fois » (cf. 20 : 55). De même, Il dit : « De la même manière qu’Il vous a créés [la première fois], vous retournerez [à Lui] » (Sourate al-Aʿrâf, 29), et : « C’est Lui qui initie la création, puis la répète, et cela est encore plus facile pour Lui. Il a la comparaison la plus élevée dans les cieux et sur la terre, et Il est le Tout-Puissant, le Sage » (Sourate ar-Rûm, 27).
Puis Dieu dit (cf. 20 : 56-59) : « Nous lui avions pourtant montré tous Nos signes, mais il [Pharaon] les démentit et refusa [de croire], (56) et il dit : “Es-tu venu pour nous chasser de notre terre par ta magie, Moïse ? (57) Nous allons certainement t’opposer une magie semblable, fixe donc un rendez-vous entre nous et toi, dans un lieu neutre que nous n’omettrons pas, ni nous ni toi.” (58) Moïse dit : “Votre rendez-vous est le jour de la fête, et que les gens soient rassemblés en pleine matinée.” » Dieu informe ainsi au sujet du malheur de Pharaon, de sa profonde ignorance et de son manque de raison : il a taxé de mensonge les signes divins et s’est enorgueilli au point de refuser de les suivre. Il dit à Moïse : « Ce que tu as apporté n’est qu’une magie, et nous allons l’affronter par une magie semblable. » Puis il lui demanda de fixer un temps et un lieu définis. Cela correspondait parfaitement au grand dessein de Moïse – que la paix soit sur lui – qui était de manifester publiquement les signes, preuves et arguments de Dieu devant tous. Voilà pourquoi il déclara : « Votre rendez-vous est le jour de la fête », un jour de célébration où tout le peuple se rassemblait ; « et que les gens soient rassemblés en pleine matinée », c’est-à-dire tôt dans la journée, quand le soleil brille intensément, afin que la vérité apparaisse plus clairement. Il ne souhaita pas que cela ait lieu de nuit, dans l’obscurité, où l’erreur et la fausseté auraient pu plus aisément se répandre. Bien au contraire, il voulut que ce fût en plein jour, au vu et au su de tous, car il était convaincu que son Seigneur ferait triompher Sa Parole et Sa Religion, même si les Coptes devaient en être contrariés.