Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Dieu, puis Abou Bakr et ‘Omar assurèrent également cette charge. Al-Asmʿaï déclara : « Je ne sais pas ce qu’il a dit au sujet de ‘Othmân. » Il poursuivit : « Ensuite, Marwân l’attribua (la terre) et j’en eus une part ; Al-Walîd et Sulaymân m’offrirent leur part, et il n’y avait rien dans mon propre patrimoine qui me permît de la racheter. J’ai alors remis ce bien dans le Trésor public (Bayt al-Mâl) comme il l’était à l’époque du Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). » Il ajouta : « Les gens perdirent alors tout espoir quant aux biens injustement acquis. »

Ensuite, il ordonna que les biens de plusieurs membres des Banû Umayya soient restitués au Trésor public et les qualifia de ‘biens de l’injustice’. Ils demandèrent alors l’intercession des gens, puis de sa tante Fâtima bint Marwân, mais aucune de ces démarches ne l’infléchit ni ne le détourna de la vérité. Il leur dit : « Laissez-moi, sinon je partirai à La Mecque en laissant cette affaire à la personne qui en est le plus digne. » Il ajouta : « Par Dieu, même si je restais parmi vous cinquante ans, je ne mettrais en œuvre que la justice que je souhaite ; je veux instaurer une mesure, mais je ne l’exécute qu’en escomptant un certain bénéfice mondain, afin que leurs cœurs se rassérènent. » (1)

L’imam Ahmed rapporte, d’après ‘Abd al-Razzâq, qui le tient de son père, lui-même de Wahb ibn Mounabbih, qu’il aurait dit : « S’il existe un Mahdî dans cette communauté, c’est ‘Omar ibn ‘Abd al-‘Azîz. » Qatâda, Sa‘îd ibn al-Moussayyib et d’autres ont tenu des propos similaires (2). Quant à Tâwoûs, il dit : « Il est Mahdî, sans l’être véritablement, car il n’a pas pleinement accompli la justice. En effet, le Mahdî accorde son pardon au pécheur pour sa faute, il augmente la récompense du bienfaiteur pour son bienfait, il se montre généreux avec la richesse, se montre ferme envers ses gouverneurs et fait preuve de miséricorde envers les nécessiteux. »

Mâlik rapporta, d’après ‘Abd al-Rahmân ibn Harmala, qui le tenait de Sa‘îd ibn al-Moussayyib, que celui-ci affirma : « Les califes sont Abou Bakr et les deux ‘Omar. » On lui demanda : « Nous connaissons Abou Bakr et ‘Omar, mais qui est l’autre ‘Omar ? » Il répondit : « Il se peut que tu le découvres si tu vis assez longtemps. » Il faisait allusion ici à ‘Omar ibn ‘Abd al-‘Azîz (4). Dans une autre version, il dit : « C’est l’homme marqué (ashajj) parmi les Banû Marwân. »

‘Abbâd as-Sammâk, qui fréquentait Soufyân ath-Thawrî, raconta : « J’ai entendu ath-Thawrî dire : “Les califes sont cinq : Abou Bakr, ‘Omar, ‘Othmân, ‘Alî et ‘Omar ibn ‘Abd al-‘Azîz.” » (5) Un propos semblable est également rapporté de la part d’Abou Bakr ibn ‘Ayyâsh, de l’Imam ach-Châfi‘î et d’autres encore (5). L’ensemble des savants est unanime quant au fait qu’il compta parmi les dirigeants équitables, qu’il fut l’un des califes bien-guidés et des imams droits. Et d’autres l’ont également mentionné.

(1) Voir Tārīkh Ibn ʿAsākir, vol. 54, p. 148. (2) Voir Tārīkh Ibn ʿAsākir, vol. 54, p. 153. (3) Dans (Q) : « ثابت » ; dans (Ḥ) avec des omissions ; la version confirmée provient de (B) et de Tārīkh Ibn ʿAsākir, vol. 54, p. 154. (4) Voir Tārīkh Ibn ʿAsākir, vol. 54, p. 155. (5) Tārīkh Ibn ʿAsākir, vol. 54, p. 156.
الله، ثم وليها أبو بكر وعمر كذلك - قال الأصمعي: وما أدري ما قال في عثمان - قال: ثم إنَّ مروانَ أقطَعها فحصَلَ لي منها نصيب، ووهبني الوليدُ وسليمانُ نصيبَهما، ولم يكنْ من مالي شيءٌ أرد عليَّ منها، وقد ردَدْتُها في بيتِ المال على ما كانتْ عليه في زمانِ رسول الله ﷺ . قال: فيئسَ الناسُ عند ذلك من المظالم. ثم أمر بأموالِ جماعةٍ من بني أمية فردَّها إلى بيت المال وسمَّاها أموال المظالم، فاستشفعوا إليه بالناس، وتوسلوا إليه بعمته فاطمة بنت مروان فلم ينجَعْ فيه شيءٌ، ولم يرده عن الحق شيء، وقال لهم: لتَدَعُنِّي وإلا ذهبتُ إلى مكة فنزلتُ عن هذا الأمر لأحقِّ الناسِ به. وقال: والله لو أقمتُ فيكم خمسينَ عامًا ما أقمتُ فيكم إلا ما أريدُ من العَدْل، هاني لأريدُ الأمر فما أُنْفِذُه إلا مع طَمعٍ من الدنيا حتى تسكنَ قلوبُهم (١) . وقال الإمام أحمد عن عبد الرزاق عن أبيه عن وهب بن منبه أنه قال: إن كان في هذه الأمة مهديٌّ فهو عمر بن عبد العزيز. ونحو هذا قال قتادة وسعيد بن المُسيِّب وغيرُ واحد (٢) . وقال طاوس: هو مهديٌّ وليس به، إنه لم يستكمل العَدْلَ كلَّه، إذا كان المهديُّ تيب (٣) على المسيءَ من إساءته، وزيد المحسن في إحسانه، سمحٌ بالمال، شديدٌ على العمال، رحيمٌ بالمساكين. وقال مالك عن عبد الرحمن بن حَرْمَلة، عن سعيد بن المسيِّب، أنه قال: الخلفاء أبو بكر والعُمَرَان، فقيل له: أبو بكر وعمر قد عرفناهما، فمنْ عمرُ الآخر؟ قال: يوشكُ إنْ عشتَ أن تعرفه. يريدُ عمرَ بن عبد العزيز (٤) . وفي رواية أخرى عنه أنه قال: هو أشجُّ بني مروان. وقال عبَّاد السمَّاك وكان يجالسُ سفيان الثوري -: سمعتُ الثوريَّ يقول: الخلفاءُ خمسة، أبو بكر، وعمر، وعثمان، وعلي، وعمر بن عبد العزيز (٥) . وهكذا روي عن أبي بكر بن عياش والشافعي وغير واحد (٥) . وأجمع العلماء قاطبة على أنه من أئمةِ العَدْل وأحدِ الخلفاء الراشدين والأئمة المهديِّين. وذكره غيرُ
(١) انظر تاريخ ابن عساكر (٥٤/ ١٤٨). (٢) انظر تاريخ ابن عساكر (٥٤/ ١٥٣). (٣) في (ق): "ثبت"، وفي (ح) بمهملات، والمثبت من (ب) وتاريخ ابن عساكر (٥٤/ ١٥٤). (٤) انظر تاريخ ابن عساكر (٥٤/ ١٥٥). (٥) تاريخ ابن عساكر (٥٤/ ١٥٦).

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