Al-Tabarânî a rapporté : « Muhammad ibn ‘Abd Allâh al-Khudhary nous a rapporté ; ‘Uthmân ibn Abî Shaybah nous a rapporté ; Jarîr, selon ‘Umar ibn Hârith, a dit : Lorsque ‘Alî ibn al-Husayn mourut et qu’on lava son corps, on remarqua des marques sombres sur son dos. On demanda : “Qu’est-ce que cela ?” On répondit : “Il portait des sacs de farine la nuit sur son dos pour en faire don aux pauvres de Médine.” (1) »
Ibn ‘Â’ishah a dit : « J’ai entendu les habitants de Médine dire : “Nous n’avons plus connu l’aumône secrète depuis la mort de ‘Alî ibn al-Husayn.” » (2)
‘Abd Allâh ibn Hanbal a rapporté, d’après Ibn Ishkâb, d’après Muhammad ibn Bishr, d’après Abû al-Minhâl al-Tâ’î, que ‘Alî ibn al-Husayn, lorsqu’il tendait une aumône à un indigent, l’embrassait puis la lui remettait.
Al-Tabarî a dit : « Yahyâ ibn Zakariyyâ al-Ghallâbî nous a rapporté ; al-‘Utbi nous a rapporté ; et son père m’a rapporté qu’‘Alî ibn al-Husayn – qui était parmi les quatre plus éminents de Banû Hâshim – disait : “Ô mon fils, supporte patiemment les épreuves et ne porte pas atteinte aux droits d’autrui. Ne déçois pas ton frère, sauf si le tort que cela te cause est plus grand que le bienfait que cela t’apporterait.” »
Al-Tabarânî a également rapporté, selon sa chaîne de transmission, qu’‘Alî ibn al-Husayn se trouvait dans une assemblée lorsqu’il entendit un appel de sa maison. Il se leva, y entra, puis revint s’asseoir. On lui demanda : « Était-ce un événement important qui a motivé cet appel ? » Il répondit : « Oui ! ». Les gens lui présentèrent leurs condoléances et s’étonnèrent de sa patience. Il dit alors : « Nous sommes une famille qui obéit à Dieu dans ce qui nous plaît et qui Le loue pour ce qui nous déplaît. »
Al-Tabarânî a rapporté que ‘Alî ibn al-Husayn a dit : « Le Jour de la Résurrection, un héraut proclamera : “Qu’ils se lèvent, les gens de la vertu !” Alors certains se lèveront et on leur dira : ‘Partez au Paradis.’ Les anges viendront à leur rencontre : ‘Où allez-vous ?’ Ils répondront : ‘Au Paradis.’ Les anges demanderont : ‘Sans en passer par le jugement ?’ Ils répondront : ‘Oui.’ Les anges diront : ‘Qui êtes-vous ?’ Ils répondront : ‘Nous sommes les gens de la vertu.’ Les anges leur diront : ‘En quoi consiste votre vertu ?’ Ils diront : ‘Lorsque l’on nous traitait avec ignorance, nous faisions preuve de tolérance ; lorsque nous étions opprimés, nous endurions patiemment ; lorsque nous étions offensés, nous pardonnions.’ Les anges leur diront : ‘Entrez au Paradis. Quelle belle récompense pour ceux qui agissent ainsi !’ »
« Puis un héraut proclamera : “Qu’ils se lèvent, les gens de la patience !” Un autre groupe se mettra debout et on leur dira : ‘Partez au Paradis.’ Les anges les interrogeront de la même manière et ils répondront : ‘Nous sommes les gens de la patience.’ Les anges demanderont : ‘En quoi consistait votre patience ?’ Ils diront : ‘Nous nous contraignions à obéir à Dieu, nous nous retenions de Lui désobéir et nous endurions l’épreuve.’ Les anges leur diront : ‘Entrez au Paradis. Quelle belle récompense pour ceux qui agissent ainsi !’ »
« Puis un héraut appellera : “Qu’ils se lèvent, les voisins de Dieu dans Sa Demeure !” Des gens, peu nombreux, se lèveront et on leur dira : ‘Partez au Paradis.’ Les anges les rencontreront, leur poseront la même question, et ils répondront : ‘Nous nous rendions visite les uns aux autres pour Dieu, nous nous réunissions pour Dieu et nous nous offrions des biens les uns aux autres pour Dieu.’ On leur dira alors : ‘Entrez au Paradis ! Quelle belle récompense pour ceux qui agissent ainsi !’ »
‘Alî ibn al-Husayn a dit : « Dieu aime le croyant pécheur qui se repent. » Et il a également dit : « Celui qui délaisse l’ordre de faire le bien et d’empêcher le mal est semblable à celui qui rejette le Livre de Dieu derrière son dos, sauf s’il craint de leur part un mauvais traitement. » On lui demanda : « Qu’entendez-vous par ‘craindre d’eux’ ? » Il répondit : « C’est craindre qu’un tyran arrogant ne s’en prenne à lui et ne le malmène. »