Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

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"Livre de Dieu. Il dit : Qu'est-ce que cela ? Il répondit : 'Al-‘Abbâs ibn al-Walîd ibn ‘Abd al-Malik m'a usurpé mes terres.' ‘Al-‘Abbâs était assis, alors ‘Umar lui dit : « Ô ‘Abbâs, que dis-tu ? » Il répondit : « Oui ! C’est le prince des croyants al-Walîd qui me les a coupées (confisquées), et il m’a donné un titre officiel à ce sujet. » ‘Umar dit alors : « Que dis-tu, ô dhimmi (protégé non musulman) ? » Il répondit : « Ô prince des croyants, je t’invoque par le Livre de Dieu, le Très-Haut. » ‘Umar lui dit : « Oui, le Livre de Dieu mérite plus d’être suivi que le titre d’al-Walîd. Lève-to-toi et rends-lui sa propriété. » Il la lui rendit. Ensuite, les gens ne cessèrent de lui présenter leurs doléances. Aucune injustice ne lui fut rapportée sans qu’il ne la répare, qu’elle soit en sa possession ou entre les mains d’autrui. Il prit ainsi les biens des Banu Marwân et d’autres, qui étaient détenus injustement. Les Banu Marwân firent appel à chacun des notables, mais cela ne les servit à rien. Ils allèrent alors trouver leur tante Fâtima bint Marwân — sœur paternelle de leur père — leur confiante, et lui exposèrent les injustices d’‘Umar, qu’il avait confisqué leurs biens et les diminuait à ses yeux, qu’ils étaient méprisés auprès de lui. Cette femme n’était jamais tenue à l’écart des califes, ni refusée dans ses demandes ; ils lui rendaient honneur et respect, ainsi qu’‘Umar le faisait avec elle avant le califat. Elle se leva et monta auprès de lui ; quand elle entra, il la magnifia et l'honora, car elle était la sœur de son père, lui donna un coussin et commença à lui parler. Il la vit fâchée, hors de son habitude, et lui demanda : « Ô tante, que se passe-t-il ? » Elle répondit : « Les fils de mon frère ‘Abd al-Malik et leurs descendants sont humiliés en ton temps et ton autorité. Tu prends leurs biens pour les donner à d’autres, ils sont insultés auprès de toi et tu ne le réprouves pas. » ‘Umar rit, vit qu’elle était autoritaire et d’un esprit mûr, puis il continua à lui parler avec la colère toujours présente. Voyant cela, il entama une discussion sérieuse avec elle en disant : « Ô tante ! Sache que le Prophète ﷺ est mort et a laissé les gens au seuil d’un ruisseau. Un homme a succédé à ce ruisseau après lui sans jamais en diminuer quoi que ce soit jusqu’à sa mort. Puis un autre lui succéda, et il ne diminua rien non plus jusqu’à sa mort. Un troisième le remplaça, il creusa une rigole dans le ruisseau. Ensuite, les gens détestèrent toutes les rigoles et finirent par laisser le lit sec, sans une goutte. Par Dieu, si Dieu me laisse vivre, je le rendrai à son cours initial. Quiconque est satisfait, qu’il le soit ; quiconque est mécontent, qu’il le soit. Et si l’injustice vient des proches, qui forment le cercle intime de l’autorité, et que l’autorité ne la supprime pas, comment pourrait-elle supprimer ce qui lui est éloigné chez d’autres ? » Elle répondit : « Alors ils ne seront pas insultés auprès de toi ? » Il dit : « Qui les insulte ? Celui qui porte plainte, je saisis sa cause et je la fais valoir. » Cela a été mentionné par Ibn Abî Dunyâ, Abû Nu‘aym et d’autres, et l’auteur y fait une allusion discrète. Maslama ibn ‘Abd al-Malik dit : « Je suis entré chez ‘Umar pendant sa maladie ; il portait une chemise sale. Je dis à Fâtima : « Ne laverez-vous pas la chemise du prince des croyants ? » Elle répondit : « Par Dieu, il n’en a pas d’autre. » Il pleura, elle pleura, et les habitants de la maison pleurèrent aussi sans savoir ce qui faisait pleurer les uns et les autres. Quand les larmes s’apaisèrent, Fâtima demanda : « Qu’est-ce qui te fait pleurer, ô prince des croyants ? » Il répondit : « Je me suis souvenu du destin des créatures devant Dieu : un groupe au paradis, un autre au feu ardent. » Puis il cria et perdit connaissance. Une fois, on lui présenta du musc du trésor public, il se boucha le nez et le posa. On lui demanda pourquoi, il répondit : « Qui profite du musc sinon de son parfum ? » Quand il