Elle s’appelait Salama (1). Il avait un frère aîné qui s’appelait également ‘Alî et qui fut tué avec leur père. Ce ‘Alî transmit des hadiths de son père, de son oncle al-Hasan ibn ‘Alî, de Jâbir, d’Ibn ‘Abbâs, d’al-Miswar ibn Makhrama, d’Abû Hurayra, de Safiyya, de ‘Â’isha et d’Umm Salama, ces dernières étant les Mères des Croyants. Plusieurs personnes ont rapporté de lui, parmi lesquelles ses fils Zayd, ‘Abd Allâh et ‘Umar, Abû Ja‘far Muhammad ibn ‘Alî al-Bâqir, Zayd ibn Aslam, Tâwûs (qui était de sa génération), al-Zuhrî, Yahyâ ibn Sa‘îd al-Ansârî, Abû Salama (lui aussi de sa génération), et bien d’autres.
Ibn Khallikân (2) a déclaré : « Salama était la fille de Yazdjard, le dernier roi des Perses. »
Al-Zamakhsharî rapporte dans “Rabî‘ al-Abrâr” (3) que Yazdjard avait trois filles qui furent capturées à l’époque de ‘Umar ibn al-Khattâb. L’une échut à ‘Abd Allâh ibn ‘Umar, qui engendra Sâlim ; une autre à Muhammad ibn Abî Bakr al-Siddîq, qui engendra al-Qâsim ; et la troisième à al-Husayn ibn ‘Alî, qui engendra ‘Alî Zayn al-‘Âbidîn. Ainsi, ils étaient tous enfants de sœurs.
Ibn Khallikân (4) a également relaté que lorsque Qutayba ibn Muslim tua Fîrûz, fils de Yazdjard, il envoya les deux filles de ce dernier à al-Hajjâj. Celui-ci garda l’une d’elles pour lui-même et expédia l’autre à al-Walîd ibn ‘Abd al-Malik, qui en eut un fils, Yazîd surnommé « al-Nâqiṣ ».
Ibn Qutayba écrit dans son livre « al-Ma‘ârif » (5) que la mère de ce Zayn al-‘Âbidîn était une Sindienne appelée Salama (certains disent Ghazâla). Il se trouvait avec son père à Karbalâ’, et on lui épargna la vie parce qu’il était encore jeune ; d’autres affirment que c’était à cause de sa maladie. On rapporte qu’il avait alors vingt-trois ans, d’autres disent plus. ‘Ubayd Allâh ibn Ziyâd voulut le tuer, mais Dieu l’en empêcha. Certains impies poussèrent aussi Yazîd ibn Mu‘âwiya à l’exécuter, mais Dieu le protégea de nouveau – qu’Il soit loué et remercié. Plus tard, Yazîd l’honora, le tenait en estime et ne mangeait jamais sans lui. Puis il le renvoya à Médine, où ‘Alî fut respecté et considéré.
Ibn ‘Asâkir (6) déclare : « La mosquée de Damas qui lui est attribuée est bien connue. »
Quant à moi, je dis : « C’est le mausolée d’‘Alî à l’est de la Grande Mosquée de Damas. »
‘Abd al-Malik ibn Marwân le fit venir une seconde fois à Damas pour le consulter au sujet de la réponse à adresser au roi des Romains, relativement à certaines missives portant sur la frappe de la monnaie et le sceau des parchemins officiels.