J’ai dit : « Une fois, une partie du mur de la mosquée s’effondra, et les gens du marché prirent peur en entendant le fracas. Pourtant, il était alors dans la mosquée, en prière, sans même détourner la tête. »
Son fils rapporta : « Je l’ai vu prosterné en disant : “Quand Te rencontrerai-je alors que Tu es satisfait de moi ?”, puis il prolongeait sa supplication, avant de répéter : “Quand Te rencontrerai-je alors que Tu es satisfait de moi ?”. Lorsqu’il n’était pas en prière, c’était comme s’il priait encore. Sa biographie a déjà été mentionnée. »
Hannach ibn ‘Amr as-San‘ânî (1) fut gouverneur d’Ifrîqiya et des régions du Maghreb. Il y mourut en campagne militaire et rapporta de nombreux récits de la part de plusieurs Compagnons.
Khârija ibn Zayd (2) ibn ad-Dahhâk al-Ansârî, originaire de Médine et jurisconsulte, émettait ses avis juridiques dans cette ville. Il comptait parmi ses grands savants. Spécialiste des successions et de leur répartition, il était l’un des sept jurisconsultes (fuqahâ) sur lesquels reposait l’avis juridique (3).
[En l’an cent de l’Hégire]
L’imam Ahmad (4) a dit : « ‘Alî ibn Hafs nous rapporta, qui tenait lui-même de Warkâ’, d’après Mansour, d’après al-Minhâl ibn ‘Amr, d’après Nu‘aym ibn Dajjâja. Ce dernier raconta : “Abû (5) Mas‘oûd entra auprès de ‘Alî et lui dit : ‘Es-tu celui qui prétend que le Messager de Dieu (que la prière et le salut soient sur lui) aurait déclaré : « Il ne s’écoulera pas cent ans sans qu’il ne reste plus âme qui vive sur terre » ?’ En réalité, le Messager de Dieu (que la prière et le salut soient sur lui) a dit : « Il ne s’écoulera pas cent ans sans qu’il ne reste plus âme qui vive sur terre parmi celles qui vivent [aujourd’hui]. Et l’aisance de cette communauté viendra après la centième année. »” Ahmad est le seul à avoir rapporté ce récit. »