Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ibn Jarîr (1) a dit : « C’est l’opinion de tous les spécialistes de la tradition. »

‘Umar ibn ‘Alî al-Fallâs et d’autres ont déclaré : « Il (al-Walîd) est décédé le samedi, à la mi-Rabî‘ al-Awwal de cette même année, à l’âge de six ans, ou bien trois, ou bien neuf, ou quarante-quatre ans, selon les différentes opinions. » Il rendit l’âme au couvent de Dayr Marân, puis fut porté sur les épaules des hommes jusqu’à ce qu’il fût inhumé au cimetière de Bâb al-Saghîr. D’aucuns disent qu’il fut enterré au cimetière de Bâb al-Farâdîs, version rapportée par Ibn ‘Asâkir (2).

La prière funéraire fut dirigée par ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz, car son frère Sulaymân se trouvait alors à al-Quds ash-Sharîf (Jérusalem). D’autres affirment que son fils ‘Abd al-‘Azîz la dirigea, ou encore son frère Sulaymân, mais l’opinion correcte est qu’il s’agit bien de ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz, et Dieu sait mieux.

C’est également lui qui le descendit dans sa tombe, disant au moment de l’y déposer : « Nous le déposons sans oreiller ni couche préparée. Il a abandonné ses biens, quitté ses proches, est allé reposer dans la terre et se retrouve maintenant face à son jugement. Il restera dans le besoin de ce qu’il a accompli avant sa mort et n’a que faire de ce qu’il a laissé derrière lui (3). »

On rapporte de plusieurs sources que ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz expliqua ceci : lorsqu’il déposa al-Walîd dans le logement funéraire, ce dernier – dit-il – remua dans son linceul et ses jambes se rassemblèrent jusqu’à son cou (4).

Son califat dura neuf ans et huit mois, selon l’avis communément retenu. Dieu sait mieux.

Selon al-Madâ’inî, al-Walîd laissa dix-neuf fils : ‘Abd al-‘Azîz, Muhammad, al-‘Abbâs, Ibrâhîm, Tamâm, Khâlid, ‘Abd ar-Rahmân, Mubashshir, Masrûr, Abû ‘Ubayda, Sadaqa, Mansûr, Marwân, ‘Anbasa, ‘Umar, Rûh, Bishr, Yazîd et Yahyâ. La mère de ‘Abd al-‘Azîz et de Muhammad était Umm al-Banîn (5), fille de son oncle paternel ‘Abd al-‘Azîz ibn Marwân. La mère d’Abû ‘Ubayda était issue de la tribu Fazâra, tandis que le reste de ses fils provenait de concubines diverses (6).

Al-Madâ’inî rapporte que Jarîr l’a pleuré en ces termes :

« Ô œil, verse des larmes que le souvenir vient d’éveiller :
Après ce jour, il ne reste plus de réserve pour tes pleurs.

Le Calife est mort, et ses vertus ont été mises en terre
Dans la poussière – un tombeau obscur, dont la réclusion est trompeuse.

Ses fils, affligés par l’ampleur de son malheur,
Ressemblent à des étoiles privées de leur lune.

Ils étaient tous présents, mais nul ne put détourner sa fin,
Ni ‘Abd al-‘Azîz, ni Rûh, ni ‘Umar (7). »

(1) Al-Tārīkh d’al-Ṭabarī (vol. 6, p. 495). (2) Tārīkh Dimashq (vol. 63, p. 182). (3) Même source (vol. 63, p. 180). (4) Rapport dans Tārīkh al-Islām (événements des années 81‑100, p. 500) et Tārīkh Dimashq (vol. 63, pp. 180‑181). (5) Dans le sens : les croyants, ce qui ici est conforme aux sources. (6) Rapport dans Tārīkh al-Ṭabarī (vol. 6, p. 496). (7) Dans le sens : zarrar ; altération, et al-zūr : déviation. (8) Les vers dans Dīwān Jurayr (p. 362, éd. Dār al-Kutub al-Lubnānīya), et Tārīkh al-Ṭabarī (vol. 6, pp. 497‑498).
قال ابن جرير (١) : هذا قول جميع أهل السير. وقال عمر [و] بن علي الفلاس وجماعة: كانت وفاته يوم السبت للنصف من ربيع الأول من هذه السنة، عن ست وقيل ثلاث وقيل تسع وقيل أربع وأربعين سنة، وكانت وفاته بدير مران، فحمل على أعناق الرجال حتى دفن بمقابر باب الصغير، وقيل: بمقابر باب الفراديس، حكاه ابن عساكر (٢) . وكان الذي صلى عليه عمر بن عبد العزيز لأن أخاه سليمان كان بالقدس الشريف، وقيل: صلى عليه ابنه عبد العزيز. وقيل بل صلّى عليه أخوه سليمان، والصحيح عمر بن عبد العزيز، والله أعلم. وهو الذي أنزله إلى قبره وقال حين أنزله: لننزلنه غير موسَّد ولا ممهد، قد خلفت الأسلاب، وفارقت الأحباب، وسكنت التراب وواجهت الحساب، فقيرًا إلى ما تقدم عليه، غنيًا عما تخلف (٣) . وجاء من غير وجه عن عمر بن عبد العزيز أنه أخبره أنه لما وضعه - يعني الوليد - في لحده ارتكض في أكفانه، وجمعت رجلاه إلى عنقه (٤) . وكانت خلافته تسع سنين وثمانية أشهر على المشهور. والله أعلم. قال المدائني: وكان له من الولد تسعة عشر ولدًا ذكرًا، وهم عبد العزيز، ومحمد، والعباس، وإبراهيم، وتمام، وخالد، وعبد الرحمن، ومبشر، ومسرور، وأبو عيبدة، وصدقة، ومنصور، ومروان، وعنبسة، وعمر، وروح، وبشر، ويزيد، ويحيى. فأم عبد العزيز ومحمد أم البنين (٥) بنت عمه عبد العزيز بن مروان، وأم أبي عبيدة فزارية، وسائرهم من أمهات أولاد شتى (٦) . قال المدائني: وقد رثاه جرير فقال: يا عينُ جودي بدمعٍ هاجَهُ الذِّكر … فما لدمعكِ بعد اليومِ مُدَّخرُ إنَّ الخليفةَ قدْ وارتْ شمائلهُ … غبراءُ مُلْحَدَةٌ في جُولها زور (٧) أضحى بنوهُ وقد جلت مصيبتُهُمْ … مثلَ النجومِ هَوَى من بينها القمرُ كانوا جميعًا فلم يدفع منيتهُ … عبدُ العزيزِ ولا رَوْحٌ ولا عمرُ (٨)
(١) تاريخ الطبري (٦/ ٤٩٥). (٢) تاريخ دمشق (٦٣/ ١٨٢). (٣) المصدر نفسه (٦٣/ ١٨٠). (٤) الخبر في تاريخ الإسلام (حوادث سنة ٨١ - ١٠٠/ ص ٥٠٠) وتاريخ دمشق (٦٣/ ١٨٠ - ١٨١). (٥) في أ: المؤمنين، وما هنا مطابق للمصادر. (٦) الخبر في تاريخ الطبري (٦/ ٤٩٦). (٧) في أ: زرر؛ تحريف، والزور: الاعوجاج. (٨) الأبيات في ديوان جرير (٣٦٢) ط: دار الكتب اللبنانية، وتاريخ الطبري (٦/ ٤٩٧ - ٤٩٨).

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