Ayyoub rapporta (1) : « On a dit à Ibn al-Achʿath : “Si tu souhaites que les gens soient tués autour de toi comme ils furent tués autour du palanquin (‘hawdaj’) de ʿAïcha le jour du Chameau, fais alors sortir al-Ḥasan avec toi.” Il le fit donc sortir. »
Quant aux gens de Koufa, il y avait : Saʿīd ibn Jubayr, ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī Laylā, ʿAbd Allāh ibn Shaddād, al-Shaʿbī, Abū ʿUbayda ibn ʿAbd Allāh ibn Masʿūd, al-Maʿrūr ibn Suwayd, Muḥammad ibn Saʿd ibn Abī Waqqāṣ, Abū al-Bakhtarī, Ṭalḥa ibn Muṣarrif, Zubayd (2) ibn al-Ḥārith al-Yamyān, et ʿAṭāʾ ibn al-Sāʾib.
Ayyoub dit : « Parmi eux, il n’y eut personne qui succomba aux côtés d’Ibn al-Achʿath sans que son sort fût envié, et nul ne survécut sans louer Dieu de l’avoir préservé. »
Parmi les notables que jugea et fit exécuter al-Ḥajjāj, il y eut ʿImrān ibn ʿAṣām al-Ḍabʿī (3), le père d’Abū Jamra, qui était un érudit de Bassora, homme pieux et dévot. Arrêté et amené prisonnier devant al-Ḥajjāj, celui-ci lui dit : « Atteste contre toi-même que tu as mécru, et je te libérerai. » Il répondit : « Par Dieu, je n’ai jamais renié Dieu depuis le jour où j’ai cru en Lui. » Al-Ḥajjāj ordonna donc qu’on lui tranche la tête.
De même, ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī Laylā (4), qui rapporta des hadiths de plusieurs Compagnons, et dont le père Abū Laylā était lui-même Compagnon. ʿAbd al-Raḥmān apprit le Coran auprès de ʿAlī ibn Abī Ṭālib. Il s’était joint à Ibn al-Achʿath ; lorsqu’il fut arrêté et présenté à al-Ḥajjāj, ce dernier le fit exécuter devant lui, lui faisant endurer la mort patiemment (5).
Ensuite advint l’année quatre-vingt-quatre [de l’Hégire]. Al-Wāqidī a déclaré : « Cette année-là, ʿAbd Allāh ibn ʿAbd al-Malik ibn Marwān conquit al-Maṣṣīṣa (6). »