(1) Ali Ibn al-Jaʿd a dit : « Al-Masʿūdī nous a rapporté d’après Abū Ḥuṣayn, qui a dit : “On interrogea Shurayḥ au sujet d’une brebis qui mangeait des mouches, et il répondit : ‘C’est un fourrage gratuit et un bon lait.’” »
(2) L’Imam Aḥmad a dit : « Yaḥyā Ibn Saʿīd nous a rapporté, d’après Abū Ḥayyān at-Taymī, qui le tient de son père : “Lorsque dans la maison de Shurayḥ un chat venait à mourir, il ordonnait qu’on le jetât à l’intérieur de sa propre cour. Par ailleurs, il n’avait aucun canal d’évacuation qui donnait sur la voie publique : tout s’écoulait dans l’enceinte de sa demeure. Il agissait ainsi pour éviter de nuire aux musulmans (autrement dit, il jetait le chat dans sa cour pour que l’odeur ne les incommode pas), et les gouttières de ses toits donnaient elles aussi dans la cour pour ne pas importuner les passants parmi les musulmans.” »
(3) Ar-Riyāshī a dit : « Un homme dit à Shurayḥ : “Vraiment, ton affaire est remarquable !” Shurayḥ lui répondit : “Je constate que tu reconnais la grâce de Dieu chez autrui, tout en l’ignorant pour toi-même.” »
(4) Aṭ-Ṭabarānī a dit : « Aḥmad Ibn Yaḥyā Thaʿlab, le grammairien, nous a rapporté d’après ʿAbd Allāh Ibn Shabīb, qui a dit : ‘ʿAbd ar-Raḥmān Ibn ʿAbd Allāh Ibn Ziyād Ibn Samʿān m’a raconté ceci : Shurayḥ écrivit à un frère qui s’était enfui pour échapper à la peste : “Après quoi, sache que toi, l’endroit où tu te trouves et celui dont tu es parti êtes sous le regard de Celui que la fuite ne saurait distancer et que la quête ne peut mettre en échec. Quant au lieu que tu as laissé derrière toi (7), il n’a rien perdu de l’ordre qu’Il lui destine, et celui qui en subit l’injustice n’échappe pas à ses jours. Sache que toi et eux êtes sur le même tapis, et que celui qui se met en route vers le Tout-Puissant le trouve proche.” »
(5) Abū Bakr Ibn Abī Shaybah a dit : « ʿAlī Ibn Mus-hir nous a rapporté, d’après ash-Shaybānī, d’après ash-Shaʿbī, d’après Shurayḥ, qu’ʿUmar lui écrivit : “Lorsque tu reçois un jugement tiré du Livre de Dieu, applique-le et ne te laisse pas détourner de cela par l’espoir de trouver autre chose qui n’y soit pas. Puis consulte la Sunna du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) et statue en fonction d’elle. Si tu y rencontres un cas qui n’est ni dans le Livre de Dieu ni dans la Sunna de Son Messager, considère ce sur quoi les gens se sont mis d’accord et adopte-le. Dans une autre version, il est dit : ‘Vois ce qu’ont décrété les hommes pieux. S’il n’y a rien, alors si tu le souhaites tu peux avancer, et si tu le souhaites tu peux reculer. Quant à moi, je ne vois rien de mieux que de reculer. Que la paix soit sur toi.’” »
Shurayḥ a dit : « J’étais avec ʿAlī dans le marché de Kūfa. Il arriva auprès d’un conteur qui prêchait, s’arrêta et lui dit : “Ô toi le conteur, tu prêches alors que nous sommes proches de l’époque (du Prophète). Sache que je vais t’interroger : si tu me réponds, fort bien ; sinon, je te corrigerai.” Le conteur répliqua : “Interroge-moi, ô Prince des Croyants, sur ce que tu souhaites.” ʿAlī demanda alors : “Qu’est-ce qui consolide la foi et qu’est-ce qui la fait disparaître ?” Le conteur répondit : “La stabilité de la foi…””