Al-Bukhârî a également rapporté (1) : « Hafs ibn ‘Umar nous a rapporté, Shu‘ba nous a rapporté d’après Qatâda, d’après Abû al-‘Âliya, d’après Ibn ‘Abbâs, d’après le Prophète (ﷺ), qui a dit : “Il ne convient pas à un serviteur de dire : ‘Je suis meilleur que Yûnus ibn Matta.’” », tout en le rattachant à son père.
Aḥmad, Muslim et Abû Dâwûd l’ont aussi rapporté d’après Shu‘ba (2). Shu‘ba a déclaré, selon ce qu’en a rapporté Abû Dâwûd : « Qatâda n’a entendu d’Abû al-‘Âliya que quatre hadiths ; celui-ci en fait partie. »
L’imam Aḥmad l’a relaté (3) d’après ‘Affân, d’après Ḥammâd ibn Salama, d’après ‘Alî ibn Zayd, d’après Yûsuf ibn Mihrân, d’après Ibn ‘Abbâs, d’après le Prophète (ﷺ) : « Il ne convient pas à un serviteur de dire : ‘Je suis meilleur que Yûnus ibn Matta.’ » Aḥmad est le seul à l’avoir mentionné (4).
Al-Ḥâfiẓ Abû al-Qâsim al-Ṭabarânî l’a rapporté (5) : « Muḥammad ibn al-Ḥasan ibn Kaysân nous a transmis, ‘Abd Allâh ibn Rajâ’ nous a transmis, Isrâ’îl nous a informés, d’après Abû Yaḥyâ al-Qaṭṭât, d’après Mujâhid, d’après Ibn ‘Abbâs, que le Messager d’Allâh (ﷺ) a dit : “Il ne convient à personne de dire : ‘Je suis, auprès de Dieu, meilleur que Yûnus ibn Matta.’” ». Sa chaîne de transmission est bonne et ils ne l’ont pas inclus (6).
Al-Bukhârî a également dit (7) : « Abû al-Walîd nous a rapporté, Shu‘ba nous a rapporté d’après Sa‘d ibn Ibrâhîm : j’ai entendu Ḥumayd ibn ‘Abd al-Raḥmân, d’après Abû Hurayra, d’après le Prophète (ﷺ) : “Il ne convient pas à un serviteur de dire : ‘Je suis meilleur que Yûnus ibn Matta.’” ». Muslim l’a également rapporté d’après Shu‘ba (8).
Dans Al-Bukhârî et Muslim (9), on trouve, d’après ‘Abd Allâh ibn al-Faḍl, d’après ‘Abd al-Raḥmân ibn Hurmuz al-A‘raj, d’après Abû Hurayra, l’histoire du musulman qui gifla un Juif lorsque celui-ci s’exclama : « Non, par Celui qui a élu Moïse parmi les mondes ! ». Al-Bukhârî conclut en disant : « Et je ne dis pas que quiconque soit meilleur que Yûnus ibn Matta. »
Cette formulation renforce l’une des interprétations de ce propos : « Il ne sied à personne de dire : ‘Je suis meilleur que Yûnus ibn Matta.’ », c’est-à-dire qu’il n’appartient à personne de se considérer lui-même supérieur à Yûnus.