Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Balkar (1)

Les « heures » étaient ainsi disposées pour indiquer chaque heure qui s’écoulait dans la journée. Sur ces dispositifs se trouvaient des moineaux en cuivre, un serpent en cuivre et un corbeau ; au terme de l’heure, le serpent apparaissait, les moineaux émettaient un sifflement, le corbeau poussait un cri et un caillou tombait dans le bassin. Ainsi, les gens savaient qu’une heure du jour venait de s’écouler, et il en allait de même pour les autres heures.

(2)

J’ai dit : Ces propos montrent deux possibilités. Soit les heures se trouvaient à la porte située au côté sud de la mosquée, appelée la « Porte de l’extension », dont on raconte qu’elle aurait été érigée après la construction de la mosquée. Cela n’empêche pas que les heures y aient pu se trouver à l’époque du juge Ibn Zabr. Soit il y avait, dans la mosquée, sur son côté est, une autre porte dans le mur sud, en regard de la Porte de l’extension, où se trouvaient les heures, puis celles-ci furent transférées ensuite à la « Porte des libraires » (Bab al-Warrâqîn) actuelle, c’est-à-dire la porte orientale de la mosquée. Dieu sait mieux.

J’ai dit : Quant au dôme qui se trouve au milieu de la cour de la mosquée, où coule de l’eau, et que le commun des gens nomme « le dôme d’Abu Nuwâs », sa construction date de l’an 369 (de l’hégire). C’est ce qu’Ibn ‘Asâkir (3) a rapporté en se fondant sur un manuscrit de l’un des Damascènes.

Pour ce qui est du dôme occidental élevé, dans la cour de la mosquée, et qu’on appelle « le dôme de ‘Aïcha », j’ai entendu notre maître le hāfiẓ Abou ‘Abd Allāh al-Dhahabî dire : « Il ne fut bâti qu’environ l’an 160 (de l’hégire), sous le règne d’al-Mahdî, fils d’al-Manṣūr l’abbasside, afin d’y entreposer les réserves de la mosquée et les documents relatifs à ses biens de waqf. »

Pour le dôme oriental situé à la porte de la mosquée ‘Alî, on raconte qu’il fut construit à l’époque du souverain fatimide, autour de l’an 400 (de l’hégire).

Quant à la fontaine qui se trouve sous les marches de Jîrûn, elle fut construite par le noble Fakhr al-Dawla Abou ‘Alî Ḥamza ibn al-Ḥusayn ibn al-‘Abbās al-Ḥusaynî (4). Il semble qu’il ait été administrateur (nâẓir) de la mosquée. Il fit venir un grand bloc de pierre du palais de Ḥajjāj et y fit couler l’eau la nuit du vendredi, pour la septième nuit écoulée de Rabî‘ al-Awwal, l’an 417 (de l’hégire). Des arches furent construites autour, surmontées d’un dôme ; mais ce dernier s’effondra quand des chameaux s’y bousculèrent (se pressèrent) [et se heurtèrent] au mois de Ṣafar de l’an 457 (de l’hégire). Puis on le reconstruisit, mais ses colonnes et tout ce qui reposait dessus tombèrent de nouveau pendant l’incendie des lainiers et de la Maison de la pierre, au mois de Shawwâl de l’an 562 (de l’hégire). Tout cela fut rapporté par le hāfiẓ Ibn ‘Asâkir (5).

J’ai dit : Quant au grand bassin qui se trouvait dans la fontaine, il se trouvait toujours en son centre, et je l’ai moi-même connu en cet état, avant qu’on ne l’enlève. Il y avait un autre bassin similaire dans la cour de purification de Jîrûn, qui y resta jusqu’à ce que les bâtiments des lainiers s’effondrent à cause de l’incendie provoqué par les chrétiens.

