Et la religion, et le fait de manifester la bonne œuvre au milieu de ceux qui prient. Je dis alors : « Et qui est-ce donc ? » Il descendit et écrivit sur le sol : ع م ر (1).
Adam ibn Abî Iyâs rapporta : « Damra nous raconta, disant qu’Abû ‘Alî Tharwân, affranchi d’Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz, raconta ceci : Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz entra un jour, alors qu’il était encore enfant, dans l’écurie de son père, et un cheval le frappa, lui ouvrant une blessure. Son père essuya alors le sang tout en disant : “Si tu es bien le blessé (‘ashajj) des Banû Umayya, alors tu seras certainement heureux.” » Cet épisode a été rapporté par le h défenseur de la tradition (hâfiẓ) Ibn ‘Asâkir selon la chaîne de transmission passant par Hârûn ibn Ma‘rûf, d’après Damra (2).
Nu‘aym ibn Hammâd dit : « Dhimâm ibn Ismâ‘îl nous raconta d’après Abû Qabîl qu’Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz, encore tout jeune, se mit un jour à pleurer. Lorsque sa mère l’apprit, elle envoya quelqu’un le chercher et lui demanda : “Pourquoi pleures-tu ?” Il répondit : “J’ai pensé à la mort.” Alors sa mère se mit à pleurer elle aussi. Il avait déjà mémorisé le Coran alors qu’il n’était encore qu’un enfant (2). »
Ad-Dahhâk ibn ‘Uthmân al-Hizâmî (3) rapporte par ailleurs : « Son père l’avait confié à Sâlih ibn Kaysân pour qu’il l’éduque. Lorsque son père entreprit le pèlerinage et passa par Médine, il s’enquit de lui auprès de Sâlih. Celui-ci répondit : “Je n’ai jamais rencontré personne pour qui Dieu ait une place plus grande dans le cœur que ce garçon.” » (4)
Et selon le témoignage transmis par Ya‘qûb ibn Sufyân (5) : « Un jour, ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz manqua la prière en assemblée. Sâlih ibn Kaysân lui dit : “Qu’est-ce qui t’a retardé ?” Il répondit : “Ma coiffeuse occupée à mettre de l’ordre dans mes cheveux.” Sâlih lui demanda alors : “Tu as donc fait passer cela avant la prière ?” Puis il adressa un écrit au père de ‘Umar, qui se trouvait alors en Égypte, afin de l’en informer. Le père envoya un messager et ne parla plus à ‘Umar jusqu’à ce qu’on lui rase la tête. »
‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz se rendait fréquemment auprès de ‘Ubayd Allâh ibn ‘Abd Allâh pour l’écouter enseigner. Il parvint à ‘Ubayd Allâh que ‘Umar avait été irrespectueux envers ‘Alî (qu’Allâh l’agrée). Un jour, ‘Umar se présenta chez lui, mais ‘Ubayd Allâh se détourna et se leva pour prier, laissant ‘Umar attendre. Une fois la prière terminée, il s’approcha de ‘Umar avec colère et lui dit : “Depuis quand as-tu entendu dire que Dieu s’était mis en colère contre les gens de Badr alors qu’Il était satisfait d’eux ?” ‘Umar saisit aussitôt le reproche et répondit : “Je demande pardon à Dieu, puis à toi. Par Dieu, je ne recommencerai plus.” Ensuite, on ne l’entendit plus jamais évoquer ‘Alî qu’en bien (6).
Abû Bakr ibn Abî Khaythama rapporta : « Mon père nous raconta, disant qu’al-Mufaḍḍal ibn ‘Abd Allâh (le transmit), d’après Dâwûd ibn Abî Hind, que ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz entra auprès de nous depuis cette porte — il s’agit d’une des portes de la mosquée du Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) (7) — puis un homme parmi… »