Il a dit : « Si un homme voyageait depuis l’extrémité du Shām jusqu’à l’extrémité du Yémen pour apprendre ne serait-ce qu’un seul mot qui lui serait bénéfique pour l’avenir de sa vie, je ne considérerais pas son voyage comme vain. Mais s’il voyageait pour rechercher ce bas monde ou ses passions, ne serait-ce qu’en sortant de cette mosquée, je considérerais alors son voyage comme une sanction et une perte. » Il a également dit : « Le savoir est plus nombreux que le nombre des poils ; puise de chaque chose ce qu’il y a de meilleur. »
Abou Burda ibn Abî Mûsâ al-Ash‘arî (2) fut investi de la fonction de juge à Koufa avant al-Cha‘bî. En effet, al-Cha‘bî exerça son rôle sous le califat de ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz et le conserva jusqu’à sa mort. Quant à Abou Burda, il officia comme juge sous al-Hajjâj, qui le démit ensuite de ses fonctions pour nommer son frère Abou Bakr. Abou Burda était un juriste, un savant mémorisateur et érudit, ayant de nombreux récits à son actif.
Abou Qilâba al-Jarmî (4) – ‘Abd Allâh ibn Zayd (5) de Bassora – transmit de nombreux récits de la part d’un groupe de Compagnons et d’autres encore. Il fut l’un des grands imams et juristes. Sollicité pour assumer la fonction de juge, il s’enfuit et s’exila ; il gagna le Shâm, s’installa à Dâriyâ où il mourut – qu’Allah lui fasse miséricorde. Abou Qilâba a dit : « Lorsque Dieu t’accorde une nouvelle connaissance, offre-Lui en retour un nouvel acte d’adoration, et ne fais pas de ta principale préoccupation ce que tu rapportes aux gens. Il se peut que d’autres en bénéficient et en tirent profit, alors que toi tu restes dans l’obscurité à trébucher. Pour ma part, je considère que ces assemblées ne sont guère qu’un lieu de halte pour les oisifs. »
Il dit aussi : « Si tu apprends de ton frère quelque chose que tu détestes, recherche-lui une excuse autant que tu le peux ; si tu ne lui en trouves aucune, dis-toi : “Il se peut que mon frère ait une excuse que j’ignore.” »