Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

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Ibn Abī al-Dunyā rapporte dans son livre « La Douceur et les Larmes » qu’un maître d’Omar ibn Abd al-Aziz lui dit : « Ô mon fils, le bien ne réside pas dans le fait qu’on t’entende et qu’on t’obéisse, mais le bien est que tu aies été inattentif à ton Seigneur puis que tu Lui aies obéi. Ô mon fils, aujourd’hui, ne permets à personne de me venir jusqu’au matin et que le jour ne se lève, car je crains de perdre la raison face aux gens et qu’ils ne me comprennent pas. » Son maître lui répondit : « Je t’ai vu hier soir pleurer d’un pleur que je ne t’avais jamais vu verser auparavant. » Il pleura puis dit : « Ô mon fils, par Dieu, j’ai pensé au fait de me tenir devant Allah. » Puis il sombra dans l’évanouissement sans revenir à lui jusqu’à ce que le jour se lève. Je ne l’ai plus jamais vu souriant jusqu’à sa mort. Un jour, il lut le verset : « Et tu ne seras en aucune affaire, ni tu ne réciteras de Coran, ni vous ne ferez une œuvre sans que Nous ne soyons témoins auprès de vous » (Yūnus, 10:61). Il pleura amèrement au point que les habitants de la maison l’entendirent. Fatima vint s’asseoir en pleurant avec lui, et les habitants pleuraient avec eux deux. Son fils Abd al-Malik entra et les trouva dans cet état. Il lui dit : « Ô père, pourquoi pleures-tu ? » Il répondit : « Ô mon fils, c’est pour le bien. Ton père aurait souhaité ne jamais connaître ce monde et que ce monde ne le connaisse pas. Par Dieu, ô mon fils, j’ai craint pour ta famille et d’être parmi les habitants de l’enfer. » Ibn Abī al-Dunyā rapporte d’Abd al-A‘là ibn Abī ‘Abd Allāh al-‘Anbarī qu’il vit ‘Omar ibn ‘Abd al-‘Azīz sortir un vendredi habillé de façon somptueuse, suivi d’un Éthiopien qui marchait derrière lui. Lorsqu’il arriva auprès des gens, l’Éthiopien fit demi-tour. ‘Omar s’adressait à chaque groupe de deux personnes en disant : « Ainsi Dieu vous ait en miséricorde » jusqu’à ce qu’il monte sur le minbar (chaire). Il prononça un sermon et lut : « Lorsque le soleil sera enveloppé (d’obscurité) » (At-Takwīr, 81:1). Puis il ajouta au sujet du soleil : « Et lorsque la Géhenne sera attisée (12) et lorsque le Paradis sera rapproché » (At-Takwīr, 81:12-13). Il pleura, et les fidèles de la mosquée pleurèrent aussi, la mosquée tout entière vibra sous les pleurs, au point que je vis les murs de la mosquée pleurer avec lui. Un bédouin entra alors et dit : « Ô Commandeur des Croyants, je viens vers toi avec un besoin urgent, je suis arrivé à l’extrémité, par Dieu tu me tiendras pour responsable. » ‘Omar pleura et lui demanda : « Combien êtes-vous ? » Il répondit : « Moi, plus mes trois filles. » Alors il lui imposa un cens de trois cents (dirhams), et un cens à cent par fille, puis il lui donna cent dirhams de son propre argent, et lui dit : « Va et dépense-le jusqu’à ce que les dons des musulmans soient distribués afin que tu reçoives aussi ta part. » Un homme d’Azerbaïdjan vint à lui, se tenait devant lui et dit : « Ô Commandeur des Croyants, souviens-toi