était mourant, il appela ses enfants, une quinzaine de garçons. Il les regarda et ses yeux se remplirent de larmes, puis il dit : « Je me sacrifie pour vous, ô jeunes gens. » ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz récita souvent ces vers : « On le voit humble, détestant les propos, Ainsi il n’est occupé par aucun bavardage. Le savoir le chagrine parmi toute ignorance, Mais celui qui ignore tout n’est pas savant. Il est sévère envers les ignorants quand il les voit, Car il n’a pour eux aucun sourire moqueur. Il pense à la vie qu’il lui reste, Mais cela le distrait de sa fin prochaine. » Ibn Abî Dunyâ rapporta de Maimûn ibn Mihrân : « Je suis entré chez ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz tandis que Sâbiq al-Barbarî lui récitait un poème, qui se termina par ces vers : « Combien de sain est allé dormir lui assurant la mort, Puis la mort l’a surpris soudainement après s’être endormi. »
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= كتابَ الله. قال: ما ذاك؟ قال: العباس بن الوليد بن عبد الملك اغتصبني أرضي. والعباسُ جالس، فقال له عمر: يا عباس ما تقول؟ قال: نعم! أقطعَنيها أميرُ المؤمنين الوليد، وكتب لي بها سجلًّا، فقال عمر: ما تقول يا ذِمّي؟ قال: يا أمير المؤمنين أسألك كتاب الله تعالى. فقال عمر: نعم كتاب الله أحقُّ أن يُتَّبع من كتاب الوليد، قم فاردُدْ عليه ضيعتَه. فردَّها عليه. ثم تتابع الناس في رفع المظالم إليه، فما رُفعت إليه مظلِمة إلا ردَّها، سواء كانتْ في يده أو في يدِ غيره حتى أخذ أموالَ بني مروانَ وغيرهم، مما كان في أيديهم بغير استحقاق، فاستغاث بنو مروان بكِل واحدٍ من أعيان الناس، فلم يُفدْهم ذلك شيئًا، فأتَوْا عمتهم فاطمة بنت مروان - وكانت عمَّته - فشكَوْا إليها ما لقُوا من عمر، وأنه قد أخذ أموالَهم ويُستنقصون عنده، وأنه لا يرفع بهم رأسًا، وكانت هذه المرأة لا تُحجبُ عن الخلفاء، ولا تُردُّ لها حاجة، وكانوا يكرمونها ويعظمونها، وكذلك كان عمر يفعل معها قبل الخلافة، وقامَتْ فركبت إليه، فلما دخلتْ عليه عظَّمها وأكرمها، لأنها أختُ أبيه، وألقى لها وسادة، وشرع يحادثُها، فرآها غضبى وهي على غير العادة، فقال لها عمر: يا عمَّة، ما لك؟ فقالت: بنو أخي عبد الملك وأولادهم يُهانون في زمانك وولايتك؟ وتأخذ أموالهم فتعطيها لغيرهم، ويُسبَّون عندك فلا تُنكر؟ فضحك عمر وعلم أنها متحمّلة، وأنَّ عقلها قد كبر، ثم شرع يحادثها والغضب لا يتحيز عنها، فلما رأى ذلك أخذ معها في الجدّ، فقال: يا عمَّة! اعلمي أن النبي ﷺ ماتَ وترك الناس على نهر مَوْرود، فوليَ ذلك النهر بعده رجل فلم يستنقِصْ منه شيئًا حتى مات، ثم ولي ذلك النهر بعد ذلك الرجل رجلٌ آخر، فلم يستنقص منه شيئًا حتى مات، ثم ولي ذلك النهر رجلٌ آخر، فَكَرى منه ساقية، ثم لم يزلِ الناسُ بعده يكرون السواقى حتى تركوه يابسًا لا قطرةً فيه، وايم الله لئن أبقاني الله لأردَّنه إلى مجراهُ الأول، فمنْ رضي فله الرضا، ومن سَخِطُ فله السخط، وإذا كان الظلم من الأقارب الذين هم بطانةُ الوالي، والوالي لا يُزيل ذلك، فكيف يستطيعُ أنْ يُزيل ما هو ناءٍ عنه في غيرهم؟ فقالت: فلا يُسبُّوا عندك؟ قال: ومنْ يسبُّهم؟ إنما يرفع الرجل مظلِمته فآخذ له بها. ذكر ذلك ابنُ أبي الدنيا وأبو نُعيم وغيرُهما، وقد أشار إليه المؤلف إشارةً خفية. وقال مسلمة بن عبد الملك: دخلتُ على عمر في مرضه فإذا عليه قميصٌ وسخ، فقلت لفاطمة: ألا تغسِلُوا قميصَ أميرِ المؤمنين؟ فقالت: والله ماله قميص غيره، وبكى فبكتْ فاطمة فبكى أهلُ الدار، لا يَدري هؤلاء ما أبكى هؤلاء، فلما انجلَتْ عنهمُ العَبْرة قالت فاطمة: ما أبكاك يا أمير المؤمنين؟ فقال: إني ذكرتُ منصرَفَ الخلائق من بين يدي الله، فريقٌ في الجنة، وفريقٌ في السعير، ثم صرخ وغُشيَ عليه. وعُرض عليه مرَّة مِسْكٌ من بيتِ المال فسدَّ أنفه حتى وضع، فقيل له في ذلك فقال: وهل ينتفع من المسك إلا بريحه؟ ولما احتُضر دعا بأولاده وكانوا بضعة عشر ذكرًا، فنظر إليهم فذرفت عيناه ثم قال: بنفسي الفتية. وكان عمر بن عبد العزيز يتمثل كثيرًا بهذه الأبيات: يُرى مستكينًا وهوَ للقولِ ماقتُ … بهِ عن حديثِ القوم ما هوَ شاغلُهْ وأزعجَه علمٌ عنِ الجهلِ كلِّهِ … وما عالمٌ شيئًا كمَنْ هو جاهلُهْ عبوسٌ عنِ الجُهَّالِ حينَ يراهمُ … فليسَ له منهمْ خدينٌ يهازلهُ تذكَّرَ ما يبقى منَ العيشِ فارعَوى … فأشغلهُ عنْ عاجلِ العيشِ آجلهُ وروى ابنُ أبي الدنيا عن ميمون بن مِهْران قال: دخلتُ على عمر بنِ عبد العزيز وعنده سابقٌ البَرْبري وهو ينشدُه شعرًا، فانتهى في شعره إلى هذه الأبيات: فكمْ من صحيحٍ باتَ للموتِ آمنًا … أتَتْهُ المنايا بغتةً بعدما هجَعْ =

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