Si Tu m’interroges, ô Seigneur, Ton interrogatoire sera pour moi un châtiment auquel je ne puis survivre. Ou bien fais preuve de pardon, car Tu es un Seigneur plein d’indulgence envers celui dont les fautes s’amoncellent comme la poussière.
(1)
Ils ont dit : Il mourut à Damas un vendredi – certains rapportent un mercredi, d’autres un jeudi – à la moitié du mois de Chawwâl, ou cinq jours après son début, en l’an 86 (de l’Hégire). Son fils al-Walîd, son héritier au califat, célébra pour lui la prière funéraire. Au moment de sa mort, il avait soixante ans, selon Abû Ma‘shar, une opinion confirmée par al-Wâqidî ; d’après al-Madâ’inî, il en avait soixante-trois, et selon d’autres, cinquante-huit. Il fut inhumé à la porte de la Petite Jâbiyya.
(2)
Ibn Jarîr a dit : Voici la liste de ses enfants et de ses épouses. Parmi eux se trouvent al-Walîd, Sulaymân, Marwân l’Aîné (mort en bas âge) et ‘Â’isha, dont la mère est Wallâda bint al-‘Abbâs ibn Jaz’ ibn al-Hârith ibn Zuhayr ibn Jadhîma ibn Rawâha ibn Rabî‘a ibn Mâzin ibn al-Hârith ibn Qutî‘a ibn ‘Abs ibn Baghîd.
On compte ensuite Yazîd, Marwân le Jeune, Mu‘âwiya (mort en bas âge) et Umm Kulthûm, issus de ‘Atika bint Yazîd ibn Mu‘âwiya ibn Abî Sufyân. Puis Hishâm, dont la mère – d’après le rapport d’al-Madâ’inî – était Umm Hishâm ‘Â’isha bint Hishâm ibn Ismâ‘îl al-Makhzûmî. Vient ensuite Abû Bakr, qui se nommait Bakkâr, né de ‘Â’isha bint Mûsâ ibn Talha ibn ‘Ubayd Allâh al-Taymî. Al-Hakam (mort en bas âge) avait pour mère Umm Ayyûb bint ‘Amr ibn ‘Uthmân ibn ‘Affân al-Umawî. Fâtima était la fille de Umm al-Mughîra bint al-Mughîra ibn Khâlid ibn al-‘Âs ibn Hishâm ibn al-Mughîra al-Makhzûmî.
Quant à ‘Abd Allâh, Maslama, al-Mundhir, ‘Anbasa, Muhammad, Sa‘d al-Khayr et al-Hajjâj, ils étaient nés de mères esclaves différentes.
(3)
Il eut en tout dix-neuf enfants, garçons et filles confondus. Son califat dura vingt-et-un ans : neuf ans en même temps qu’Ibn al-Zubayr, puis treize ans et trois mois et demi en tant que seul calife. Son qâdî (juge) était Abû Idrîs al-Khawlânî, son secrétaire (kâtib) Rûh ibn Zunba‘, son chambellan (hâjib) Yûsuf son affranchi, tandis que Qabîsa ibn Dhu’ayb était responsable de la trésorerie (Bayt al-Mâl) et du sceau (al-khâtim). Abû al-Zu‘ayza‘a était à la tête de sa police (shurta). Nous avons par ailleurs déjà mentionné ses gouverneurs auparavant.
(4)