Al-Suyûtî l’a désigné dans le supplément à «Tadhkirat al-Ḥuffâẓ» sous le titre «ʿUlûm al-Ḥadîth». Ibn Kathîr, dans son avant-propos à cet ouvrage, expose sa méthode en ces termes : «J’ai suivi sa trace — c’est-à-dire Ibn al-Ṣalâḥ — et j’ai marché dans ses pas ; j’ai abrégé ce qu’il avait développé et j’ai organisé ce qu’il avait négligé…»
Quant à la critique adressée à Ibn al-Ṣalâḥ pour avoir divisé le ḥadîth en soixante-cinq catégories, tout en suggérant la possibilité de subdivisions quasi infinies, Ibn Kathîr déclare : «Tout cela peut être sujet à discussion ; de même que l’extension de ces catégories jusqu’à ce nombre peut être critiquée, puisqu’il est possible d’en rassembler certaines et d’éliminer les redites, ce qui eût été plus approprié que ce qu’il a mentionné. De plus, il a séparé des catégories identiques, alors qu’il aurait été logique de mentionner ensemble celles qui se ressemblent. Pour notre part, nous classerons ce dont nous allons parler en fonction de ce qui nous semble le plus pertinent ; et peut-être regrouperons-nous certaines catégories, par souci de concision et d’adéquation, tout en signalant quelques remarques indispensables.» (1)
Ce livre a été publié à La Mecque en l’an 1353 de l’Hégire, avec révision du shaykh Muḥammad ‘Abd al-Razzâq Ḥamza, sous le titre «Ikhtiṣâr ʿUlûm al-Ḥadîth, ou Al-Bâʿith al-Ḥathîth ilâ Maʿrifat ʿUlûm al-Ḥadîth». Par la suite, il a été commenté par le shaykh Aḥmad Shâkir et imprimé au Caire en 1355 H. sous le titre «Al-Bâʿith al-Ḥathîth ilâ Maʿrifat ʿUlûm al-Ḥadîth». Il en a ensuite réalisé un nouveau commentaire, accompagné de notes et d’une révision, qui a paru au Caire en 1370 H. Dans son introduction, il écrit : «C’est un livre unique en son genre, composé par un illustre imâm parmi les érudits fiables et rigoureux de cette discipline. Les copies en sont extrêmement rares. Nous en avions entendu parler dans les livres, puis l’ami et maître, le shaykh Muḥammad ‘Abd al-Razzâq Ḥamza, enseignant à la Mosquée Sacrée de La Mecque, l’a retrouvé alors qu’il se trouvait à Médine en 1346 H. Cette copie appartenait à la bibliothèque de Shaykh al-Islâm Aḥmad ‘Ârif Ḥikmah, sous le numéro 57 (Muṣṭalaḥ). C’est un exemplaire ancien, copié à Ṭarâbulus al-Shâm (Tripoli du Levant) en l’année 765 H. à partir d’une autre copie collationnée sur une version sûre et authentifiée, laquelle fut lue devant l’auteur, avec son écriture attestée, comme l’a confirmé le copiste (qu’Allâh lui fasse miséricorde).» (2) Plus récemment, il a été publié en deux volumes, établi par ‘Alî Ḥasan ‘Abd al-Ḥamîd al-Ḥalabî, à la Maktabat al-Ma‘ârif à Riyad.
[7 – Al-Ijtihâd fî Ṭalab al-Jihâd]
C’est un court traité imprimé, que Ibn Kathîr rédigea à l’intention de l’émir Mandjak, vice-sultan à Damas, lors de son second mandat (771-775 H.), afin qu’il l’envoie «dans les régions côtoyant la mer, pour qu’ils prennent part au jihâd» (3). Ibn Kathîr indique dans son introduction qu’il l’a rédigé sur ordre du vice-sultan de Damas, «car il est le délégué de l’imâm ; et se conformer à cet ordre, c’est obéir à Dieu et à Son Messager» (4). Il fut imprimé au Caire en 1347 H. sous les auspices de la Jam‘iyyat al-Nashr wa-l-Ta’lîf al-Azharîyah.