Et on rapporte qu’Anas ibn Mâlik, Thâbit al-Bunânî, Humayd aṭ-Ṭawîl, Mâlik ibn Dînâr, Jawâd ibn Mujâlid, Qutayba ibn Muslim et Saʿîd ibn Abî ʿArûba ont transmis de lui. C’est ce qu’affirme Ibn ʿAsâkir (1). Il dit aussi : Il avait à Damas plusieurs demeures, dont la « demeure du râwiya », près du palais d’Ibn Abî al-Ḥadîd. ʿAbd al-Malik le nomma gouverneur du Ḥijāz, et il tua Ibn az-Zubayr, puis le destitua et le désigna comme gouverneur de l’Irak. Il se rendit ensuite à Damas comme émissaire auprès de ʿAbd al-Malik.
Puis on rapporte, par la voie de al-Mughîra ibn Muslim : « Sâlim ibn Qutayba ibn Muslim nous a fait savoir (2) : “J’ai entendu mon père dire : al-Ḥajjâj ibn Yûsuf nous fit un sermon où il évoqua la tombe. Il ne cessa de répéter : ‘C’est la demeure de la solitude et la demeure de l’exil’, jusqu’à ce qu’il pleure et fasse pleurer ceux qui l’entouraient. Puis il dit : ‘J’ai entendu l’Émir des croyants ʿAbd al-Malik ibn Marwân affirmer : j’ai entendu Marwân, dans son sermon, nous dire : ʿUthmân ibn ʿAffân nous a adressé un sermon et a déclaré : Jamais le Messager de Dieu (ﷺ) n’a posé son regard sur une tombe ou l’a évoquée sans pleurer.’” Et ce ḥadîth a un témoignage corroborant dans les Sunan d’Abû Dâwûd (3) et ailleurs.
On rapporte aussi, dans la chaîne passant par Aḥmad ibn ʿAbd al-Jabbâr : « Sayyâr nous a transmis d’après Jaʿfar, d’après Mâlik ibn Dînâr, qui a dit : “Un jour, j’entrai chez al-Ḥajjâj, et il me dit : ‘Ô Abû Yaḥyâ, ne veux-tu pas que je te conte un beau ḥadîth du Messager de Dieu (ﷺ) ?’ Je répondis : ‘Bien sûr !’ Il dit alors : ‘Abû Burda m’a rapporté, d’après Abû Mûsâ, que le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : « Celui qui a un besoin à adresser à Dieu, qu’il L’implore juste après l’une des prières obligatoires. »’” Et ce ḥadîth a pour témoin un autre récit rapporté de Faḍâla ibn ʿUbayd et d’autres, figurant dans les Sunan et les Musnad (4). Dieu est plus savant.
Aš-Šâfiʿî a dit : « J’ai entendu quelqu’un relater qu’al-Mughîra ibn Šuʿba surprit son épouse en train de se curer les dents, tôt le matin, pour retirer ce qui se trouvait entre ses dents. Il lui dit : ‘Par Dieu ! Si tu as déjà pris ton repas matinal, tu es bien mesquine et méprisable. Et si ce que tu cherches à enlever est un reste de la veille, alors tu es sale !’ Puis il la répudia. Elle s’exclama : ‘Par Dieu, rien de ce que tu dis n’est vrai ! J’ai seulement fait ce qu’une femme libre fait : j’ai utilisé le siwâk ce matin, et il en est resté un éclat dans ma bouche que j’essayais d’enlever.’ Al-Mughîra dit alors à Yûsuf, le père d’al-Ḥajjâj : ‘Épouse-la, car elle mérite d’enfanter un homme qui s’imposera.’ Yûsuf, le père d’al-Ḥajjâj, l’épousa donc. Aš-Šâfiʿî poursuit : ‘On m’a informé que lorsqu’Abû al-Ḥajjâj la prit pour épouse et consomma le mariage, il s’endormit et il lui fut dit en rêve : “Comme elle a vite conçu du mubîr (5) !”’ »