Abd al-Razzâq rapporta : « Une servante versa de l’eau sur ‘Alî ibn al-Husayn (que la paix soit sur lui) afin qu’il fasse ses ablutions. L’aiguière tomba alors de sa main et le blessa au visage. Il la regarda, et la servante cita ce verset : “Et ceux qui répriment leur colère…” [Al ‘Imrân, 3 : 134]. Il déclara : “J’ai réprimé ma colère.” Elle poursuivit : “…et qui pardonnent aux gens.” Il répondit : “Qu’Allâh te pardonne.” Puis la servante récita : “…et Allâh aime ceux qui font le bien.” Il conclut : “Tu es libre pour l’amour d’Allâh, le Très-Haut.” » (1)
Al-Zubayr ibn Bakkâr dit : « ‘Abd Allâh ibn Ibrâhîm ibn Qudâmah al-Jumahî (2) nous rapporta, de son père, de son grand-père, de Muhammad ibn ‘Alî, d’après son père, ce qui suit : Un groupe venu d’Irak s’assit et évoqua Abû Bakr et ‘Umar, en disant du mal d’eux ; puis ils se mirent à parler d’Uthmân. Alors il leur dit : “Dites-moi, faites-vous partie des Émigrés les tout premiers, ceux qui ont été chassés de leurs demeures et de leurs biens en recherchant la grâce d’Allâh et Son agrément, et qui secourent Allâh et Son Messager ? Ceux-là sont les véridiques.” [Al-Hasr, 59 : 8] Ils répondirent : “Non, nous n’en sommes pas.” Il dit : “Êtes-vous alors au nombre de ceux qui se sont installés (à Médine) et ont accueilli la foi avant eux, qui aiment ceux qui émigrent vers eux…” [Al-Hasr, 59 : 9], jusqu’à : “… Ceux-là sont les gagnants.” Ils dirent : “Non, nous n’en sommes pas non plus.” Il ajouta : “Quant à vous, vous reconnaissez et attestez vous-mêmes que vous n’êtes ni de ceux-là ni de ceux-ci. Pour ma part, je témoigne que vous n’êtes pas non plus du troisième groupe au sujet duquel Allâh dit : ‘Et ceux qui sont venus après eux disent : “Ô notre Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont devancés dans la foi, et ne mets dans nos cœurs aucune rancune à l’égard de ceux qui ont cru…”’ [Al-Hasr, 59 : 10], et ainsi de suite jusqu’à la fin du verset. Éloignez-vous de moi ! Qu’Allâh ne vous accorde pas Sa bénédiction et n’approche pas vos demeures, car vous vous moquez de l’islam alors que vous n’en faites pas partie.” » (3)
Un homme l’interrogea : « Quand ‘Alî sera-t-il ressuscité ? » Il répondit : « Par Allâh, il sera ressuscité le Jour de la Résurrection, et c’est sa propre personne qui le préoccupera ! » (4)
Ibn Abî al-Dunyâ relata : « J’ai reçu le témoignage de Sa‘îd ibn Sulaymân, d’après ‘Alî ibn Hâshim, d’après Abû Hamzah ath-Thumâlî, qu’à chaque fois que ‘Alî ibn al-Husayn sortait de chez lui, il disait : “Ô Allâh, aujourd’hui je fais aumône de mon honneur – ou je l’offre – à celui qui m’offense.” » (5)
Ibn Abî al-Dunyâ rapporta également qu’un serviteur, alors qu’il faisait rôtir quelque chose dans le four, laissa tomber une broche (saffûd) sur la tête d’un jeune fils de ‘Alî ibn al-Husayn, provoquant sa mort. ‘Alî ibn al-Husayn se précipita et, voyant cela, il dit au serviteur : « Mon fils, tu ne l’as pas fait exprès. Tu es libre. » Puis il se mit à préparer les funérailles de son enfant (6).
Al-Madâ’inî raconta : « J’ai entendu Sufyân dire que ‘Alî ibn al-Husayn déclarait : “Je ne troquerais pas la part que j’ai de l’humiliation contre des chamelles rousses.” » (7) Al-Zubayr ibn Bakkâr saisit ce propos de plusieurs sources différentes. Puis, il advint qu’un homme perdit un fils qui vivait dans l’excès et