Il faisait partie des personnes les plus raffinées et avisées des Banû Hâshim, et il ne laissa aucune descendance. Ayyûb al-Sakhtiyânî et d’autres ont dit : « Il fut le premier à parler de l’irjâ’, et il rédigea à ce sujet une épître, puis il s’en repentit. » (1)
D’autres ont rapporté : « Il hésitait au sujet de ‘Uthmân, ‘Alî, Talha et al-Zubayr ; il ne les soutenait pas et ne les blâmait pas non plus. Lorsqu’arriva cette nouvelle auprès de son père, Muhammad ibn al-Hanafiyya, celui-ci le frappa et le blessa, en disant : “Malheur à toi ! Ne vas-tu donc pas prendre parti pour ton père ‘Alî ?” » (2)
Abû ‘Ubayd déclara : « Il mourut en l’an quatre-vingt-quinze. » Khalîfa précisa : « Il mourut à l’époque de ‘Umar ibn ‘Abd al-‘Azîz, et Dieu sait mieux. »
Quant à Humayd ibn ‘Abd al-Raḥmân ibn ‘Awf al-Zuhrî (3) [dont la mère était Umm Kulthûm bint ‘Uqbah ibn Abî Mu‘ayṭ, sœur utérine de ‘Uthmân ibn ‘Affân], il était un juriste distingué et un érudit, possédant de nombreux récits (4).
Il en va de même pour Mutarrif ibn ‘Abd Allâh ibn al-Shikhkhîr (5). Tous ces individus font l’objet de notices biographiques dans notre livre « al-Takmîl » (6).
Cette même année marqua la mort d’al-Ḥajjâj [à Wâsiṭ], comme cela a déjà été exposé en détail, louange à Dieu. De même, l’on situe cette année le meurtre de Sa‘îd ibn Jubayr, selon le témoignage de ‘Alî ibn al-Madâ’inî et d’autres ; cependant, il est généralement admis que cela eut lieu en l’an quatre-vingt-quatorze, comme l’ont rapporté Ibn Jarîr (7) et plus d’un savant. Dieu sait mieux.