Il (que Dieu lui fasse miséricorde) donna l’ordre de lui remettre mille dirhams. Par la suite, lorsque cet homme le voyait, il disait : « Je témoigne que tu es issu de la lignée des prophètes. »
On rapporte également qu’un différend opposa ‘Alî ibn al-Husayn et Hasan ibn Hasan – une rivalité existait entre eux – au point que Hasan ibn Hasan l’injuria tandis que ‘Alî ibn al-Husayn gardait le silence. Puis, la nuit venue, ‘Alî ibn al-Husayn se rendit à son domicile et lui dit : « Ô fils de mon oncle, si tu as dit vrai, que Dieu me pardonne ; et si tu as menti, qu’Il te pardonne. Que la paix soit sur toi. » Puis il s’en retourna. Hasan le rejoignit, et ils se réconcilièrent (1). Que Dieu leur fasse miséricorde.
On lui demanda : « Qui est la personne la plus précieuse ? » Il répondit : « Celui qui ne se satisfait pas de ce monde comme d’une valeur suprême. » Il dit aussi : « La réflexion est un miroir qui montre au croyant ses bonnes et ses mauvaises actions (2). »
Il affirma : « Perdre les êtres aimés, c’est l’exil. » Il disait également : « Il y a ceux qui ont adoré Dieu par crainte, c’est là l’adoration des esclaves ; d’autres L’ont adoré par désir (d’une récompense), c’est là l’adoration des marchands ; et d’autres encore L’ont adoré par amour et par gratitude, c’est l’adoration des hommes libres et vertueux (3). »
Il conseilla son fils en ces termes : « Ô mon enfant, ne fréquente pas l’impie, car il te vendrait au prix d’un repas, voire pour moins encore, espérant y gagner sans même l’obtenir. Ne fréquente pas l’avare : au moment où tu auras le plus besoin de ses biens, il t’abandonnera. Ne fréquente pas le menteur : il agit comme un mirage, te faisant percevoir comme proche ce qui est lointain, et comme lointain ce qui est proche. Ne fréquente pas l’insensé : il veut te rendre service, mais te nuit. Ne fréquente pas celui qui rompt les liens de parenté, car il est maudit dans le Livre de Dieu (4). »
À ce sujet, Dieu – Exalté soit-Il – dit : « Se pourrait-il qu’une fois que vous auriez le pouvoir, vous saccagiez la terre et rompiez vos liens de parenté ? (22) Voilà ceux qu’Allah a maudits, rendant leurs oreilles sourdes et leurs yeux aveugles (23). » [Muhammad : 22, 23].
Quand ‘Alî ibn al-Husayn entrait dans la mosquée, il passait parmi les gens jusqu’à s’asseoir dans le cercle de Zayd ibn Aslam. Alors Nâfi‘ ibn Jubayr ibn Mut‘im lui dit : « Que Dieu te pardonne ! Tu es le maître des gens et tu viens franchir les cercles de ceux qui détiennent le savoir et de Qouraych, pour t’asseoir avec ce serviteur [noir] ? » Il lui répondit : « L’homme ne s’assoit que là où il trouve profit, et on recherche la science où qu’elle se trouve (5). »
L’imam al-A‘mach rapporte d’après Mas‘oud ibn Mâlik que ‘Alî ibn al-Husayn me dit : « Peux-tu organiser une rencontre entre moi et Sa‘îd ibn Jubayr ? » Je lui ai demandé : « Que veux-tu faire avec lui ? » Il me répondit : « J’aimerais l’interroger sur certaines questions qui, par la grâce de Dieu, nous seront utiles et ne seront pas une cause de honte. Nous ne possédons pas, pour notre part, ce dont ces gens-là [et il montra en direction de l’Irak (6)] nous accusent. »
Et l’imam Ahmad a dit : « Yahyâ ibn Âdam nous a rapporté, Israël nous a rapporté, d’après Abû Ishâq, d’après Razîn (7) ibn ‘Ubayd… »