Abd Allâh ibn Muhammad ibn al-Hanafiyya (1). Nous avons déjà évoqué leurs notices biographiques dans « at-Takmîl », et Dieu – exalté soit-Il – est plus savant (2).
[Puis commença l’an quatre-vingt-dix-neuf]
Cette année-là, Solaymân ibn ‘Abd al-Malik, Commandeur des croyants, décéda un vendredi, dix jours après – et certains disent dix jours avant – la fin de Safar. Il avait quarante-cinq ans, d’autres avancent quarante-trois, et d’aucuns prétendent qu’il n’atteignit pas la quarantaine. Son califat dura deux ans et huit mois.
Abû Ahmad al-Hâkim prétend qu’il mourut un vendredi, alors qu’il restait treize jours de Ramadân cette même année, après avoir totalisé trois ans, trois mois et cinq jours de califat, et qu’il avait trente-neuf ans. Toutefois, l’opinion la plus répandue – et la première mentionnée – est la correcte, et Dieu est plus savant.
Il s’agit de Solaymân ibn ‘Abd al-Malik ibn Marwân ibn al-Hakam ibn Abî al-‘Âs ibn Umayya ibn ‘Abd Shams al-Qurashî al-Umawî, Abû Ayyûb. Il naquit à Médine, dans le clan des Banû Jadîla, et grandit en Syrie auprès de son père.
Il transmit un hadith de son père, qui le tenait de son grand-père, transmis d’‘Â’isha, Mère des Croyants, à propos de l’épisode de la calomnie (al-Ifk). Ibn ‘Asâkir (4) rapporte ce hadith par l’intermédiaire de son fils ‘Abd al-Wâhid ibn Solaymân.
On rapporte d’après ‘Abd ar-Rahmân ibn Hunayda qu’il accompagna ‘Abd Allâh ibn ‘Umar jusqu’à al-Ghâba (5). Il poursuivit : « Alors je me suis tu, et Ibn ‘Umar me demanda : “Qu’as-tu ?” Je répondis : “Je formulais un vœu.” Il reprit : “Quel vœu formules-tu, Abû ‘Abd ar-Rahmân ?” Je lui dis : ‘Si j’avais en or l’équivalent de cette montagne de Uhud, tout en connaissant précisément son poids et en m’acquittant de sa Zakât, je ne m’en serais pas soucié,’ ou bien, ‘Je n’aurais pas craint que cela me nuise.” » C’est le récit rapporté par Muhammad ibn