Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Mujâhid a dit : « Nous sommes allés trouver ʿUmar pour lui enseigner, mais nous ne sommes pas repartis avant d’avoir appris de lui. »

Maimûn ibn Mihrân a déclaré : « Aux yeux de ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz, les savants n’étaient que des élèves. » Dans une autre version, Maimûn a dit : « ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz était le maître des savants. »

Al-Layth a rapporté : « Un homme qui avait accompagné Ibn ʿUmar et Ibn ʿAbbâs – et que ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz nommait sur la Jazîra – m’a raconté : “Chaque fois que nous cherchions à approfondir un sujet, nous constations que ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz était le plus savant quant à ses fondements et ses ramifications. Quant aux savants qui se trouvaient auprès de lui, ils n’étaient que ses disciples.” »

ʿAbd Allâh ibn Tâwûs a dit : « J’ai vu mon père discuter avec ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz de la prière du ʿishâ jusqu’au matin. Quand ils se sont séparés, j’ai demandé : “Ô mon père, qui était cet homme ?” Il me répondit : “C’est ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz, l’un des hommes pieux de cette famille” – sous-entendu celle des Banû Umayya. »

ʿAbd Allâh ibn Kathîr a raconté : « J’ai dit à ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz : “Qu’est-ce qui a provoqué ton retour (vers Dieu) au début ?” Il répondit : “Je voulais frapper l’un de mes serviteurs et il me dit : ‘Souviens-toi d’une nuit dont l’aube sera le Jour de la Résurrection.’” »

L’imam Mâlik a rapporté : « Lorsque ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz fut démis de ses fonctions à Médine – c’était en l’an 93 – et qu’il en sortit, il se retourna vers la ville et se mit à pleurer. Il dit alors à son affranchi : “Ô Muzâḥim, nous craignons d’être au nombre de ceux que Médine rejette” – (faisant allusion au hadith selon lequel la Ville sainte chasse ses impuretés, à l’image du soufflet qui sépare l’écume du fer, pour ne laisser rayonner que sa pureté). »

Le narrateur poursuit : « Il quitta Médine et s’installa un temps dans un lieu tout proche appelé As-Suwaydâ’, puis se rendit à Damas pour rejoindre ses cousins paternels. »

Muḥammad ibn Isḥâq rapporte d’après Ismâʿîl ibn Abî Ḥakîm : « J’ai entendu ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz dire : “J’ai quitté Médine quand il n’y avait personne de plus savant que moi, mais une fois arrivé en Syrie, j’ai tout oublié.” »

L’imam Aḥmad a rapporté, selon ʿAffân, selon Ḥammâd ibn Zayd, selon Maʿmar, d’après Az-Zuhrî, qui a dit : « J’ai veillé avec… »

