Les savants et Imams de la religion comptés parmi les plus célèbres. Il prononçait quarante mille glorifications (tasbîh) chaque jour tout en jeûnant, il était l’imam des gens de Homs, et il accomplissait la prière de tarâwîh pendant le mois de Ramadan, au cours de laquelle il récitait chaque nuit un tiers du Coran.
Al-Jûzajânî a rapporté de lui qu’il a dit : « Celui qui ose se lancer dans ce qui est blâmable dans la volonté de la Vérité, Dieu transformera ses louanges en blâmes à son égard. »
Ibn Abî al-Dunyâ a également rapporté de lui ces propos : « Il n’est pas un serviteur (de Dieu) qui ne possède quatre yeux : deux yeux sur son visage, par lesquels il voit ses affaires mondaines, et deux yeux dans son cœur, par lesquels il perçoit les affaires de sa vie dernière. Si Dieu veut du bien pour une personne, Il ouvre les deux yeux de son cœur, et celle-ci voit alors les réalités de l’au-delà, qui relèvent de l’invisible, si bien qu’elle croit à l’invisible par l’invisible. Mais si Dieu veut autre chose pour une personne, Il laisse son cœur tel qu’il est : on la voit alors regarder sans profiter de cette vision ; cependant, si elle regarde avec son cœur, elle en tire bénéfice. »
Il déclara aussi : « La vision du cœur concerne l’au-delà, tandis que la vision des deux yeux concerne ce bas monde. » Dieu lui fasse miséricorde, il avait de nombreux mérites (1).
Quant à ‘Âmir ibn Sa‘d [fils de Abî Waqqâs al-Laythî (2)], il a rapporté de nombreux hadiths de son père et d’autres, et il était un grand Tâbi‘î, reconnu pour sa fiabilité et sa renommée (1).
‘Âmir ibn Sharâhîl al-Sha‘bî (3) : Il décéda cette année-là selon une opinion. [Al-Sha‘bî était issu de la tribu de Sha‘b Hamdân, son kunyah était Abû ‘Amr. C’était l’érudit éminent des gens de Kûfa, un imâm et un grand mémorisateur, doté de multiples compétences. Il a côtoyé nombre de Compagnons et rapporté d’eux, ainsi que de plusieurs Tâbi‘ûn. Un groupe de Tâbi‘ûn a également collecté sa transmission.]
Abû Mijlez a dit : « Je n’ai jamais vu quelqu’un de plus versé que lui en jurisprudence. » Makhûl a déclaré : « Je n’ai vu personne de plus savant que lui dans la Tradition passée. » Dâwud al-Awdî a raconté : « Al-Sha‘bî m’a dit : “Viens avec moi ici pour que je t’enseigne une science, et c’est même la clé de toute science.” Je lui ai demandé : “Que vas-tu m’enseigner ?” Il a répondu : “Lorsque l’on t’interroge sur une chose que tu ne connais pas, dis : ‘Dieu sait mieux’, car c’est là une belle forme de science.” »