Ibn Sīrīn a dit : « Il était celui dont la prière était la plus belle parmi les gens, aussi bien en résidence qu’en voyage » (1).
Anas a dit : « Prenez (ce savoir) de moi, car je l’ai reçu du Messager de Dieu ﷺ, qui le tenait lui-même de Dieu – Exalté soit-Il –, et vous ne trouverez personne de plus fiable que moi » (2).
Muʿtamir ibn Sulaymān rapporte, d’après son père : « J’ai entendu Anas dire : “Il ne reste plus personne qui ait prié en direction des deux Qiblas à part moi.” » (3)
Muḥammad ibn Saʿd (4) a dit : « ʿAffān nous a rapporté, [en disant] : Un de nos maîtres, surnommé Abū Ǧanāb, m’a raconté avoir entendu al-Ǧarīrī (5) déclarer : “Anas entra en état d’iḥrām à Dhāt ʿIrq. Nous ne l’avons pas entendu prononcer un mot en dehors de l’évocation de Dieu – Exalté soit-Il – jusqu’à ce qu’il se désacralise. Puis il me dit : ‘Ô mon neveu, voilà ce qu’est l’iḥrām.’” »
Ṣāliḥ ibn Ibrāhīm ibn ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAwf a dit : « Anas entra un vendredi chez nous, alors que nous étions dans l’une des pièces [occupées par] les épouses du Prophète ﷺ en train de discuter. Il nous dit : “Assez !” Quand la prière fut établie, il déclara : “Je crains d’avoir annulé mon vendredi en vous disant : Assez !” » (6).
Abū Bakr ibn Abī al-Dunyā a dit : « Baššār ibn Mūsā al-Ḫaffāf nous a rapporté, en disant : Ǧaʿfar ibn Sulaymān nous a rapporté d’après Ṯābit, qui a dit : “J’étais avec Anas lorsque sa qahramāna (7) vint en disant : ‘Ô Abū Ḥamza, notre terre a soif.’ Alors Anas se leva, fit ses ablutions, sortit dans la steppe et accomplit deux rakaʿāt, puis il invoqua Dieu. Je vis les nuages s’amonceler, puis la pluie tomba, au point que nous crûmes qu’elle avait tout inondé. Quand la pluie se calma, Anas envoya quelqu’un de sa famille pour vérifier jusqu’où elle était parvenue, et elle ne dépassait qu’une petite partie de son domaine.” » (8).
L’imām Aḥmad a dit : « Muʿāḏ ibn Muʿāḏ nous a rapporté : Ibn ʿAwn, d’après Muḥammad, raconta : “Quand Anas transmettait un ḥadīth du Messager de Dieu ﷺ et qu’il achevait son récit, il ajoutait : ‘Ou comme l’a dit le Messager de Dieu ﷺ.’” »
Al-Anṣārī (9) rapporta, d’après Ibn ʿAwn, d’après Muḥammad : « Un gouverneur envoya à Anas quelque chose issu du fay’. Anas demanda : “A-t-on prélevé le cinquième (ḫums) ?” On lui répondit : “Non.” Alors il refusa. »
Al-Naḍr ibn Šaddād, d’après son père, raconta : « Anas tomba malade et on lui proposa d’appeler un médecin. Il répondit : “C’est le Médecin qui m’a rendu malade.” » (10).