Son père. Cela plut alors à al-Walīd, qui l’envoya comme réponse au roi des Byzantins.
Al-Farazdaq a dit à ce sujet :
« Tu as séparé les chrétiens dans leurs églises … et les adorateurs [de Dieu] à l’aube et à la nuit tombée.
Ils sont pourtant tous unis lorsqu’ils prient, bien que leurs visages diffèrent … quand ils se prosternent devant Dieu et devant l’idole.
Comment la cloche, que font résonner les adeptes de la Croix, pourrait-elle se concilier … avec ceux qui récitent (le Coran) et ne dorment point ?
Que Dieu t’ait inspiré de détourner leur église … d’une mosquée où l’on récite des paroles sublimes.
Tu as compris qu’il fallait l’éloigner d’eux comme l’ont compris [ceux qui] … jugeaient en leur faveur pour les récoltes et les troupeaux,
David et le roi bien-guidé quand ils répartirent leurs petits … et qu’ils tondirent leur laine avec les cisailles. » (1)
« Nous ne connaissons aucun père que la terre ait porté … plus vertueux envers ses fils, ni plus juste dans son jugement. » (2)
L’hafiz ‘Abd al-Raḥmān ibn Ibrāhīm Duhaym ad-Dimashqī a dit : « Al-Walīd bâtit ce qui se trouvait à l’intérieur des murs de la mosquée et augmenta la hauteur de ces murs. »
Al-Ḥasan ibn Yaḥyā al-Khushnī a déclaré : « C’est Hūd (– paix sur lui –) qui construisit le mur méridional de la Mosquée de Damas (3). »
D’autres ont relaté : « Lorsque al-Walīd voulut bâtir la coupole au centre des portiques — la “coupole de l’Aigle”, dénomination récente, probablement parce qu’on la comparait à la forme de l’aigle, avec les portiques à droite et à gauche comme des ailes — il creusa pour ses fondations jusqu’à atteindre la nappe d’eau souterraine, but de cette eau douce et limpide, puis y plaça des jarres (4) de vin, avant de construire par-dessus avec des pierres. Lorsque les piliers s’élevèrent, on érigea la coupole par-dessus, mais elle s’effondra.
Al-Walīd dit alors à un des architectes : “Je veux que tu me bâtisses toi-même cette coupole.” Il répondit : “À condition que tu me donnes, sous la foi de Dieu et de Sa promesse, l’assurance que personne d’autre que moi ne la construira.” Al-Walīd accepta. L’architecte bâtit les assises, les recouvrit de nattes, puis s’absenta pendant une année complète, sans qu’al-Walīd ne sache où il se trouvait. Après un an, il reparut. Al-Walīd, accompagné des notables, le saisit, et l’architecte ôta les nattes : on découvrit alors que les fondations, qui s’étaient élevées, s’étaient affaissées jusqu’à rejoindre le sol. Il lui dit : “C’est de là que vient le problème.” Ensuite, il la rebâtit et la coupole tint bon.
Certains ont rapporté qu’al-Walīd voulut recouvrir le dôme de la coupole d’or pur afin d’accroître la grandeur de la mosquée. L’architecte lui rétorqua : “Tu ne pourras pas y parvenir.” Al-Walīd le fit alors frapper de cinquante coups de fouet et s’écria : “Malheur à toi ! Comment pourrais-je en être incapable alors que je reçois l’impôt de tous les territoires ?” L’autre reprit : “Oui, et je vais te le prouver.” Il lui répliqua : “Alors, prouve-le-moi.” L’architecte dit : “Fais frapper une seule brique en or et, à partir de celle-ci, évalue ce qu’exigerait la coupole tout entière.” Al-Walīd ordonna donc de faire venir l’or, et on en fondit une brique.”