Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

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= Ainsi, chaque envieux en vint à s'en réjouir... Et ses compagnons et ses proches se soumirent à lui. Et il fut dit que ces vers ne lui appartenaient pas. Ibn Abī al-Dunyā a rapporté dans son livre Al-Ikhlāṣ : « ‘Āṣim ibn ‘Āmir nous a raconté de son père, qui a rapporté de ‘Abd Rabbihi ibn Abī Hilāl, de Maimūn ibn Mihrān, qui a dit : ‘Un jour, ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz prit la parole en présence d’un groupe de ses frères et prononça un discours plein de sagesse et de bonne exhortation. Il regarda alors un homme parmi ses compagnons, dont les larmes coulaient des yeux. En voyant cela, ‘Umar interrompit son discours. Je lui dis : "Ô Commandeur des croyants, continue ton sermon, car j’espère que Dieu répandra Sa grâce sur ceux qui l’entendent ou en prennent connaissance." Il me répondit : "Laisse-moi, Abū Ayyūb, car parler aux gens peut engendrer une fitna dont aucun orateur ne peut se débarrasser. Les actions valent plus que les paroles pour un croyant." Ibn Abī al-Dunyā relata aussi de lui qu’il disait : « Nous avons nommé des gens que nous pensions être des justes et des biens, mais dès qu’ils furent en fonction, ils accomplissaient les actes des pécheurs. Que Dieu les combatte ! Ne marchaient-ils pas autrefois sur les tombes ? » ‘Abd al-Razzāq a rapporté que Ma‘mar disait : « ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz écrivit à ‘Addī ibn ‘Arṭāh — ayant entendu de lui quelque chose qu’il détestait — : ‘Après cela, j’ai été séduit par ta fréquentation des récitateurs, ton turban noir, et le fait que tu les envoies en cachette. Tu as bien agi ouvertement et nous avons une bonne opinion de toi. Dieu nous a dévoilé beaucoup de ce que vous faites.’ » At-Tabarānī, ad-Daraqutnī et plusieurs savants avec leurs chaînes de transmission rapportèrent qu’‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz écrivit à un de ses gouverneurs : « Après cela, je t’enjoins de craindre Dieu, de suivre la tradition de Son Messager, de modérer les affaires publiques, et d’éviter ce que les innovateurs ont introduit après lui, qui ont combattu Sa Sunna et que leurs moyens ont été limités. Sache qu’aucune innovation n’a vu le jour sans qu’il n’y ait antérieurement un indice de sa fausseté — ou un indice qui y conduit — aussi, suis la Sunna, car ceux qui l’ont établie connaissaient les égarments, les fautes, la folie et l’excès qui accompagnent ce qui lui est opposé. Ils étaient plus aptes à comprendre, plus stricts dans l’application. Leur œuvre était profonde — et si votre capacité le permettait, ils en auraient été encore plus dignes — car ils furent les premiers à toute excellence. Si tu dis : “Il y eut après eux de bonnes choses”, sache qu’elles