Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Sur lui, il (l’orateur) déclara : « Ensuite, c’est comme s’il m’avait permis de sortir, alors je sortis. Je me retournai et vis ‘Uthmân ibn ‘Affân, qui quittait le palais en disant : “Louange à Dieu qui m’a accordé la victoire.” Et voilà qu’‘Alî le suivait tout en disant : “Louange à Dieu qui m’a pardonné.” » (1)

(2) Ensuite, nous avons mentionné dans les preuves de la Prophétie (Dalâʼil an-Nubuwwah) le hadith rapporté par Abou Dâwoud dans ses Sunan, selon lequel le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : « Certes, Dieu suscite pour cette communauté, au terme de chaque centaine d’années, celui qui lui renouvellera l’affaire de sa religion » (3). Un groupe de gens de science, parmi lesquels Ahmad ibn Hanbal – ainsi que l’a rapporté Ibn al-Jawzî et d’autres – a affirmé qu‘Omar ibn ‘Abd al-‘Azîz se trouvait à la tête de la première centaine. D’autres ont dit qu’il faisait partie des personnes par lesquelles Dieu a revivifié la religion au début de cette première centaine, et il est assurément le plus méritant et le mieux fondé à être considéré comme tel, de par son imâmat, l’étendue de son autorité, son engagement et son effort à faire appliquer la vérité ; sa conduite ressemblait fortement à celle de ‘Omar ibn al-Khattâb, et il s’en inspirait très souvent.

Le shaykh Abou l-Faraj Ibn al-Jawzî a réuni l’histoire des deux ‘Omar, celui d’Ibn al-Khattâb et celui d’ibn ‘Abd al-‘Azîz. Pour notre part, nous avons consacré un volume indépendant à la biographie de ‘Omar ibn al-Khattâb, ainsi qu’un volumineux recueil de ses hadiths (Musnad). Quant à la biographie de ‘Omar ibn ‘Abd al-‘Azîz, nous en avons rapporté ici une partie conséquente, permettant d’inférer ce que nous n’avons pas mentionné.

‘Omar (qu’Allah lui fasse miséricorde) avait l’habitude d’octroyer, chaque année, cent dinars prélevés sur le trésor public (Bayt al-Mâl) à ceux qui se consacraient à la mosquée principale, que ce soit dans leur contrée ou ailleurs, pour l’étude du fiqh, la transmission du savoir ou la récitation du Coran. Il écrivait à ses gouverneurs pour qu’ils fassent appliquer la sunna, et disait : « Si la sunna ne les réforme pas, alors que Dieu ne les réforme point. » Il écrivit également à toutes les contrées pour qu’aucun dhimmî, qu’il s’agisse de juifs ou de chrétiens (4) ou d’autres, ne monte sur une selle, ne porte un qabâ’, un tîlâsân, ni un sarâwîl pourvu d’un pan (5). Leur tenue devait se composer d’une ceinture de cuir (zunnâr), avec le devant de la chevelure dégagé, et l’on devait leur confisquer toute arme découverte dans leur maison.

Il écrivit aussi de ne pas employer dans l’administration des affaires publiques d’autre que les Gens du Coran ; si la personne en question n’avait rien de bon, il était encore plus évident que d’autres ne l’auraient pas non plus. »

