Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

La signification est donc que, lorsqu’il l’accueillit et l’honora dans sa demeure, puis qu’il lui raconta ce qui lui était arrivé, il le félicita en lui annonçant qu’il avait été sauvé. C’est alors que l’une des deux filles dit à son père : « Ô mon père, emploie-le », c’est-à-dire pour qu’il fasse paître ses troupeaux. Ensuite, elle fit son éloge en précisant qu’il était fort et digne de confiance.

‘Amr, Ibn ‘Abbâs, Shurayh le juge, Abû Mâlik, Qatâda, Muhammad ibn Isḥâq et plusieurs autres ont rapporté que, lorsque la fille prononça ces paroles, son père lui demanda : « D’où sais-tu cela ? » Elle répondit : « Il a soulevé une pierre que seuls plusieurs hommes parviennent à soulever. Et lorsque je suis venue avec lui, je marchais devant lui. Alors il m’a dit : “Tiens-toi derrière moi ; si le chemin se sépare, lance-moi un caillou, afin que je sache où passer.” »

Ibn Mas‘ûd déclara : « Les personnes les plus perspicaces sont au nombre de trois : le maître de Yûsuf lorsqu’il dit à sa femme : “Honore sa demeure” (Yûsuf, 21) ; la compagne de Mûsâ lorsque, parlant à son père, elle dit : “Ô mon père, emploie-le ! Le meilleur à employer est certes celui qui est fort et digne de confiance” (Al-Qaṣaṣ, 26) ; et Abû Bakr lorsqu’il désigna ‘Umar ibn al-Khaṭṭâb. »

Puis vint la Parole divine : « Il dit : “Je veux te marier l’une de mes deux filles, à la condition que tu me serves pendant huit ans ; si tu en remplis dix, ce sera de ton propre gré.” » (Al-Qaṣaṣ, 27). Sur la base de ce verset, un groupe parmi les disciples d’Abû Ḥanîfa (qu’Allâh lui fasse miséricorde) s’est appuyé pour défendre la validité d’une vente stipulant « l’un de ces deux esclaves » ou « l’un de ces deux vêtements » et ainsi de suite, invoquant le passage : « l’une de mes deux filles ». Cependant, il y a matière à discussion, car il ne s’agit là que d’une négociation préliminaire et non d’un contrat ferme. Dieu est plus savant.

Les disciples d’Aḥmad se fondent, quant à eux, sur la validité d’une location rétribuée par la nourriture et l’habillement, conformément à l’usage. Ils s’appuient sur le ḥadith rapporté par Ibn Mâjah dans ses “Sunan” (dans le chapitre intitulé « Louer un ouvrier contre sa seule nourriture »). Muḥammad ibn Muṣaffā al-Ḥimṣī nous rapporta, (d’après Baqiyya ibn al-Walīd, d’après Maslama ibn ‘Alī, d’après Sa‘īd ibn Abī Ayyūb, d’après al-Ḥārith ibn Yazīd, d’après ‘Ulay ibn Rabāḥ), qu’il entendit ‘Utba ibn an-Nudhar dire : « Nous étions auprès de… »

