Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Certaines personnes dirent : « Il n’a subi cela qu’en raison d’un péché grave qu’il avait commis. » À ce sujet, ʿUrwa récita (et les vers sont de Maʿn ibn Aws) :

« Par ta vie, jamais je n’ai tendu la main vers une chose répréhensible,
Ni mes pas ne m’ont porté vers la turpitude.
Ni mon ouïe ni ma vue ne m’y ont poussé,
Ni mon jugement ni ma raison ne m’y ont incité.
Tant que je vivrai, je ne marcherai pas vers une chose condamnable :
Car un homme tel que moi ne marche pas vers ce qui lui est semblable.
Je ne me préférerai pas à celui qui m’est apparenté,
Et je donnerai la priorité à mon hôte sur ma propre famille tant qu’il demeure chez moi.
Je sais qu’aucun malheur ne m’a atteint au fil du temps
Sans qu’il n’ait aussi affligé un homme comme moi. »

(1)

Selon un autre récit, il aurait invoqué en disant : « Ô Dieu, j’avais quatre fils, Tu en as pris un et m’en as laissé trois. » C’est ainsi qu’Hishâm a rapporté ce hadith.

Maslama ibn Muḥārib raconta : « Un mal rongea la jambe de ʿUrwa, au point qu’on dut l’amputer, et personne ne le maintint alors qu’on l’amputait. Cette nuit-là, il ne délaissa pas pour autant son wird (sa dévotion habituelle). »

Al-Awzāʿī dit : « Lorsque la jambe de ʿUrwa fut sectionnée, il s’exclama : “Ô Dieu, Tu sais que jamais je ne l’ai utilisée pour commettre le mal.” Puis il récita les deux vers mentionnés plus haut. »

ʿUrwa vit un jour un homme qui priait rapidement. Il l’appela et lui dit : « Mon frère, n’avais-tu rien à demander à ton Seigneur dans ta prière ? Moi, je demande à Dieu pendant ma prière, jusqu’à Lui demander même du sel. »

ʿUrwa déclara : « Bien souvent, un mot de mise à l’épreuve que j’ai enduré m’a légué une longue dignité. »

Et il dit à ses fils : « Lorsque vous voyez un homme accomplir une bonne action, sachez qu’il en a d’autres semblables ; et lorsque vous le voyez faire une mauvaise action, sachez qu’il en a d’autres du même ordre. En effet, la bonne action renvoie à sa sœur comme la mauvaise action renvoie à la sienne. »

Lorsqu’il entrait dans son verger, ʿUrwa répétait ce verset : « “Si seulement, en entrant dans ton jardin, tu avais dit : ‘Ce qu’Allah a voulu s’est accompli ; il n’est de puissance que par Allah’.” (al-Kahf, 18 : 39), » et il ne cessait de le redire jusqu’à ce qu’il en sorte. Dieu – Exalté soit-Il – est plus savant.

(2)

On rapporte que ʿUrwa naquit du vivant de ʿUmar, mais la version correcte est qu’il naquit après la mort de ʿUmar, en l’an 23. Selon la version la plus répandue, il mourut en 94, tandis que d’autres ont dit 90, ou 100, ou 91, ou 101, ou encore 92, 93, 94, 95 ou 99. Dieu seul sait.

ʿAlī ibn al-Ḥusayn (fils de ʿAlī ibn Abī Ṭālib), de la tribu qurayshite hachémite, est célèbre sous le nom de Zayn al-ʿĀbidīn. Sa mère était « Umm Walad » (une mère issue de captivité).