(1) Dans « Târîkh Dimashq » : Barkâr ; dans l’édition : Blachkâr !! (2) Entre parenthèses, un ajout provenant de l’édition ; il se trouve dans le « Mukhtaṣar Târîkh Dimashq » d’Ibn Manẓûr (1/272). (3) « Târîkh Dimashq » (2/264). (4) Dans « al-Uṣûl » : al-Ḥusnī, ainsi que ce qui est confirmé dans « Târîkh Dimashq » et son abrégé. (5) « Târîkh Dimashq » (2/264-265).
بلكار (١) الساعات، كان يُعلم بها كل ساعة تمضي من النهار، عليها عصافير من نحاس، وحَيّة من نحاس وغراب، فإذا تمت الساعة خرجت الحيَّة فصفَّرت العصافير وصاح الغراب وسقطت حصاة في الطست [فيعلم الناس أنه قد ذهب من النهار ساعة، وكذلك سائرها] (٢) . قلت: هذا الكلام يدل على أحد شيئين إما أن تكون الساعات كانت في الباب القبلي من الجامع، وهو الذي يسمى باب الزيادة، ولكن قد قيل إنه محدث بعد بناء الجامع، وهو لا ينفي أن الساعات كانت عنده في زمن القاضي ابن زَبْر، وإما أنه قد كان في الجامع في الجانب الشرقي منه في حائطه القبلي باب آخر في محاذاة باب الزيادة، وعنده الساعات ثم نقلت بعد هذا كله إلى باب الورّاقين اليوم، وهو باب الجامع من الشرق، واللّه أعلم. قلت: فأما القبة التي في وسط صحن الجامع التي فيها الماء الجاري، ويقول العامة لها قبة أبي نواس فكان بناؤها في سنة تسع وستين وثلاثمئة أرَّخَ ذلك ابن عساكر (٣) عن خط بعض الدماشقة. وأما القبة الغربية العالية التي في صحن الجامع التي يقال لها قبة عائشة، فسمعت شيخنا الحافظ أبا عبد الله الذهبي يقول: إنها إنما بنيت في حدود سنة ستين ومئة في أيام المهدي بن المنصور العباسي؛ وجعلوها لحواصل الجامع وكتب أوقافه. وأما القبة الشرقية التي على باب مسجد علي فيقال: إنها بنيت في زمن الحاكم العبيدي في حدود سنة أربعمئة. وأما الفَوَّارة التي تحت درج جيرون فعملها الشريف فخر الدولة أبو علي حمزة بن الحسين بن العباس الحسيني (٤) ، وكأنه كان ناظرًا بالجامع، وجَرَّ إليها قطعة من حجر كبير من قصر حَجّاج، وأجرى فيها الماء ليلة الجمعة لسبع ليال خلون من ربغ الأول سنة سبع عشرة وأربعمئة وعملت حولها قناطر، وعقد عليها قبة، ثم سقطت القبة بسبب جِمَال تحاكَّت عندها [وازدحمت] وذلك في صفر سنة سبع وخمسين وأربعمئة، فأعيدت ثم سقطت عمدها وما عليها في حريق اللبادين ودار الحجارة في شوال سنة اثنتين وستين وخمسمئة، ذكر ذلك كله الحافظ ابن عساكر (٥) . قلت: وأما القصعة التي كانت في الفوارة، فما زالت وسطها، وقد أدركتها كذلك، ثم رفعت بعد ذلك. وكان بطهارة جيرون قصعة أخرى مثلها، فلم تزل بها إلى أن تهدمت اللبادين بسبب حريق النصارى
(١) في تاريخ دمشق: بركار، وفي ط: بلشكار!! (٢) ما بين معكوفين زيادة من ط، وهي في مختصر تاريخ دمشق لابن منظور (١/ ٢٧٢). (٣) تاريخ دمشق (٢/ ٢٦٤). (٤) في الأصول: الحسني، والمثبت من تاريخ دمشق ومختصره. (٥) تاريخ دمشق (٢/ ٢٦٤ - ٢٦٥).

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