(1) Ici se termine la lacune mentionnée en p. 6, note 4. (2) Taʾrīkh Ibn ʿAsākir, vol. 54, p. 117. (3) Taʾrīkh Ibn ʿAsākir, vol. 54, p. 118. (4) Taʾrīkh Ibn ʿAsākir, vol. 54, p. 120. (5) Dans le Taʾrīkh Ibn ʿAsākir : « il a été dit » au lieu de « j’ai dit ». (6) Jusqu’ici, le rapport dans le Taʾrīkh Ibn ʿAsākir (vol. 54, p. 120) est similaire, et ce qui suit entre crochets n’appartient ni à (H, B), ni au Taʾrīkh d’Ibn ʿAsākir. Ceci est attesté uniquement dans (Q). (7) As-Suwaydāʾ est une terre qui appartenait à ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz, où il a fait jaillir, grâce à un don, une source d’eau. Il y possédait un palais, et elle se situe à deux nuits de voyage de Médine [cf. Muʿjam al-Buldān]. Lorsqu’il céda au Bayt al-Māl tout ce qu’il avait hérité de ses ancêtres, il conserva As-Suwaydāʾ et Khaybar, car il était sûr qu’elles étaient des propriétés purement licites, sans le moindre doute. En tant que calife, il vivait des revenus de ces terres et dépensait ce qui excédait les nécessités. Voir Sīra ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz d’Ibn al-Jawzī, pp. 61-62, et Taʾrīkh Ibn ʿAsākir, vol. 54, p. 146.
وقال مجاهد: أتينا عمرَ نعلِّمه، فما برِحْنا حتى تعلَّمنا (١) منه. وقال ميمونُ بن مِهْرَان: كانت العلماءُ عند عمرَ بنِ عبدِ العزيز تلامذةً (٢) . وفي روايةٍ: قال ميمون: كان عمرُ بن عبد العزيز معلِّمَ العلماء (٣) . وقال اللَّيث: حدّثني رجلٌ كان قد صحب ابنَ عمرَ وابنَ عباس، وكان عمر بن عبد العزيز يستعملُه على الجزيرة، قال: ما التمَسْنا علمَ شيءٍ إلَّا وجَدْنا عمرَ بن عبدِ العزيز أعلمَ الناس بأصله وفرعه، وما كان العلماء عند عمر بن عبد العزيز إلا تلامذة. وقال عبد الله بن طاوس: رأيتُ أبي تواقَفَ هو وعمر بنُ عبد العزيز من بعد صلاةِ العشاء حتى أصبحنا، فلما افترَقَا قلت: يا أبه من هذا الرجل؟ قال هذا عمر بن عبد العزيز، وهو من صالحي هذا البيت - يعني بني أمية (٤) -. وقال عبدُ اللهِ بن كثير: قلتْ (٥) لعمرَ بنِ عبد العزيز: ما كان بَدْءُ إنابتك؟ قال: أردتُ ضربَ غلامٍ لي فقال لي: اذكُرْ ليلةً صَبيحتُها يومُ القيامة (٣) . وقال الإمام مالك: لما عُزل عمر بن عبد العزيز عن المدينة - يعني في سنةِ ثلاثٍ وتسعين - وخرج منها التفَتَ إليها وبكى. وقال لمولاه: يا مُزَاحِم، نخشى أن نكونَ ممن نفَتِ المدينة (٦) - [يعني أن المدينة تنفي خُبْثَها كما يَنْفي الكِيرُ خَبَث الحديد - وينصع طِيبُها] . قلتُ: خرجَ من المدينة فنزل بمكانٍ قريب منها يقال له السويداء حينًا (٧) . ثم قدم دمشق على بني عمِّه. قال محمد بن إسحاق عن إسماعيل بن أبي حكيم. قال: سمعت عمر بن عبد العزيز يقول: خرجتُ من المدينة وما من رجل أعلم مني، فلمَّا قدمتُ الشام نُسِّيت (٣) . وقال الإمام أحمد: حدّثنا عفَّان، حدّثنا حماد بن زيد، عن معمر، عن الزُّهْرِيّ قال: سهرتُ مع
(١) هنا ينتهي الخرم المشار إليه في ص (٦) موضع الحاشية (٤). (٢) تاريخ ابن عساكر ٥٤/ ١١٧. (٣) تاريخ ابن عساكر (٥٤/ ١١٨). (٤) تاريخ ابن عساكر (٥٤/ ١٢٠). (٥) في تاريخ ابن عساكر: "قيل" بدل" قلت". (٦) إلى هنا الخبر في تاريخ ابن عساكر (٥٤/ ١٢٠) بنحوه، وما يأتي بين معقوفين ليس في (ح، ب) ولا تاريخ ابن عساكر. وهو مثبت من (ق) وحسب. (٧) السويداء أرض كان يملكها عمر بن عبد العزيز، واستنبط فيها من عطائه عين ماءٍ، وله فيها قصر مبني وهي على ليلتين من المدينة [معجم البلدان]. ولما تنازل لبيت المال عن جميع ما ورثه عن آبائه أبقى (السويداء) و (خيبر) لأنه اطمأنّ إلى أنهما حلال خالص ليس فيه أية شبهة. وكان وهو خليفة يأكل من غلّتها وينفق ما يزيد عن الضرورة. انظر سيرة عمر بن عبد العزيز لابن الجوزي ص (٦١، ٦٢) وتاريخ ابن عساكر (٥٤/ ١٤٦).

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