Dans une autre version, Anas rapporta : « Par Dieu, mes biens sont si abondants que mes palmiers et ma vigne portent des fruits deux fois par an, et mes enfants et petits-enfants se comptent au nombre d’environ cent. » Dans un autre récit, il est dit : « Mes enfants issus directement de ma descendance sont cent six. » Ce hadith possède de nombreuses chaînes de transmission et des formulations très variées.
Dans un autre récit, Anas dit : « Ma fille Amina m’a informé qu’il avait été procédé à l’inhumation de cent vingt de mes descendants directs jusqu’à l’arrivée d’al-Hajjaj (1). » Tous ces rapports ont été examinés de près, avec leurs chaînes de transmission, et Al-Hafiz Ibn ‘Asakir (2) en a cité les différentes versions dans la biographie d’Anas. Nous en avons également présenté un aperçu dans le livre Dalâ’il an-Nubuwwa, à la fin de la Sira. Louange à Dieu.
Thâbit demanda à Anas : « Est-ce que ta main a déjà touché la paume du Messager de Dieu ﷺ ? » Il répondit : « Oui ! » Alors Thâbit lui dit : « Donne-la-moi pour que je puisse l’embrasser. »
Muhammad ibn Sa‘d (3) rapporta, d’après Muslim ibn Ibrâhîm, d’après al-Muthannâ ibn Sa‘îd al-Dharâ‘ (4), qu’il avait entendu Anas ibn Mâlik dire : « Pas une nuit ne passe sans que je voie en songe mon bien-aimé, le Messager de Dieu ﷺ, puis je pleure. »
Muhammad ibn Sa‘d (5) a également rapporté, d’après Abû Nu‘aym, d’après Yûnus ibn Abî Ishâq, d’après al-Minhâl ibn ‘Amr, que : « Anas était chargé des sandales et du récipient d’eau du Messager de Dieu ﷺ. »
Abû Dâwud rapporta : « Al-Hakam ibn ‘Attiyah nous a transmis, d’après Thâbit, d’après Anas, qui dit : “J’espère rencontrer le Messager de Dieu ﷺ et lui dire : Ô Messager de Dieu, c’est ton petit serviteur.” »
L’imam Ahmad (6) rapporta : « Yûnus nous a transmis, Harb ibn Maimûn nous a transmis, d’après an-Nadr ibn Anas, d’après Anas, qui dit : “J’ai demandé au Messager de Dieu ﷺ qu’il intercède en ma faveur au Jour de la Résurrection.” Il répondit : “Je le ferai.” Je lui ai alors demandé : “Ô Prophète de Dieu, où te chercherai-je le Jour de la Résurrection ?” Il dit : “Cherche-moi d’abord sur le Sirât.” Je demandai : “Et si je ne te trouve pas ?” Il répondit : “Alors je serai au Mîzân (la Balance).” Je lui demandai encore : “Et si je ne te trouve pas près du Mîzân ?” Il répondit : “Je serai alors au Hawdh (le Bassin). Je ne manquerai pas l’un de ces trois endroits au Jour de la Résurrection.”” » At-Tirmidhî (7) et d’autres l’ont également rapporté d’après Harb ibn Maimûn, Abû al-Khattâb al-Ansârî, et il dit : « C’est un hadith bon (hasan) et rare (gharîb), que nous ne connaissons que par cette chaîne-là. »
Shu‘bah a dit, d’après Thâbit : « Abû Hurayra a déclaré : “Je n’ai vu personne dont la prière ressemblait autant à celle du Messager de Dieu ﷺ que le fils d’Oum Sulaym” – c’est-à-dire Anas ibn Mâlik (8). »