Abd Allāh et ‘Abd al-Malik, tous deux étant des Tâbi‘îns. Ce propos a été rapporté par un groupe de Compagnons. Plusieurs imams l’ont jugé digne de confiance. On a dit qu’il serait décédé en l’année trois ou quatre après cent (103 ou 104). On a également dit qu’il serait mort avant l’an cent à Alexandrie, ayant alors dépassé quatre-vingts ans, et Dieu – Exalté soit-Il – est plus savant.
Mujāhid ibn Jabr al-Makkī (1), Abū al-Ḥajjāj al-Qurashī al-Makhzūmī, affranchi d’al-Sāʾib ibn Abī al-Sāʾib al-Makhzūmī, fut l’un des éminents imams parmi les Tâbi‘îns et les exégètes. Il était l’un des plus proches disciples du « savant de cette communauté » et « interprète du Coran », ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās. Il était considéré comme le plus érudit de son époque en matière d’exégèse. On alla jusqu’à dire qu’aucun n’avait recherché la science pour la Face de Dieu, si ce n’est Mujāhid, ʿAṭāʾ et Ṭāwūs.
Mujāhid raconta : « Ibn ʿUmar saisit ma monture et dit : “J’aimerais que mon fils Sālim et mon esclave Nāfi‘ retiennent (le Coran) comme toi.” » On rapporte également qu’il aurait présenté le Coran à Ibn ʿAbbās trente fois. Mujāhid a dit : « J’ai présenté le Coran à Ibn ʿAbbās deux fois, m’arrêtant à chaque verset pour l’interroger à son sujet (2). »
Mujāhid mourut en état de prosternation l’an cent. On a dit aussi l’an cent un, ou cent deux, ou cent trois, ou cent quatre, ayant alors dépassé quatre-vingts ans. Dieu Seul sait (la vérité).
Chapitre (3)
Mujāhid a transmis de nombreux ḥadiths provenant de figures notoires parmi les Compagnons et leurs savants, comme Ibn ‘Umar, Ibn ‘Abbās, Abū Hurayra, Ibn ʿAmr, Abū Saʿīd et Rāfiʿ ibn Khadīj. De nombreux Tâbi‘îns ont rapporté de lui.
Al-Ṭabarānī relate : « Isḥāq ibn Ibrāhīm nous a rapporté qu’Abd al-Razzāq lui a transmis de la part d’Abū Bakr ibn ʿAyāsh, qui disait : Abū Yaḥyā m’a informé avoir entendu Mujāhid déclarer : “Ibn ʿAbbās m’a dit : ‘Ne dors jamais sans être en état d’ablution, car les âmes sont ressuscitées dans l’état même où elles ont été prises.’” »