(1) Les vers dans « Ḥilyat al-Awliyāʾ » (2/179), à l’exception du troisième et du quatrième. (2) Ce qui est entre parenthèses est une addition de T., conforme aux sources de la biographie dʿUrwa b. al-Zubayr, dont la plupart proviennent d’Ibn ʿAsākir (40/259). (3) Ainsi dans « Tārīkh Khalīfa » (156), « Tadhkirat al-Ḥuffāẓ » d’al-Ḏhahabī (1/63) et « Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ » (4/422). (4) Al-Ḏhahabī attribue certaines de ces affirmations à leurs auteurs respectifs dans « Tārīkh al-Islām » (Événements de l’année 81 - 100/ p. 429). (5) La notice - ʿAlī b. al-Ḥusayn - dans « Ṭabaqāt Ibn Saʿd » (5/211), « Ṭabaqāt Khalīfa » (244), « Tārīkh al-Bukhārī » (6/266), « al-Maʿrifa wa al-Tārīkh » (1/360), « Ḥilyat al-Awliyāʾ » (3/133), « Tārīkh Dimashq » (41/360‑416) et « Wafayāt al-Aʿyān ».
بعض الناس قال: إنما أصابه هذا بذنب عظيم أحدثه. فأنشد عروة في ذلك والأبيات لمعن بن أوس: لعمركَ ما أهويتُ كفي لريبةٍ … ولا حملتني نحو فاحشة رِجلي ولا قادني سمعي ولا بصري لها … ولا دلَّني رأيي عليها ولا عقلي ولست بماشٍ ما حييتُ لمنكرٍ … منَ الأمرِ لا يمشي إلى مثلهِ مثلي ولا مؤثرٌ نفسي على ذي قرابةٍ … وأوثر ضيفي ما أقامَ على أهلي وأعلمُ أني لم تصبني مصيبةٌ … من الدهر إلّا قدْ أصابتْ فتى مثلي (١) وفي رواية: اللهم إنه كان لي بنون أربعة فأخذت واحدًا وأبقيت ثلاثة. كذا ذكر هذا الحديث فيه هشام. وقال مسلمة بن محارب: وقعت في رجل عروة الأكلة فقطعت ولم يمسكه أحد، ولم يدع في تلك الليلة وِرْدَه. وقال الأوزاعي: لما نشرت رجل عروة قال: اللهم إنك تعلم أني لم أمش بها إلى سوءً قط. وأنشد البيتين المتقدمين. رأى عروة رجلًا يصلي صلاة خفيفة فدعاه فقال: يا أخي أما كانت لك إلى ربك حاجة في صلاتك؟ إني لأسأل الله في صلاتي حتى أسأله الملح. قال عروة: رب كلمة ذلٍّ احتملتُها أورثتني عزًا طويلًا. وقال لبنيه: إذا رأيتم الرجل يعمل الحسنة فاعلموا أن لها عنده أخوات، وإذا رأيتم الرجل يعمل السيئة فاعلموا أن لها عنده أخوات، فإن الحسنة تدل على أختها، والسيئة تدل على أختها. وكان عروة إذا دخل حائطه ردد هذه الآية: ﴿وَلَوْلَا إِذْ دَخَلْتَ جَنَّتَكَ قُلْتَ مَا شَاءَ اللَّهُ لَا قُوَّةَ إِلَّا بِاللَّهِ﴾ [الكهف: ٣٩] حتى يخرج منه، واللّه (سبحانه وتعالى) أعلم] (٢) . قيل: إنه ولد في حياة عمر، والصحيح أنه ولد بعد عمر في سنة ثلاث وعشرين (٣) ، وكانت وفاته في سنة أربع وتسعين على المشهور، وقيل سنة تسعين، وقيل سنة مئة، وقيل إحدى وتسعين، وقيل إحدى ومئة، وقيل سنة اثنتين أو ثلاث أو أربع أو خمس وتسعين، وقيل تسع وتسعين (٤) فالله أعلم. علي بن الحسين (٥) بن علي بن أبي طالب القرشي الهاشمي المشهور بزين العابدين، وأمه أم ولد
(١) الأبيات في حلية الأولياء (٢/ ١٧٩) عدا الثالث والرابع. (٢) ما بين معكوفين زيادة من ط، وهي موافقة لمصادر ترجمة عروة بن الزبير، وجلّها من ابن عساكر (٤٠/ ٢٥٩). (٣) كذا في تاريخ خليفة (١٥٦) وتذكرة الحفاظ للذهبي (١/ ٦٣) وسير أعلام النبلاء (٤/ ٤٢٢). (٤) نسب الذهبي بعض هذه الأقوال إلى أصحابها في تاريخ الإسلام (حوادث سنة ٨١ - ١٠٠/ ص ٤٢٩). (٥) ترجمة - علي بن الحسين - في طبقات ابن سعد (٥/ ٢١١) وطبقات خليفة (٢٤٤) وتاريخ البخاري (٦/ ٢٦٦) والمعرفة والتاريخ (١/ ٣٦٠) وحلية الأولياء (٣/ ١٣٣) وتاريخ دمشق (٤١/ ٣٦٠ - ٤١٦) ووفيات الأعيان =

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