Voici la biographie de ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz, l’imam renommé (qu’Allāh lui fasse miséricorde) :
(1) Il s’agit de ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz ibn Marwān ibn al-Ḥakam ibn Abī al-ʿĀṣ ibn Umayya ibn ʿAbd Shams ibn ʿAbd Manāf, surnommé Abū Ḥafṣ, le Quraychite omeyyade bien connu, et Commandeur des croyants. Sa mère était Umm ʿĀṣim, Laylā bint ʿĀṣim ibn ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb (qu’Allāh l’agrée).
On l’appelait « l’Ashajj des Banū Marwān » ; on disait aussi : « L’Ashajj et le Nāqiṣ sont ceux qui ont rétabli le plus la justice parmi les Banū Marwān. » Celui dont il est question ici est « l’Ashajj », et nous mentionnerons plus loin le « Nāqiṣ ».
ʿUmar était un illustre Tâbiʿī. Il avait transmis (des hadiths) d’Anas ibn Mālik, d’al-Sāʾib ibn Yazīd, et de Yūsuf ibn ʿAbd Allāh ibn Salām – qui était un Compagnon encore très jeune – ainsi que d’un grand nombre de Tâbiʿūn. De même, un groupe de Tâbiʿūn et d’autres personnes rapportèrent (des hadiths) de lui.
L’imam Aḥmad ibn Ḥanbal (2) a dit : « Je ne considère l’opinion d’aucun des Tâbiʿūn comme un argument prépondérant, si ce n’est celle de ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz. »
Il fut désigné calife après son cousin Sulaymān ibn ʿAbd al-Malik, conformément au testament que ce dernier avait rédigé à son égard, comme cela a déjà été expliqué.
On raconte qu’il naquit en l’an 61, année où fut tué al-Ḥusayn ibn ʿAlī (qu’Allāh l’agrée) en Égypte, selon plusieurs transmetteurs. Muḥammad ibn Saʿd (3) affirma qu’il était né en l’an 63.
On rapporte aussi qu’il naquit en l’an 59. Allāh est le plus savant.
Il avait plusieurs frères, mais ceux qui étaient nés de son père et de sa mère sont : Abū Bakr, ʿĀṣim et Muḥammad.
Abū Bakr ibn Abī Khaythama rapporta, d’après Yaḥyā ibn Maʿīn, d’après Yaḥyā ibn Bukayr, d’après al-Layth, ce qui suit : « Il m’est parvenu quʾImrān (4) ibn ʿAbd al-Raḥmān ibn Shuraḥbīl ibn Ḥasana racontait qu’un homme vit en rêve, la nuit où ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz vint au monde – ou la nuit où il accéda au califat (Abū Bakr ne savait pas lequel des deux événements) –, un héraut proclamer entre le ciel et la terre : “La douceur vous est parvenue.” »