pour moi de la place que j’occuperai demain devant Allah, là où ne t’occupera pas la multitude de ceux qui discutent ; ce jour où tu Le rencontreras sans confiance dans tes œuvres, ni acquittement de tes fautes. » ‘Omar pleura abondamment puis lui demanda son besoin. L’homme répondit : « Le gouverneur que tu as nommé en Azerbaïdjan a agressé mes biens, m’a pris douze mille dirhams et les a déposés au trésor public. » ‘Omar ordonna aussitôt d’envoyer une lettre à ce gouverneur pour qu’il lui restitue la somme, puis le renvoya avec un courrier. D’après Ziyād, esclave affranchi d’Ibn ‘Ayāsh : je suis entré auprès d’‘Omar ibn ‘Abd al-‘Azīz une nuit froide d’hiver. Je me chauffais près d’un poêle, ‘Omar – le Commandeur des Croyants – vint se chauffer avec moi. Il me dit : « Ô Ziyād ? » Je répondis : « Oui, ô Commandeur des Croyants. » Il dit : « Raconte-moi. » Je répondis : « Je ne suis pas un conteur. » Il insista : « Parle. » Je dis : « Ziyād. » Il demanda : « Que veut-il dire ? » Je dis : « Nul ne sert à celui qui est entré au Paradis s’il pénètre aussi en enfer, et nul ne nuit à celui qui entre en enfer s’il pénètre aussi au Paradis. » Il dit : « Tu as dit vrai. » Puis il pleura au point d’éteindre les braises du poêle. Ziyād al-‘Abdī lui conseilla : « Ô Commandeur des Croyants, ne t’épuise pas à la louange mais emploie-toi plutôt à sortir de ce dans quoi tu es tombé. Si chaque poil de ton corps exprimait louange, remerciement et éloge à Dieu, cela ne suffirait pas à la profondeur de ce que tu vis. » Puis Ziyād lui demanda : « Ô Commandeur des Croyants, dis-moi quel est l’état d’un homme qui a un adversaire acharné ? » Il répondit : « Un état misérable. » Il demanda : « Et s’il a deux adversaires acharnés ? » Il répondit : « Un état encore pire. » Il demanda : « Et s’ils sont trois ? » Il dit : « Dans ce cas, il ne connaît pas de vie paisible. » Il dit : « Par Dieu, ô Commandeur des Croyants, il n’y a personne dans la communauté de Muhammad (que Dieu le bénisse et le salue) qui ne soit ton adversaire. » ‘Omar pleura tellement que je souhaitai ne pas lui avoir dit cela. ‘Omar ibn ‘Abd al-‘Azīz écrivit à ‘Udhay ibn Arṭā’ah et aux habitants de Bassorah : « Quant à celui parmi les gens qui, dans cette boisson, a vieilli et qui a transgressé des choses interdites qu’il n’aurait pas violées s’il avait conservé sa raison et sa sagesse, qui a versé le sang sacré, transgressé les interdits concernant l’honneur et commis des crimes contre la propriété sacrée, Dieu a établi une sanction applicable à cela à travers des boissons licites. Que celui qui choisit de s’abstenir, ne le fasse qu’en buvant de l’eau d’Adam. »
