Il rapporta : « Un jour, je me trouvais chez Ibn ʿAbbās lorsque ʿAlī ibn al-Ḥusayn arriva. Ibn ʿAbbās lui dit alors : “Bienvenue à l’aimé, fils de l’aimé.” »
Abū Bakr ibn Muḥammad ibn Yaḥyā al-Ṣūlī a dit : « Ḥaddathanā al-ʿAlāʾī (1), ḥaddathanā Ibrāhīm ibn Bashshār, d’après Sufyān ibn ʿUyayna, d’après Abū al-Zubayr, qui a dit : “Nous étions auprès de Jābir ibn ʿAbd Allāh quand ʿAlī ibn al-Ḥusayn entra. Jābir raconta : ‘J’étais un jour en compagnie du Messager de Dieu (ﷺ). Ḥusayn ibn ʿAlī vint alors à lui ; le Prophète (ﷺ) le serra contre lui, l’embrassa et l’installa près de lui, puis il dit :
‘Il naîtra à ce fils qui est mien un fils qu’on appellera ʿAlī. Le Jour de la Résurrection, un héraut lancera un appel du milieu du Trône : “Qu’il se lève, le Maître des adorateurs !” et c’est lui qui se lèvera.’” »
C’est un ḥadīth très singulier, mentionné par Ibn ʿAsākir (2).
Al-Zuhrī a dit : « J’ai passé beaucoup de temps en compagnie de ʿAlī ibn al-Ḥusayn, et je n’ai jamais vu personne de plus érudit que lui. Il parlait peu. Il était l’un des meilleurs membres de sa famille, le plus obéissant d’entre eux, et le préféré de Marwān et de son fils, ʿAbd al-Malik. On l’appelait Zayn al-ʿĀbidīn (3). »
Juwairyah ibn Asmāʾ a dit : « Jamais ʿAlī ibn al-Ḥusayn n’a tiré un seul dirham de son lien de parenté avec le Messager de Dieu (ﷺ). » Qu’Allāh lui fasse miséricorde et soit satisfait de lui (4).
Muḥammad ibn Saʿd (5) rapporta : « Anbaʾanā ʿAlī ibn Muḥammad, d’après Saʿīd ibn Khālid, d’après al-Maqburī, qui a dit : ‘Al-Mukhtār envoya à ʿAlī ibn al-Ḥusayn cent mille (dirhams). Il répugnait à les accepter mais craignait aussi de les refuser, alors il les retint chez lui. Lorsque al-Mukhtār fut tué, il écrivit à ʿAbd al-Malik ibn Marwān : “Al-Mukhtār m’a envoyé cent mille. J’ai hésité à les prendre et j’ai aussi hésité à les rendre. Envoie donc quelqu’un les récupérer.” ʿAbd al-Malik lui répondit : “Ô fils de mon oncle ! Prends-les, je t’en ai fait don.” Il les accepta donc.’ »
ʿAlī ibn al-Ḥusayn a dit : « Les maîtres des gens en ce bas monde sont les généreux et les pieux. Dans l’au-delà, ce sont ceux qui suivent la religion, ainsi que les gens de vertu et de science, pieux eux aussi, car les savants sont les héritiers des prophètes (6). »
Il a également dit : « J’ai honte devant Dieu (– Exalté soit-Il –) d’accepter (l’aide) de mes frères dans la foi tout en invoquant pour eux le paradis, mais en leur refusant des biens de ce monde. Le Jour de la Résurrection, il me sera dit : “Si le paradis eût été en ta possession, lui aurais-tu été encore plus avare ?” » (7)
On rapporte qu’il pleurait souvent. Quand on le questionna à ce sujet, il répondit : « Jacob (que la paix soit sur lui) a pleuré jusqu’à ce que ses yeux blanchissent pour Yūsuf, alors qu’il ignorait même s’il était mort. Pour ma part, j’ai vu plus d’une dizaine des miens se faire massacrer en une seule matinée. Pensez-vous que leur affliction puisse jamais quitter mon cœur ? » (8)