Il (c’est-à-dire ʿUrwa ibn al-Zubayr) a rapporté de sources telles que les ‘Abadila, Muʿāwiya, al-Mughīra, Abū Hurayra, ainsi que de sa mère Asmāʾ, de sa tante maternelle, la Mère des Croyants ʿĀʾisha, et d’Umm Salama. De nombreux Tābiʿīn ont également transmis de lui, ainsi qu’une multitude d’autres personnes.
Muḥammad ibn Saʿd a dit : « ʿUrwa était digne de confiance, il rapportait de nombreux ḥadīths, c’était un savant fiable et sûr. »
Al-ʿAjlī (1) a déclaré : « Il était Médinois, Tābiʿī, un homme pieux qui ne s’est impliqué dans aucune des discordes (fitan). »
Al-Wāqidī (2) a dit : « Il était juriste, savant, mémorisateur éminent et argument d’autorité, connaisseur de la sīra. Il fut le premier à rédiger un ouvrage sur les expéditions (maghāzī). Il comptait parmi les jurisconsultes renommés de Médine. Les Compagnons du Messager de Dieu (ﷺ) le consultaient et il était la personne qui transmettait le plus de poésie. »
Son fils Hishām a rapporté que son père disait : « La science ne revient qu’à l’un de ces trois types de personnes : quelqu’un de noble l’embellissant par sa noblesse, ou quelqu’un de religieux gouvernant sa religion au moyen de cette science, ou encore quelqu’un qui fréquente une autorité et la gratifie de son savoir (3). » Et d’ajouter : « Je ne connais personne qui ait exigé ces trois conditions hormis ʿUrwa ibn al-Zubayr et ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz. »
ʿUrwa récitait chaque jour un quart du Coran et le priait durant la nuit. Durant la saison des dattes fraîches (ruṭab), il faisait une brèche dans la muraille de son verger pour que les gens puissent y entrer, manger et emporter ce qu’ils souhaitaient. Quand la saison se terminait, il réparait l’enceinte (4).
Al-Zuhrī a dit : « ʿUrwa était comme un océan inépuisable que ni les seaux ne troublent (5). »
ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz a affirmé : « Il n’y a personne de plus savant que ʿUrwa ; je ne lui connais d’ailleurs aucune science qu’il ignorerait (6). »
Plusieurs l’ont compté parmi les sept jurisconsultes de Médine dont l’avis était suivi. Il faisait aussi partie des dix jurisconsultes consultés par ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzīz lorsqu’il gouvernait Médine (7).
Il a été rapporté par plus d’un que ʿUrwa se rendit auprès d’al-Walīd à Damas. À son retour, il fut frappé de gangrène à la jambe ; on voulut donc la lui amputer et on lui proposa de boire un breuvage qui l’abrutirait de sorte qu’il ne sentirait plus la douleur, facilitant ainsi l’opération.
Il répondit : « Je n’aurais jamais imaginé que… »