Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Puis vint l’an cent-un (de l’Hégire). Cette année-là, Yazīd ibn al-Muhallab s’enfuit de la prison lorsque la nouvelle de la maladie de ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz lui parvint. Il donna rendez-vous à ses serviteurs pour qu’ils le rencontrent en certains endroits avec des chevaux—d’autres rapportent qu’il s’agissait plutôt de chameaux—puis il sortit de sa geôle accompagné d’un groupe ainsi que de son épouse, ʿĀtika bint al-Furāt al-ʿĀmiriyya. Lorsque ses serviteurs arrivèrent, il monta ses montures et partit.

Il écrivit alors à ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz : « Par Dieu, je ne suis sorti de ta prison qu’après avoir appris ta maladie. Si j’avais espéré ta guérison, je ne serais pas parti. Mais j’ai craint Yazīd ibn ʿAbd al-Malik qui me menace de mort. »

Yazīd ibn ʿAbd al-Malik disait : « Si j’accède au pouvoir, je retrancherai quelque chose de Yazīd ibn al-Muhallab. » C’était en raison du fait que, lorsqu’il gouverna l’Irak, Yazīd ibn al-Muhallab avait puni ses beaux-parents, la famille d’Abū ʿAqīl (à savoir la maison d’al-Ḥajjāj ibn Yūsuf al-Thaqafī). Or Yazīd ibn ʿAbd al-Malik était marié à la mère d’al-Ḥajjāj—la fille de Muḥammad ibn Yūsuf, frère d’al-Ḥajjāj ibn Yūsuf—et il eut d’elle son fils al-Walīd ibn Yazīd, le débauché, qui fut tué par la suite, comme on le verra.

Lorsque ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz apprit que Yazīd ibn al-Muhallab s’était évadé, il dit : « Ô Dieu, s’il veut du mal à cette communauté, protège-la de son mal et fais retomber son complot sur lui-même. »

La maladie de ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz ne cessa ensuite d’empirer jusqu’à ce qu’il meure à Khunāsira, près du couvent de Simʿān, entre Ḥamā et Ḥalab, un vendredi—ou un mercredi selon un autre récit—cinq jours avant la fin de Rajab de cette même année, c’est-à-dire l’an cent-un, à l’âge de trente-neuf ans et quelques mois. Certains disent qu’il avait dépassé la quarantaine de quelques mois. Dieu est plus savant.

D’après plusieurs sources, son califat dura deux ans, cinq mois et quatre jours. C’était un gouverneur équitable, un imam juste et pieux, un homme profondément religieux, que nul blâme n’intimidait quand il s’agissait de la cause de Dieu. Que Dieu lui fasse miséricorde.

(1) Dans (H, B) : « ils le jettent dans certains lieux sur des chameaux qui lui appartiennent », et il n’y a aucune mention des chevaux dans ces sources. (2) Dans (Q) : « ṭāʾifa » (un groupe), ce qui est confirmé par (H, B). Sa parole : « pour que j’en coupe un groupe » signifie une partie de ses extrémités. « Ṭāʾifa » désigne une part ou un segment d'une chose. Voir al-Lisān (ṭūf). (3) Ce qui figure entre deux accolades est un ajout de (H, B) ; cet ajout est un exemple parmi de nombreux autres à venir que je ne mentionnerai pas afin d’alléger les notes de bas de page jugées peu utiles. En effet, toute addition par rapport à (Q) provient de (H, B, Ẓ), et je ne conserve parmi ces ajouts que ce que je considère indispensable pour le texte. À l’inverse, (Q) contient également des ajouts non confirmés par (H, B, Ẓ), que j’ai donc laissés tels quels.
[ثم دخلت سنة إحدي ومئة] فيها كان هربُ يزيدَ بنِ المُهَلَّب من السجن حين بَلَغهُ مرضُ عمرَ بن عبد العزيز، فواعد غلمانَهُ يَلْقَوْنه بالخيل في بعض الأماكن، وقيل بإبلٍ (١) ، ثم نزل من مَحْبِسه ومعه جماعة، وامرأتُه عاتكةُ بنت الفُرَاتِ العامريَّة، فلما جاء غِلْمانُهُ رَكِبَ روَاحلَهُ وسار، وكتب إلى عمرَ بنِ عبد العزيز: إنِّي والله ما خرجتُ من سجنك إلَّا حينّ بَلَغني مرضُكَ، ولو رَجْوتُ حياتَكَ ما خرَجْتُ، ولكنِّي خَشيتُ من يزيدَ بن عبد الملك فإنَّه يتوعَّدُني بالقَتْل، وكان يزيد بن عبد الملك يقول: لئن وَليْتُ لأقطعنَّ من يزيدَ بنِ المهلَّبِ طائفًا (٢) ؛ وذلك أنه لما وَلِيَ العراقَ عاقبَ أصهارَهُ آل أبي عقيل، وهم بيتُ الحجَّاج بن يوسف الثَّقَفيّ، وكان يزيدُ بن عبد الملك مزوجًا [بأمِّ الحجَّاج] (٣) بنتِ محمد بن يوسف [أخي الحجاج بن يوسف] (٣) ، وله منها ابنهُ الوليد بن يزيد الفاسق المقتول كما سيأتي. ولما بلغَ عمرَ بنَ عبد العزيز أنَّ يزيدَ بن المهلَّب هرَبَ من السجن قال: اللهمَّ إنْ كان يُريدُ بهذه الأمَّةِ سوءًا فاكفِهمْ شرَّه، وارْدُدْ كَيْدَه في نحرِه، ثم لم يزلِ المرضُ يتزايدُ بعمرَ بنِ عبد العزيز حتى مات وهو بخُنَاصِرَة، من دَيْرِ سمعان بين حماة وحَلَب، في يوم الجمعة، وقيل في يوم الأربعاء لخمس بقينَ من رجب من هذه السنة - أعني سنةَ إحدى ومئة - عن تسعٍ وثلاثين سنة وأشهر، وقيل إنه جاوز الأربعين بأشهر فالله أعلم. وكانت خلافتُه فيما ذَكَر غيرُ واحدٍ سنتين وخمسة أشهر وأربعة أيام، وكان حكمًا مُقْسطًا، وإمامًا عادلًا وورِعًا ديِّنًا، لا تأخَذُه في الله لومةُ لائم. رحمه الله تعالى.
(١) في (ح، ب): "يلقونه إلى بعض الأماكن بإبلٍ له" وليس فيهما ذكر الخيل. (٢) في (ق): "طائفة"، والمثبت من (ح، ب)، وقوله: لأقطعن منه طائفًا. أي بعض أطرافه. والطائفة: القطعة من الشيء. اللسان (طوف). (٣) ما بين حاصرتين زيادة من (ح، ب)؛ وهذه الزيادة مثال على زيادات كثيرة سوف تأتي ولا أشير إليها تخففًا من الحواشي التي لا طائل وراءها فكل زيادة على (ق) هي من (ح، ب، ظ) ولا أثبت من هذه الزيادات إلا ما أراه ضروريًا للنص، وبالمقابل فإن في (ق) زيادات ليست مثبتة في (ح، ب، ظ) فأبقيتها على ما هي عليه.

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