Si tu réfléchis à ses arches et à son toit, tu verras la finesse de l’artisan qui l’a élevé. Et si tu considères la beauté de son dôme, tu trouveras l’esprit confondu par l’élégance de ses contours. Le vent traverse ses ouvertures avec force et en renforce le tourbillon. Le sol en est revêtu de marbre, ce qui élargit le regard dans ses vastes recoins. Des cercles de savoir y sont aménagés avec harmonie, et la poitrine s’y dilate dans leurs réunions. Sur chaque porte se trouve un bassin d’ablutions, de sorte que les gens sont à l’abri de tout obstacle qui les gênerait. Tous profitent de ses commodités et nul n’est écarté de leurs bienfaits. Les eaux y coulent sans cesse, franchissant les canaux qui leur sont aménagés. Son marché demeure toujours actif, les foules s’y pressent dans ses rues, pour se procurer les fruits qu’elles désirent et les marchandises qu’elles recherchent. On dirait un jardin anticipé sur terre, n’était l’inéluctable passage des épreuves. Qu’elle demeure, malgré ses ennemis, en paix et en sûreté, protégée par Dieu contre toute calamité.
Section à propos de ce qui s’y trouve comme vestiges, et de ce que les gens de bien ont rapporté de ses mérites
Il est rapporté de Qatâda qu’il a dit au sujet de la parole du Très-Haut : « Par le figuier et l’olivier » (at-Tîn), « le figuier » désigne la mosquée de Damas, « l’olivier » la mosquée de Bayt al-Maqdis (Jérusalem), « le mont Sînîn » le lieu où Dieu s’adressa à Moïse, et « cette cité sûre » [Coran 95 : 1-3], c’est La Mecque (2).
‘Uthmân ibn Abî ‘Âtika rapporte, de la part des gens de science, qu’ils ont affirmé à propos de ce verset : « Par le figuier », que cela désigne la mosquée de Damas. C’est ce qu’Ibn ‘Asâkir a transmis.
Sofwân ibn Sâlih a mentionné, d’après ‘Abd al-Khâliq ibn Zayd ibn Wâqid, d’après son père, d’après ‘Atiyya ibn Qays al-Kalâbî, que Ka‘b al-Ahbâr a dit : « Une mosquée sera construite à Damas et restera debout quarante ans après la ruine du monde » (3).
Al-Walîd ibn Muslim a rapporté, d’après ‘Uthmân ibn Abî ‘Âtika, d’après ‘Alî ibn Yazîd (4), d’après al-Qâsim Abû ‘Abd ar-Rahmân, que Dieu – Exalté soit-Il – révéla au mont Qâsiyûn : « Fais don de ton ombrage et de ta bénédiction au mont de Bayt al-Maqdis. » Et il s’exécuta.