Il sera question de son éloge et des louanges à son égard dans l’histoire de Marie, fille d’Imrân, et toutes deux feront partie, au Jour de la Résurrection, des épouses du Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) au Paradis. Lorsque celle-ci ouvrit la porte et écarta le voile, elle aperçut son visage rayonnant de ces lumières prophétiques et de cette majesté mosaïque. Dès qu’elle le vit, son regard se posa sur lui et elle l’aima d’un amour très intense.
Quand Pharaon arriva, il demanda : « Qu’est-ce donc ? » et ordonna de le faire égorger. Alors elle lui demanda de le lui accorder et intercéda en sa faveur en disant : « … qu’il soit une fraîcheur pour mes yeux et pour les tiens. » Pharaon lui répondit : « Pour toi, oui, mais pour moi, non », c’est-à-dire : « Je n’ai pas besoin de lui. » Et l’on dit : « L’épreuve est liée à la parole1. »
Quant à sa parole : « Peut-être nous sera-t-il utile… », Allah lui a effectivement accordé ce qu’elle espérait de lui comme bénéfice : dans ce bas-monde, Il la guida par son intermédiaire, et dans l’Au-delà, Il l’introduisit au Paradis grâce à lui. « … ou bien nous l’adopterons comme enfant », car ils l’adoptèrent du fait qu’elle n’avait pas d’enfant2. Allah – Exalté soit-Il – a dit : « … et ils ne s’en rendent pas compte », c’est-à-dire qu’ils ne savent pas ce qu’Allah veut accomplir pour eux en les amenant à le recueillir, eux qui allaient bientôt subir le grand châtiment de la part de Pharaon et de ses soldats3.
« Le cœur de la mère de Moïse devint vide ; elle faillit divulguer la vérité à son sujet si Nous n’avions fortifié son cœur, afin qu’elle fût du nombre des croyants. Et elle dit à sa sœur : “Suis-le.” Elle l’observa donc de loin, tandis qu’ils ne s’en rendaient pas compte. Nous lui avions déjà interdit les nourrices, alors elle dit : “Voulez-vous que je vous indique une famille qui se chargera de lui pour vous, tout en lui étant bienveillante ?” Ainsi Nous le rendîmes à sa mère, afin qu’elle fût réjouie et qu’elle ne fût pas attristée, et pour qu’elle sût que la promesse d’Allah est vraie. Mais la plupart d’entre eux ne savent pas. » [Al-Qasas : 10-13].
Ibn ‘Abbâs, Mujâhid, ‘Ikrima4, Sa‘îd ibn Jubayr, Abû ‘Ubayda, Al-Hasan5 et Qatâda ont dit