(1) Voir l’Histoire d’Ibn ʿAsākir (vol. 54, p. 200). (2) La copie (B) insère ici ce qui se trouve à la page 34, à partir de la phrase : « Et j’ai vu pour lui des songes… » jusqu’à la citation : « – qu'Allah lui fasse miséricorde – » dans cette partie. (3) Rapporté par Abū Dāwūd sous le numéro (4291) dans les Malaḥim : chapitre concernant ce qui est mentionné à la fin du premier siècle, ainsi que par al-Ḥākim (vol. 4, p. 522). C’est un hadith authentique authentifié par plusieurs savants, dont le ḥāfiẓ al-ʿIrāqī et le ḥāfiẓ Ibn Ḥajar. (4) Le terme « Juifs » n’apparaît pas dans les copies (B, Ḥ). (5) Al-Khadama : le lien du pantalon au bas de la jambe de la femme, ou la cheville. (Dictionnaire : Khadam). Relaté dans la Sīra de ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz par Ibn ʿAbd al-Ḥakam, p. 159.
عليه، قال: ثم كأنه أذنَ لي في الخروج فخرجتُ، فالتفتُّ فإذا عثمانُ بن عفَّان وهو خارج من القصر وهو يقول: الحمد لله الذي نصرَني ربي، وإذا عليٌّ في إثره وهو يقول: الحمد لله الذي غفَرَ لي ربي (١) . فصل (٢) وقد ذكرنا في دلائل النبوة الحديث الذي رواهُ أبو داود في سُننه أنَّ رسولَ الله ﷺ قال: "إن الله يبعثُ لهذه الأمة على رأس كل مئة سنة منْ يجدِّدُ لها أمرَ دينها" (٣) . فقال جماعةٌ من أهل العلم منهم أحمدُ بن حنبل - فيما ذكرهُ ابنُ الجوزي وغيره -: إنَّ عمرَ بن عبد العزيز كان على رأسِ المئةِ الأولى؛ وقال آخرون: هو من جملة من جدَّد الله به أمر الدين على رأس المئة الأولى - وإنْ كان هو أوْلَى منْ دخل في ذلك وأحق، لإمامته وعموم ولايته، وقيامه واجتهادِه في تنفيذِ الحق، فقد كانتْ سيرتُه شبيهةً بسيرةِ عمر بن الخطاب، وكان كثيرًا ما يتشبَّهُ به. وقد جمعَ الشيخ أبو الفرج بن الجَوْزي سيرة العمرين، عمر بن الخطاب، وعمر بن عبد العزيز، وقد أفردْنا سيرةَ عمر بن الخطاب في مجلدٍ على حِدة، ومسندَه في مجلدٍ ضَخْم؛ وأمَّا سيرة عمر بن عبد العزيز، فقد ذكرنا منها طرفًا صالحًا هنا، يُستدلُّ به على ما لم نذكره. وقد كان عمر (رحمه الله) يُعطي منِ انقطعَ إلى المسجد الجامع من بلده وغيرها، للفقهِ ونشرِ العلم وتلاوة القرآن، في كلِّ عام من بيت المال مئة دينار، وكان يكتبُ إلى عُمَّاله أنْ يأخذوا النَّاسَ بالسنَّة، ويقول: إنْ لم تصلحْهم السُّنَّة فلا أصلحَهم الله. وكتب إلى سائر البلاد أنْ لا يركبَ ذِمِّيٌّ من اليهود والنصارى (٤) وغيرِهم على سرج، ولا يلبس قباءً ولا طيلسانًا ولا سراويل ذات خَدَمة (٥) ، ولا يمشينَّ أحدٌ منهم إلا بزُنَّار من جلْد، وهو مقرون الناصية، ومن وُجد منهم في منزله سلاحٌ أخذ منه. وكتب أيضًا أنْ لا يُستعمل على الأعمال إلا أهلُ القرآن، فإنْ لم يكنْ عندَهم خيرٌ فغيرهم أولى أن لا يكون عنده خير.
(١) انظر تاريخ ابن عساكر (٥٤/ ٢٠٠). (٢) أقحمت النسخة (ب) هنا ما جاء في ص (٣٤) عند قوله: "وقد رئيت له منامات .. " إلى قوله: " (رحمه الله) " من هذا الجزء. (٣) أخرجه أبو داود برقم (٤٢٩١) في الملاحم: باب ما يذكر في قرن المئة، والحاكم (٤/ ٥٢٢) وهو حديث صحيح صححه جمع من العلماء منهم الحافظ العراقي والحافظ ابن حجر. (٤) ليست كلمة "اليهود" في (ب، ح). (٥) الخَدَمَة: رباط السراويل عند أسفل رجل المرأة، أو الخلخال. القاموس (خدم). والخبر في سيرة عمر بن عبد العزيز لابن عبد الحكم ص (١٥٩).

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