Parmi ceux qui périrent à l’époque d’al-Walid ibn ‘Abd al-Malik, on compte : Ziyâd ibn Jâriya al-Tamîmî (1), le Damascain. Sa demeure était située à Damas, à l’ouest du palais des Thaqafites. Il transmit de Ḥabīb ibn Maslama al-Fihri l’interdiction de demander l’aumône alors qu’on possède déjà de quoi se nourrir matin et soir, ainsi que des enseignements relatifs aux dons surérogatoires (an-nafl). Certains prétendirent qu’il avait la qualité de Compagnon du Prophète, mais l’avis correct est qu’il était un Tâbi‘î (successeur).
Les rapporteurs qui transmirent de lui sont : ‘Aṭiyya ibn Qays, Makḥûl et Yûnus ibn Maysara ibn Ḥalbas. Malgré cela, Abû Ḥâtim déclara à son propos : « cheikh inconnu ». An-Nasâ’î et Ibn Ḥibbân l’ont cependant jugé digne de confiance. Ibn ‘Asâkir rapporte (2) qu’un vendredi, il pénétra dans la mosquée de Damas alors qu’on retardait la prière. Il déclara : « Par Dieu, Dieu n’a pas envoyé de Prophète après Muḥammad (que Dieu le couvre d’éloges et de paix) pour vous ordonner de prier à cette heure-ci. » On l’arrêta alors et on l’emmena dans la Khadrâ’, où l’on trancha sa tête, et ce fut à l’époque d’al-Walid ibn ‘Abd al-Malik.
‘Abd Allâh ibn ‘Amr ibn ‘Uthmân (3), surnommé Abû Muḥammad, fut juge à Médine. Il jouissait d’un rang élevé, était généreux et très loué pour ses bienfaits. Dieu est plus savant (4).
[Le califat de Sulaymân ibn ‘Abd al-Malik]
On prêta allégeance à Sulaymân comme calife au moment même où mourut son frère al-Walid, le samedi quinzième jour de Jumâdâ al-Âkhirah de l’an 96 de l’Hégire. Sulaymân se trouvait alors à ar-Ramla. Il avait été désigné héritier du califat par suite du testament de leur père, ‘Abd al-Malik ibn Marwân, ainsi qu’on l’a déjà mentionné.
Avant sa mort, al-Walid ibn ‘Abd al-Malik avait envisagé de destituer son frère Sulaymân et de confier la succession à son propre fils, ‘Abd al-‘Azîz ibn al-Walid. Al-Ḥajjâj avait soutenu ce projet et reçu l’ordre d’y œuvrer, tout comme Qutayba ibn Muslim.