Et at-Tirmidhî rapporte (1) d’après le hadith de Sharīk, transmis par ‘Abd Allâh ibn ‘Asm (ou ‘Ismah). Il dit : « C’est un hadith bon et singulier (ḥasan gharīb), que nous ne connaissons que par la voie de Sharīk. »
Ach-Châfi‘î a déclaré : « Nous a raconté Musallim ibn Khâlid, d’après Ibn Jurayj, d’après Nâfi‘, que Ibn ‘Umar s’était retiré pendant les nuits des combats entre Ibn az-Zubayr et al-Ḥajjâj à Minâ. Il priait néanmoins avec al-Ḥajjâj (2). »
As-Sawrî a dit, d’après Muḥammad ibn al-Munkadir, d’après Jâbir, que ce dernier s’était rendu auprès d’al-Ḥajjâj sans le saluer et n’avait pas prié derrière lui.
Isḥâq ibn Râhwayh dit : « Nous a informés Jarîr, d’après al-Qa‘qâ‘ ibn aṣ-Ṣalt, qu’al-Ḥajjâj prononça un discours en disant : “Ibn az-Zubayr a altéré le Livre de Dieu.” Alors Ibn ‘Umar répondit : “Dieu ne l’a pas habilité à le faire, pas plus que toi avec lui, et si je le voulais, je te dirais : ‘Tu mens !’ et je le ferais (3).” »
Il est rapporté de Shahr ibn Ḥawshab et d’autres que, lorsque al-Ḥajjâj fit un sermon très long, Ibn ‘Umar ne cessait de répéter : « La prière ! La prière ! » à plusieurs reprises. Puis il se leva et fit l’iqâmah, si bien que les gens se levèrent, et al-Ḥajjâj dirigea la prière en commun. Une fois la prière achevée, il demanda à Ibn ‘Umar : « Qu’est-ce qui t’a poussé à agir ainsi ? » Il répondit : « Nous ne venons que pour la prière. Accomplis donc la prière à son heure, puis dilate-toi en discours comme tu le voudras par la suite (4). »
Al-Aṣma‘î a dit : « J’ai entendu mon oncle raconter : “On m’a rapporté que lorsque al-Ḥajjâj triompha d’Ibn az-Zubayr puis arriva à Médine, il rencontra un vieillard sortant de la ville et le questionna sur la situation de ses habitants. Le vieillard répondit : ‘C’est la pire des situations : on a tué le fils du Ḥawârî (apôtre) du Messager de Dieu (que Dieu le couvre de bénédiction et de paix).’ Al-Ḥajjâj demanda : ‘Qui l’a tué ?’ Il dit : ‘Le pervers maudit, al-Ḥajjâj, sur qui pèsent les malédictions de Dieu et Sa ruine, lui qui ne craint que rarement Dieu.’ Al-Ḥajjâj entra alors dans une grande colère et dit : ‘Ô vieillard ! Me reconnaîtrais-tu si tu me voyais ?’ Il répondit : ‘Oui, et puisse Dieu ne pas te préserver du mal !’ C’est alors qu’al-Ḥajjâj découvrit son visage et dit : ‘Tu vas le savoir maintenant, ô vieillard, quand ton sang va couler à l’instant !’ Voyant le sérieux de la menace, le vieillard déclara : ‘Par Dieu, c’est bien surprenant, ô Ḥajjâj ! Si tu me connaissais, tu n’aurais pas proféré de telles paroles. Je suis al-‘Abbâs ibn Abî Thawr (5) ; je fais des crises cinq fois par jour.’ Al-Ḥajjâj répliqua : ‘Va-t’en ! Et puisse Dieu ne point guérir ce forcené de sa folie ni le préserver (6).’” »
L’imâm Aḥmad (7) a dit : « Nous a rapporté ‘Abd aṣ-Ṣamad, qui a dit : “Nous a rapporté Ḥammâd ibn Salama, d’après Ibn Abî Râfi‘, d’après…” »