Parmi ceux qui décédèrent cette année parmi les notables, on compte al-Hasan ibn al-Hasan (1) ibn ‘Alî ibn Abî Tâlib, Abû Muhammad al-Qurashî al-Hâshimî. Il rapporta d’après son père, lui-même le tenant de son grand-père (hadith remontant jusqu’au Prophète) : « Celui qui prend en charge la subsistance d’une famille de musulmans pendant leur journée et leur nuit, Dieu lui pardonne ses péchés » (2).
Il transmit également, par l’intermédiaire de ‘Ubayd Allâh ibn Ja‘far, une invocation pour la détresse (3) rapportée d’après ‘Alî, ainsi que de son épouse Fâtima bint al-Husayn. Quant à ceux qui recueillirent sa transmission, on y compte son fils ‘Abd Allâh et un groupe de rapporteurs.
Il se rendit auprès de ‘Abd al-Malik ibn Marwân, qui l’honora, le soutint contre al-Hajjâj et le confirma, seul, dans la perception de la sadaqa (l’aumône) attribuée à ‘Alî. L’historien hâfiz Ibn ‘Asâkir a rédigé sa biographie de façon élogieuse et rapporté des récits qui témoignent de sa noblesse, de sa piété et de son attachement à la Sunna (– qu'Allah lui fasse miséricorde –).
On raconte que le calife al-Walîd ibn ‘Abd al-Malik (4) avait écrit à son gouverneur à Médine : « Al-Hasan ibn al-Hasan correspond avec les gens d’Irak. Lorsque tu recevras cette lettre, inflige-lui cent coups de fouet, expose-le au public, et ne doute pas que je veuille sa mort. » On l’arrêta donc, et ‘Alî ibn al-Husayn lui apprit alors les paroles à dire dans la détresse ; il les prononça au moment d’entrer (chez le gouverneur), et Dieu le sauva. Elles sont : « Lâ ilâha illâ Allâh, le Clément, le Généreux ; Lâ ilâha illâ Allâh, le Très-Haut, l’Immense ; Lâ ilâha illâ Allâh, Seigneur des sept cieux et de la terre, Seigneur du Trône sublime » (5). Il mourut à Médine, et sa mère était Khawla bint Manzûr al-Fazârî (6).
Un jour, il s’adressa à un homme des Râfidah : « Par Dieu, te tuer serait un acte qui me rapprocherait de Dieu (– Exalté soit-Il –). » Quelqu’un s’exclama : « Tu plaisantes ! » Il répondit : « Par Dieu, cela n’a rien d’une plaisanterie de ma part, c’est on ne peut plus sérieux » (7).
Un autre, du même groupe, lui dit : « Le Messager de Dieu (ﷺ) n’a-t-il pas dit : “Pour quiconque je suis le maître, ‘Alî est aussi son maître” ? » Il répondit : « Oui, certes. Mais s’il avait voulu désigner par là le califat, il aurait pris la parole devant tout le monde en disant : “Ô gens, sachez que cet homme est celui qui exercera votre autorité après moi, et qu’il est votre dirigeant.” »