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= وروى ابنُ أبي الدنيا في كتاب "الرقة والبكاء" عن مولًى لعمر بن عبد العزيز أنه قال له: يا بني، ليس الخير أنْ يُسمع لك وتُطاع، وإنما الخير أن تكون غفَلْتَ عن ربِّك ﷿ ثم أطعتَه، يا بني لا تأذنِ اليوم لأحدٍ عليَّ حتى أصبح ويرتفع النهار، فإني أخافُ أنْ لا أعقِل عن الناس ولا يفهمون عنِّي، فقال له مولاه: رأيتُك البارحة بكيتَ بكاءً ما رأيتُك بكيتَ مثلَه، قال فبكى ثم قال: يا بني إني والله ذكرتُ الوقوفَ بين يدي الله ﷿ . قال: ثم غُشي عليه فلم يُفقْ حتى علا النهار، قال: فما رأيتُه بعد ذلك متبسِمًا حتى مات. وقرأ ذات يوم: ﴿وَمَا تَكُونُ فِي شَأْنٍ وَمَا تَتْلُو مِنْهُ مِنْ قُرْآنٍ وَلَا تَعْمَلُونَ مِنْ عَمَلٍ إِلَّا كُنَّا عَلَيْكُمْ شُهُودًا﴾ [يونس: ٦١] الآية؛ فبكى بكاءً شديدًا حتى سمعه أهلُ الدار، فجاءتْ فاطمة فجلسَتْ تبكي لبكائه، وبكى أهلُ الدار لبكائهما، فجاء ابنه عبد الملك فدخل عليهم وهم على تلك الحال، فقال له: يا أبة ما يبكيك؟ فقال: يا بني خير، ودَّ أبوك أنه لم يعرِف الدنيا ولم تعرفْه، والله يا بني لقد خَشيتُ أنْ أهلِكَ وأنْ أكون من أهل النار. وروى ابن أبي الدنيا عن عبد الأعلى بن أبي عبد الله العنبري، قال: رأيتُ عمر بن عبد العزيز خرج يوم الجمعة في ثياب دسمة، وراءه حبشي يمشي، فلما انتهى إلى الناس رجَعَ الحبشي، فكان عمر إذا انتهى إلى الرجلين قال: هكذا رحمكما الله، حتى صعد المنبر، فخطَب فقرأ: ﴿إِذَا الشَّمْسُ كُوِّرَتْ (١)﴾ [التكوير: ١] فقال: وما شأنُ الشمس ﴿وَإِذَا الْجَحِيمُ سُعِّرَتْ (١٢) وَإِذَا الْجَنَّةُ أُزْلِفَتْ﴾ [التكوير: ١٢ - ١٣] فبكى وبكى أهلُ المسجد، وارتجَّ المسجد بالبكاء، حتى رأيت حيطانَ المسجد تبكي معه. ودخل عليه أعرابي فقال: يا أمير المؤمنين جاءت بي إليك الحاجة، وانتهيتُ إلى الغاية، والله سائلك عني. فبكى عمر وقال له: كم أنتم؟ فقال: أنا وثلاثُ بنات. ففرض له على ثلاثمئة، وفرض لبناته مئة مئة، وأعطاه مئة درهم من ماله، وقال له: اذهب فاستنفِقْها حتى تخرج أعطياتُ المسلمين فتأخذ معهم. وجاءه رجل من أهل أذْرَبيجان فقام بين يديه وقال: يا أمير المؤمنين اذكرْ بمقامي هذا بين يديك مقامَك غدًا بين يدي الله، حيث لا يشغلُ الله عنك فيه كثرةُ منْ يخاصمُ، من يومٍ تلقاه بلا ثقةٍ من العمل، ولا براءةٍ من الذنب، قال: فبكى عمر بكاءً شديدًا ثم قال له: ما حاجتك. فقال: إنَّ عاملك بأذْرَبيجانَ عَدَا عليَّ فأخذ مني اثني عشرَ ألفَ درهم فجعلها في بيت المال. فقال عمر: اكتبوا له الساعةَ إلى عاملها، فليردَّ عليه. ثم أرسله مع البريد. وعن زياد مولى ابنِ عياش قال: دخلتُ على عمر بن عبد العزيز في ليلة باردةٍ شاتية، فجعلتُ أصطلي على كانونٍ هناك، فجاء عمر - وهو أمير المؤمنين - فجعل يصطلي معي على ذلك الكانون، فقال لي: يا زياد؟ قلت: نعم يا أمير المؤمنين، قال: قصَّ عليّ، قلت: ما أنا بقاصّ. فقال: تكلَّمْ. فقلت: زياد. فقال: ما له. فقلت: لا ينفعه منْ دخل الجنة إذا دخلَ النار، ولا يضرُّه منْ دخل النار إذا دخل الجنة. فقال: صدقت، ثم بكى حتى أطفأ الجمر الذي في الكانون. وقال له زياد العَبْدي: يا أميرَ المؤمنين لا تعملْ نفسك في الوصف واعملْها في المخرج مما وقعت فيه، فلو أنَّ كل شعرةٍ فيك نطقَتْ بحمد الله وشكره والثناءِ عليه ما بلغتَ كنه ما أنتَ فيه. ثم قال له زياد: يا أمير المؤمنين أخبرْني عن رجلٍ له خَصْمٌ ألدّ ما حاله؟ قال: سيِّئ الحال. قال: فإنْ كانا خصمَيْن ألدَّين؟ قال: فهو أسوأ حالًا، قال: فإن كانوا ثلاثة؟ قال: ذاك حيث لا يهنئه عيش. قال: فو الله يا أمير المؤمنين ما أحد من أمة محمدٍ ﷺ إلا وهو خصمك. قال: فبكى عمر حتى تمنَّيت أني لم أكن حدثته ذلك. وكتب عمر بن عبد العزيز إلى عدِيِّ بن أرطاة وأهل البصرة: أما بعد فإن من الناس من شاب في هذا الشراب، ويغشون عنده أمورًا انتهكوها عند ذهاب عقولهم، وسفه أحلامهم، فسفكوا له الدمَ الحرام، وانتهكوا فيه الفروج الحرام، والمالَ الحرام، وقد جعل الله عن ذلك مندوحةً من أشربةٍ حلال، فمن ينتبذْ فلا ينتبذْ إلا من أسقيةِ الأدَم، =

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