Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Quant à la mosaïque, on ne sait pas précisément où elle se trouve. On dit que le marbre est pétri, et l’on s’appuie pour preuve sur sa capacité à fondre au feu (1).

Le hâfiẓ Ibn ʿAsākir (2) rapporte : « Ibrāhīm ibn Abī l-Layth al-Kātib – arrivé à Damas l’année quatre cent trente-deux – mentionna dans une lettre : “Puis on nous intima l’ordre de changer de lieu, et je partis pour une ville dont la beauté était accomplie, où l’apparence concordait avec la réalité. Ses ruelles sont embaumées, et ses avenues spacieuses. Partout l’on marche, on hume un parfum, et partout l’on va, on rencontre une vue surprenante. Si l’on se tourne vers sa grande mosquée, on y voit ce que le descripteur ne peut décrire et ce que l’observateur ne peut appréhender. En résumé, c’est un trésor préservé par les âges, une rareté de son époque, une merveille des temps et une singularité hors du commun. Dieu y a établi un souvenir qui ne disparaîtra pas, et y a laissé une empreinte que personne ne peut ignorer ni effacer.” »

Ibn ʿAsākir ajoute : « L’un des lettrés parmi les traditionnistes me récita, dans le grand sanctuaire de Damas – que Dieu le rende florissant par Son évocation (et dans Damas) – ces vers (3) :

“Damas : déjà s’est répandue la renommée de la beauté de sa Grande Mosquée,
Et de tout ce que recèlent ses hauteurs et ses enclos.
Elle est d’une perfection esthétique que l’œil saisit à travers ses splendeurs.
Sa terre est bonne, bénie ; son destin est placé sous le signe de la prospérité et du bonheur.
Sa mosquée est le foyer de tous les charmes, surpassant par là les villes dans leurs sanctuaires.
Elle fut édifiée avec soin et habileté : que Dieu ne démente pas les efforts de son bâtisseur !
Son mérite et sa gloire se disent dans des récits sincères qui ravissent l’oreille de qui les écoute.
Avant l’incendie, elle laissait déjà le visiteur plein d’étonnement ; cependant, ses flammes ont dévasté son éclat.
Le feu a gâché sa splendeur, et nul n’espère revoir ce qui s’en est allé.
Qui s’arrête à ses incrustations et à tous leurs ornements atteste l’ingéniosité de leur artisan.
Ses arbres demeurent toujours porteurs de fruits, sans craindre la violence du vent.
On dirait qu’ils sont faits d’émeraude, plantés sur un sol d’or, qu’un bienfait recouvre.
Ses fruits semblent se décrire d’eux-mêmes ; point de crainte qu’ils ne dépérissent.
On les cueille du regard et non de la main, et ils ne se recueillent pas pour quelqu’un qui en ferait commerce.
Sous eux, des plaques de marbre ont été déposées ; puisse Dieu ne jamais trancher la main de celui qui les a extraites.
À vrai dire, l’habileté du décorateur y est manifeste : l’éclat de l’œuvre révèle la perfection de son artisan.” (4)

(1) Tārīkh Dimashq (2/247-248). (2) Source précédente (2/248). (3) Tārīkh Dimashq (2/271-272). (4) Dans A : baqāqiʿuhā. De même dans Tārīkh Dimashq.
والفسيفساء، فإنه لا يدرى لها موضع، ويقال إن الرخام معجون، والدليل على ذلك أنه يذوب على النار (١) . قال الحافظ ابن عساكر (٢) : وذكر إبراهيم بن أبي اللّيث الكاتب - وكان قدم دمشق سنة اثنتين وثلاثين وأربعمئة - في رسالة له قال: ثم أمرنا بالانتقال فانتقلت منه إلى بلد تمت محاسنه، ووافق ظاهره باطنه، أزقته أرجة، وشوارعه فرجة، فحيث ما مشيت شممت طيبًا، وأين سعيت رأيت منظرًا عجيبًا، وإن أفضيت إلى جامعه شاهدت منه ما ليس في استطاعة الواصف أن يصفه، ولا الرائي أن يعرفه، وجملته أنه كنز الدهر، ونادرة الوقت، وأعجوبة الزمان، وغريبة الأوقات، ولقد أثبت الله – Exalté soit-Il – به ذكرًا يدرس، وخلف به أمرًا لا يخفى ولا يدرس. قال ابن عساكر: وأنشدني بعض أهل الأدب المحدِّثين في جامع دمشق عَمره الله بذكره [وفي دمشق فقال] (٣) : دمشقُ قد شاعَ حسنُ جامعها … وما حوته رُبى مرابعها بديعةُ الحسنِ في الكمالِ لما … يدركهُ الطرفُ منْ بدائعها طيبة أرضها مباركةٌ … باليمنِ والسعدِ أخذ طالعها جامعها جامعُ المحاسنِ قدْ … فاقتْ به المدن في جوامعها بنية بالاتقانِ قدْ وضعتْ … لا ضيَّعَ الله سعيَ واضعها تذكرُ في فضلهِ ورفعتهِ … آثارُ صدقٍ راقتْ لسامعها قدْ كانَ قبلَ الحريقِ مدهشة … فغيرتْ ناره بلاقعها فأذهبتْ بالحريقِ بهجتهُ … فليسَ يرجى إيابُ راجعها إذا تفكرتَ في الفصوصِ وما … فيها تيقنتَ حذقَ راصعها أشجارها لا تزالُ مثمرةً … لا ترهبُ الريحَ منْ مدافعها كأنها من زمرب غرستْ … في أرضِ تبرٍ تغشى بنافعها (٤) فيها ثمارٌ تخالها ينعتْ … وليسَ يخشى فسادُ يانعها تقطفُ باللحظِ لا بجارحةِ ال … أيدي ولا تجتني لبائعها وتحتها من رخامةٍ قطعٌ … لا قطعَ الله كف قاطعها أحكم ترخيمها المرخمُ قد … بانَ عليها إحكامُ صانعها
(١) تاريخ دمشق (٢/ ٢٤٧ - ٢٤٨). (٢) المصدر السابق (٢/ ٢٤٨). (٣) تاريخ دمشق (٢/ ٢٧١ - ٢٧٢). (٤) في أ: بقاقعها. وكذلك في تاريخ دمشق.

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