Tarîq(1). Ils tuèrent les rois de ces territoires, à certains ils tranchèrent le nez et les exilèrent(2).
Cette année-là, ‘Abd al-Malik destitua Umayya ibn ‘Abd Allâh de l’émirat du Khurâsân et l’attribua à al-Hajjâj ibn Yûsuf al-Thaqafî, en y ajoutant également le Sijistân. Une fois qu’il en eut fini avec l’affaire de Shabîb alors qu’il gouvernait al-Kûfa, al-Hajjâj se rendit à al-Basra. Il laissa pour émir de al-Kûfa al-Mughîra ibn ‘Abd Allâh ibn ‘Âmir al-Hadramî(3). Al-Muhallab se présenta ensuite devant al-Hajjâj, qui se trouvait à al-Basra après avoir également terminé l’affaire des Azâriqa. Il l’invita à s’asseoir auprès de lui sur son lit et convoqua ceux de son armée qui s’étaient illustrés. Pour tous ceux dont al-Muhallab fit l’éloge, al-Hajjâj accorda une généreuse récompense(4). Par la suite, al-Hajjâj désigna al-Muhallab émir du Sijistân et nomma ‘Abd Allâh ibn Abî Bakra au Khurâsân ; puis il les échangea tous deux avant leur départ. On dit que ce fut sur le conseil d’al-Muhallab, ou bien qu’il s’appuya sur l’avis du chef de la police, ‘Abd al-Rahmân ibn ‘Ubayd ibn Târiq al-‘Abshamî ; al-Hajjâj acquiesça et imposa à al-Muhallab une redevance d’un million de dirhams, car il avait contesté cette décision.
Abû Ma‘shar rapporta : « Cette année, le pèlerinage fut dirigé par al-Walîd ibn ‘Abd al-Malik. » Le gouverneur de Médine était Abân ibn ‘Uthmân. Le gouverneur de l’Irak, du Khurâsân, du Sijistân et de toutes ces régions était al-Hajjâj ibn Yûsuf, son adjoint au Khurâsân étant al-Muhallab ibn Abî Sufra, et son adjoint au Sijistân étant ‘Abd Allâh ibn Abî Bakra al-Thaqafî. Le cadi (juge) de al-Kûfa était Shurayh, et celui de al-Basra était Mûsâ ibn Anas ibn Mâlik al-Ansârî.
Au cours de cette année, parmi les personnalités qui sont décédées, on compte Jâbir ibn ‘Abd Allâh(5) ibn ‘Amr ibn Harâm, Abû ‘Abd Allâh al-Ansârî(6) al-Sulamî, compagnon du Messager de Dieu (ﷺ).