Al-Tabarânî rapporte de lui qu’il a dit au sujet de la parole du Très-Haut : « Repousse [le mal] par ce qui est meilleur » (Fussilat, 34) : « Qu’il salue son prochain quand il le rencontre. » Et il fut également dit que cela renvoyait à la poignée de main.
‘Amr ibn Murrah rapporte également de lui qu’il dit : « Dieu – Exalté soit-Il – révéla à David (sur lui la paix) : ‘Prends garde à ce que Dieu ne te saisisse pour un péché qu’Il ne daigne même pas regarder, de sorte que lorsque tu Le rencontreras, tu ne disposeras d’aucun recours.’ »
Ibn Abî Shaybah rapporte, d’après Abû Umâma, d’après Al-A‘mash, d’après Mujâhid, qu’il dit : « Il y avait à Médine une famille pauvre qui ne possédait qu’une tête de brebis. Ayant obtenu quelque bien, ils dirent : “Envoyons cette tête de brebis à des gens plus nécessiteux que nous.” Ils l’envoyèrent, et cette tête fit ainsi le tour de la ville avant de revenir finalement à ses premiers propriétaires. »
Ibn Abî Shaybah rapporte, d’après Abûl-Ahwas, d’après Mansûr, d’après Mujâhid, qu’il dit : « Tout croyant qui meurt fait pleurer sur lui le ciel et la terre pendant quarante matins. » Et il dit concernant la parole du Très-Haut : « Ils préparent [ainsi] ce qu’il y a de mieux pour eux » (ar-Rûm, 44) : « (Cela a lieu) dans la tombe. »
Al-Awzâ‘î rapporte, d’après ‘Abdah ibn Abî Lubâbah, d’après Mujâhid, qu’il dit : « Cent mille fils d’Israël accomplissaient le pèlerinage. Lorsqu’ils atteignaient les confins de la Zone sacrée, ils retiraient leurs sandales puis entraient pieds nus dans le Sanctuaire. »
Yahyâ ibn Sa‘îd al-Qattân rapporte que Mujâhid a expliqué la parole du Très-Haut : « Ô Marie, consacre-toi [entièrement] à ton Seigneur » (Âl ‘Imrân, 43) en disant : « Aspirez à la plus grande quiétude (ou immobilité). » Et à propos de : « Séduis qui tu pourras parmi eux par ta voix » (al-Isrâ’, 64), il dit : « Ce sont les instruments à vent (musiques). »
Il dit également au sujet de la parole du Très-Haut : « Des entraves et une Fournaise » (al-Muzzammil, 12) : « Ce sont les fers. » Et à propos de : « Il n’y aura pas de débat entre nous et vous » (ash-Shûrâ, 15) : « Il n’y aura pas de controverse. » Il dit encore : « Puis vous serez, ce jour-là, interrogés sur les délices » (at-Takâthur, 8) : « [Cela signifie qu’on sera interrogé] au sujet de tout plaisir de ce monde. »
Ibn ad-Dayba‘ rapporte, d’après Jarîr ibn ‘Abd al-Hamîd (1), d’après Mansûr, d’après Mujâhid, qu’il dit : « Iblîs poussa quatre grands cris : lorsqu’il fut maudit, lorsqu’il fut chassé du ciel sur terre, quand le Prophète (paix et salut sur lui) fut envoyé et lorsque fut révélée “Louange à Dieu, Seigneur des mondes”. Cette dernière fut révélée à Médine. » Et l’on disait : « Le cri et le grognement (nakhra) viennent de Satan ; quiconque crie ou grogne est maudit. »
Ibn Nujayh rapporte également de lui, à propos de la parole : « Allez-vous édifier sur chaque hauteur un signe pour vous amuser ? » (ash-Shu‘arâ’, 128) : « [Il s’agit] de tours à colombes. » Et il dit au sujet de : « Dépensez [dans le chemin de Dieu] une part des bonnes choses que vous avez acquises » (al-Baqara, 267) : « [Cela désigne] le commerce. »