(3/385). Ce récit est mentionné par al-Ṭabarī dans son Tafsīr (20/40), où il est dit : Yathrī. (1) Dans nos fondamentaux, son interprétation est attribuée à ʿAmr ibn ʿAbbās, et ʿAmr est le fils de Maymūn. Al-Ṭabarī a rapporté sa parole dans son Tafsīr (20/41), avec les autres opinions. (2) Suppression : le tir sur le côté. (3) Il est dans l'interprétation de l'auteur (3/385). (4) Dans B : il est biographié dans le chapitre sur la location... Dans T : ...biographié dans son livre... (5) Dans nos fondamentaux : Ibn al-Ṣafī, ce qui est une erreur, et Muḥammad ibn Muṣfā ibn Buḥlūl, al-Ḥimṣī al-Qurashī. Ibn Ḥajar a dit à son sujet dans al-Taqrīb : digne de confiance, mais avec des illusions, et il pratiquait la dissimulation (2/208). (6) Dans T : Ibn al-Durr, ce qui est une altération. ʿUtbah ibn al-Nuddār, avec un ṉūn médian et un dāl emphatique ouvert. Compagnon syrien, décédé en l'an 84 de l'Hégire. Biographié dans Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (3/417) et ses sources de biographie sont là.
والمقصود أنّه لما أضافه، وأكرم مثواه، وقصَّ عليه ما كان من أمره، بشَّره بأنّه قد نجا، فعند ذلك قالت إحدى البنتين لأبيها: ﴿يَاأَبَتِ اسْتَأْجِرْهُ﴾، أي: لرعي غنمك، ثم مدحته بأنه قويٌّ أمينٌ. قال عَمْرو (١) وابن عبَّاس، وشريح القاضي، وأبو مالك، وقتادة، ومحمد بن إسحاق، وغير واحد: لمّا قالت ذلك قال لها أبوها: وما علمك بهذا؟ فقالت: إنّه رفع صخرةً لا يطيق رفعها إلا عسْرة. وإنه لما جئت معه تقدمتُ أمامه، فقال: كوني من ورائي، فإذا اختلفت الطريق فاحذفي (٢) لي بحصاةٍ أعلم بها كيف الطريق. قال ابن مسعود: أفرسُ النَّاس ثلاثة: صاحب يُوسف حين قال لامرأته ﴿أَكْرِمِي مَثْوَاهُ﴾ [يوسف: ٢١] . وصاحبة موسى حين قالت: ﴿يَاأَبَتِ اسْتَأْجِرْهُ إِنَّ خَيْرَ مَنِ اسْتَأْجَرْتَ الْقَوِيُّ الْأَمِينُ﴾. وأبو بكر حين استخلف عمر بن الخطاب (٣) . ﴿قَالَ إِنِّي أُرِيدُ أَنْ أُنْكِحَكَ إِحْدَى ابْنَتَيَّ هَاتَيْنِ عَلَى أَنْ تَأْجُرَنِي ثَمَانِيَ حِجَجٍ فَإِنْ أَتْمَمْتَ عَشْرًا فَمِنْ عِنْدِكَ﴾. استدلّ بهذا جماعةٌ من أصحاب أبي حنيفة (رحمه الله) على صحّة ما إذا باعه أحد هذين العبدين أو الثوبين، ونحو ذلك أنّه يصحُّ لقوله: ﴿إِحْدَى ابْنَتَيَّ هَاتَيْنِ﴾. وفي هذا نظر؛ لأنّ هذه مُراوضةٌ لا معاقدةٌ. والله أعلم. واستدلّ أصحابُ أحمد على صحّة الإيجار بالطعمة والكسوة كما جرت به العادة، واستأنسوا بالحديث الذي رواه ابن ماجه في "سننه" مترجمًا عليه كتابه (٤) : باب استئجار الأجير على طعام بطنه. حدثنا محمد بن مصفّى (٥) الحمصي، حدثنا بقيَّة بن الوليد، عن مَسْلَمة بن علي، عن سعيد بن أبي أيوب، عن الحارث بن يزيد، عن عُلَي بن رباح قال: سمعت عتبة بن النُذَّر (٦) يقول: كُنَّا عند
= (٣/ ٣٨٥). والخبر ذكره الطبري في تفسيره (٢٠/ ٤٠)، وفيه: يثري. (١) في أصولنا، وتفسيره: عمرو ابن عباس، وعمرو هو ابن ميمون. وقد أورد قوله الطبري في تفسيره: (٢٠/ ٤١)، مع بقية الأقوال. (٢) الحذف: الرمي عن جانب. (٣) هو في تفسير المؤلف (٣/ ٣٨٥). (٤) في ب: مترجمًا عليه في باب استئجار .. وفي ط: … مترجمًا في كتابه … (٥) في أصولنا: ابن الصفي وهو سهو، ومحمد بن مصفى بن بُهلول، الحمصي القرشي، قال فيه ابن حجر في التقريب: صدوق، له أوهام، وكان يدلس (٢/ ٢٠٨). (٦) في ط: ابن الدر وهو تحريف. وعتبة بن النُّدَّر، بضم النون، وتشديد الدال المهملة المفتوحة. صحابي شامي، توفي سنة (٨٤ هـ). مترجم في سير أعلام النبلاء (٣/ ٤١٧) ومصادر ترجمته ثمة.

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