furent introduites par ceux qui suivirent un chemin autre que celui des croyants, qui s’en écartèrent, et dont l’âme s’éloigna d’eux. Ils furent abondamment critiqués et dépeints à juste titre. Où sont-ils ? Nul ne peut les remplacer ni surpasser. Certains en dessous d’eux ont failli et d’autres au-dessus ont exagéré. Que Dieu ait donc pitié d’Ibn ‘Abd al-‘Azīz ! Quelle belle parole, qui ne sortirait que d’un cœur plein de suivi et d’amour pour ce qu’ont fait les compagnons ! Qui d’autre, parmi les jurisconsultes ou autres, pourrait dire cela ? Que Dieu ait donc sa miséricorde sur lui et lui pardonne.’ » Al-Khaṭīb al-Baghdādī rapporta via Ya‘qūb ibn Sufyān al-Ḥāfiẓ d’après Sa‘īd ibn Abī Maryam, d’après Rashīd ibn Sa‘īd qui dit : ‘‘Uqayl m'a rapporté de Shiḥāb d’‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz : « Le Messager de Dieu (paix et bénédictions sur lui) et ses successeurs ont institué des traditions qu’il faut suivre pour confirmer le Livre de Dieu et obéir à Dieu. Personne n’a autorité à les changer, à les modifier ou à considérer l’avis de ceux qui s’en sont écartés. Celui qui s’inspire de ce qui a précédé est guidé, celui qui y prête attention voit clair, et celui qui s’en écarte et suit une voie autre que celle des croyants, Dieu ne lui accordera aucune direction, le fera brûler en Enfer et sa fin sera mauvaise. »’ ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azīz ordonna un jour à son muezzin d’appeler à la prière en disant : « La prière rassemble » ; les gens se rassemblèrent et il leur fit un sermon où il déclara : « Je ne vous ai réunis que parce que celui qui croit en ce qui le précède du rendez-vous avec Dieu et de l’au-delà, mais qui n’agit pas en conséquence et ne s’y prépare, est insensé, tandis que celui qui le renie est un mécréant. » Puis il récita les versets : « Mais certes ils doutent de la rencontre avec leur Seigneur » (Sourate 41 : 54) et « La plupart d’entre eux ne croient pas en Dieu sans associer » (Sourate 12 : 106). Ibn Abī al-Dunyā rapporte qu’il envoya ses enfants avec un précepteur vers Ṭā’if pour y dispenser leur instruction, et ‘Umar lui écrivit : « Combien déplorable est ton enseignement quand tu as confié l’imam des musulmans à un enfant qui ne connaît pas l’intention — ou à qui la sincérité n’est pas sincèrement entrée — il l’a mentionné dans son livre sur l’intention. »
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= فأصبحَ مسرورًا به كلُّ حاسدٍ … وأسلمَهُ أصحابُهُ وحبائبهُ وقيل: إنَّ هذه الأبيات لغيره. وقال ابنُ أبي الدنيا في كتاب الإخلاص: حدثنا عاصم بن عامر حدّثنا أبي عن عبد ربِّه بن أبي هلال عن ميمون بن مِهران قال: تكلَّمَ عمر بن عِبد العزيز ذات يوم وعنده رَهْطٌ من إخوانه، ففتح له منطق وموعظة حسنة، فنظر إلى رجل من جلسائه، وقد ذرَفتْ عيناه بالدموع، فلما رأى ذلك عمر قطع منطقه، فقلت له: يا أمير المؤمنين امضِ في موعظتك، فإني أرجو أن يمنَّ الله به على منْ سمعه أو بلغه. فقال إليك عني يا أبا أيوب، فإنَّ في القول على الناس فتنة لا يخلص من شرها متكلِّمٌ عليهم، والفَعَال أولى بالمؤمن من المقال. وروى ابنُ أبي الدنيا عنه أنه قال: استعملنا أقوامًا كنا نرى أنهم أبرار أخيار، فلما استعملناهم إذا هم يعملون أعمالَ الفجَّار، قاتلهم الله، أما كانوا يمشون على القبور!! وروى عبد الرزاق قال: سمعتُ مَعمرًا يذكر قال: كتب عمر بن عبد العزيز إلى عَديِّ بن أرطاة - وبلغه عنه بعضُ ما يكره -: أما بعد فإنه غرَّني بك مجالستك القرَّاء، وعمامتك السوداء، وإرسالك إياها من وراءِ ظهرك، وإنك أحسنتَ العلانية فأحسَنَّا بك الظن، وقد أطلعنا الله على كثيبر مما تعملون. وروى الطبرانيّ والدارَقطْنيّ وغيرُ واحدٍ من أهل العلم بأسانيدِهم إلى عمرَ بن عبد العزيز أنه كتب إلى عامل له: أما بعد فإني أوصيك بتقوى الله واتباع سنةِ رسوله، والاقتصاد في أمره، وِترك ما أحدث المُحدثون بعده. ممن قد حارب سُنَّته، وكُفوا مؤنته، ثم اعَلمْ أنه لم تكنْ بدعةٌ إلا وقد مضى قبلها ما هو دليلٌ على بُطلانها - أو قال دليلٌ عليها - فعليك لزومَ السنة، فإنه إنما سنَّها منْ قد علم ما في خلافها من الزَّيغ والزلل، والحُمق والخطأ والتعمُّق، ولهم كانوا على كشف الأمور أقوى، وعلى العمل الشديد أشدّ، وإنما كان عملهم على الأسدّ، ولو كان فيما تحملون أنفسكم فضل لكانوا فيه أحرى، وإليه أجرى، لأنهم السابقون إلى كلِّ خير، فإن قلت: قد حدث بعدهم خير، فاعلم أنه إنما أحدثه منْ قدِ اتبع غيرَ سبيلِ المؤمنين، وحادَ عن طريقهم، ورغبت نفسُه عنهم، ولقد تكلَّموا منه ما يكفي، ووصفوا منه ما يشفي، فأينِ لا أين، فمن دونهم مقصّر، ومن فوقهم غير مُحسن، ولقد قصَّر أقوامهم دينهم فحُفُّوا، وطمحَ عنهم آخرون فغَلَوْا، فرحم الله ابنَ عبد العزيز. ما أحسنَ هذا القول الذي ما يخرجُ إلا من قلب قد امتلأ بالمتابعة! ومحبَّة ما كان عليه الصحابة! فَمنِ الذي يستطيعُ أنْ يقولَ مثل هذا من الفقهاء وغيرهم؟ فرحمه الله وعفا عنه. وروى الخطيبُ البغدادي من طريق يعقوبَ بنِ سفيان الحافظ عن سعيد بن أبي مريم عن رشيد بن سعيد قال: حدّثني عقيل عن شهاب عن عمر بن عبد العزيز. قال: سنَّ رسولُ الله ﷺ وخلفاؤه تعدهُ سُننًا، الأخذُ بها تصديقٌ لكتاب الله، واستعمالٌ لطاعة الله، ليس على أحد تغييرُها ولا تبديلها، ولا النظر في رأي منْ خالفها، فمنِ اقتدَى بما سبق هُدي، ومنِ استبصر بها أبصر، ومنْ خالفَها واتَّبع غيرَ سبيلِ المؤمنين ولَّاه الله ما تولَّى، وأصلاه جهنَّم وساءتْ مصيرًا. وأمر عمر بن عبد العزيز منادِيَهُ ذاتَ يوم فنادَى في الناس: الصلاة جامعة، فاجتمع الناس فخطبَهم، فقال في خطبته: إني لم أجمعْكم إلا أنَّ المصدِّق منكم بما بين يديه من لقاء الله والدارِ الآخرة ولم يعمل لذلك ويستعدَّ له أحمق، والمكذب له كافر. ثم تلا قوله تعالى: ﴿أَلَا إِنَّهُمْ فِي مِرْيَةٍ مِنْ لِقَاءِ رَبِّهِمْ﴾ [فصلت: ٥٤] وقوله تعالى: ﴿وَمَا يُؤْمِنُ أَكْثَرُهُمْ بِاللَّهِ إِلَّا وَهُمْ مُشْرِكُونَ﴾ [يوسف: ١٠٦]. وروى ابنُ أبي الدنيا عنه أنه أرسل أولادَه مع مؤدِّب لهم إلى الطائف يعلِّمهم هناك، فكتب إليه عمر: بئس ما علّمت، إذ قدَّمت إمام المسلمين صبيًا لم يعرفِ النية - أو لم تدخله النية - ذكره في كتاب النية له. =

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