Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Mohammed Ibn Kaʿb, Al-Ḥasan, Qatāda et Aḍ-Ḍaḥḥāk ont dit : il s’agit de l’obscurité du poisson, de l’obscurité de la mer et de l’obscurité de la nuit (1).

Sālim Ibn Abī Al-Jaʿd a déclaré : « Un autre poisson a avalé le premier, et il y eut ainsi l’obscurité des deux poissons, à laquelle s’ajouta l’obscurité de la mer » (2).

Au sujet de la Parole du Très-Haut : « S’il n’avait pas été parmi ceux qui glorifient (Dieu), il serait demeuré dans son ventre jusqu’au jour où l’on sera ressuscité » (Qurʾān, Aṣ-Ṣāffāt, 143-144) :

On a dit que le sens en est que, s’il n’avait pas glorifié Dieu en ce lieu, en prononçant les paroles de l’unicité (tahlīl) et de la louange (tasbīḥ), en reconnaissant Sa souveraineté, en se repentant et en retournant vers Lui, il serait resté là jusqu’au Jour de la Résurrection, et il aurait été ressuscité de l’intérieur de ce poisson. Tel est le sens de ce qui a été rapporté de Saʿīd Ibn Jubayr (3), selon l’un de ses témoignages.

On a aussi avancé que le sens est : « S’il n’avait pas été auparavant (pris par le poisson) l’un de ceux qui glorifient (Dieu) », c’est-à-dire de ceux qui obéissent, prient et invoquent beaucoup Dieu. C’est l’interprétation de Ḍaḥḥāk Ibn Qays, Ibn ʿAbbās, Abū Al-ʿĀliya, Wahb Ibn Munabbih, Saʿīd Ibn Jubayr, Aḍ-Ḍaḥḥāk, As-Suddī, ʿAṭāʾ Ibn As-Sāʾib, Al-Ḥasan Al-Baṣrī, Qatāda et d’autres, et c’est également l’option retenue par Ibn Jarīr (4).

Ce sens est étayé par le récit rapporté par l’imām Aḥmad et certains auteurs des Sunan, d’après Ibn ʿAbbās, selon lequel le Messager de Dieu ﷺ lui dit : « Ô jeune homme, je vais t’enseigner quelques mots : Observe les commandements de Dieu, Il te protégera ; observe les commandements de Dieu, tu Le trouveras devant toi. Familiarise-toi avec Dieu dans l’aisance, Il te connaîtra dans l’adversité » (5).

Ibn Jarīr a également rapporté dans son Tafsīr, et Al-Bazzār dans son Musnad, selon un ḥadīth remontant à Muḥammad Ibn Isḥāq, qui le tenait de quelqu’un, lui-même de ʿAbd Allāh Ibn Rāfiʿ, affranchi d’Umm Salama, lequel entendit Abū Hurayra dire : le Messager de Dieu ﷺ a dit : « Lorsque Dieu voulut retenir Yūnus dans le ventre du poisson, Il révéla au poisson : “Prends (Yūnus), mais ne blesse pas sa chair et ne lui brise aucun os.” Lorsque celui-ci fut descendu au fond de la mer, Yūnus entendit un bruit et se demanda : “Qu’est-ce donc ?” Dieu lui révéla, alors qu’il se trouvait dans le ventre du poisson : “C’est la glorification des créatures de la mer.” Yūnus se mit donc à glorifier Dieu, et les anges entendirent sa louange. Ils dirent : “Ô notre Seigneur ! Nous entendons une voix s’élevant d’une contrée inhabituelle.” Dieu répondit : “C’est Mon serviteur Yūnus, il M’a désobéi et Je l’ai retenu dans le ventre du poisson, au fond de la mer.” Ils dirent : “S’agit-il du pieux serviteur dont l’œuvre vertueuse s’élevait vers Toi jour et nuit ?” Il répondit : “Oui.” Les anges intercédèrent alors en sa faveur. Dieu ordonna donc au poisson de le rejeter sur le rivage, comme Il a dit : “Tandis qu’il était souffrant” (Qurʾān, Aṣ-Ṣāffāt, 145). »

Ceci est la version rapportée par Ibn Jarīr (6), tant au niveau de la chaîne de transmission que du contenu.

(1) Voir le Tafsīr d'al-Ṭabarī (vol. 9, pp. 76-77). (2) Rapporté par Ibn Jarīr dans son Tafsīr (vol. 9, p. 77). (3) Rapporté par Ibn Jarīr dans son Tafsīr (vol. 10, p. 529). (4) Source précédente (vol. 10, p. 529). (5) Rapporté par Aḥmad dans son Musnad (vol. 1, p. 307) et par al-Tirmidhī (n° 2516) dans la description de la Résurrection, c’est un hadith authentique. (6) Rapporté par Ibn Jarīr dans son Tafsīr (vol. 9, pp. 77-78).
ومحمد بن كعب، والحسن، وقتادة، والضحاك: ظلمة الحوت وظلمة البحر وظلمة الليل (١) . وقال سالم بن أبي الجعد: ابتلعَ الحوتَ حوتٌ آخر فصارتا: ظلمة الحُوتين مع ظُلْمة البحر (٢) . قوله تعالى: ﴿فَلَوْلَا أَنَّهُ كَانَ مِنَ الْمُسَبِّحِينَ (١٤٣) لَلَبِثَ فِي بَطْنِهِ إِلَى يَوْمِ يُبْعَثُونَ (١٤٤) ﴾ [الصافات: ١٤٣ - ١٤٤] قيل: معناه لولا أنه سبَّح اللّهَ هنالك وقالَ ما قالَ من التهليل والتسبيح والاعتراف للّه بالخضوع والتوبة إليه والرجوع إليه، للبث هنالك إلى يوم القيامة، ولبُعثَ من جوف ذلك الحوت. هذا معنى ما رُوي عن سعيد بن جبير (٣) في إحدى الروايتين عنه، وقيل: معناه ﴿فَلَوْلَا أَنَّهُ كَانَ﴾ من قبل أخذ الحوت له ﴿مِنَ الْمُسَبِّحِينَ﴾ أي: المطيعين المصلِّين الذاكرينَ الله كثيرًا، قاله: الضَّحاكُ بن قيس، وابن عبَّاس، وأبو العالية، ووهْبُ بن مُنبِّه، وسعيد بن جبير، والضَّحاك، والسُّدِّي، وعطاء بن السَّائب، والحسن البصري، وقتادة وغير واحد، واختاره ابن جرير (٤) . ويشهدُ لهذا ما رواه الإمام أحمد وبعض أهل السنن: عن ابن عبَّاس أن رسول الله ﷺ قال لي: "يا غلام إنِّي مُعلِّمكَ كلماتٍ: احفظ الله يحفظْكَ، احفظِ الله تجدْه تُجاهَكَ، تعرَّفْ إلى الله في الرَّخاء يعْرفكَ في الشِّدَّة" (٥) . وروى ابنُ جرير في تفسيره، والبزَّار في مسنده، من حديث محمد بن إسحاق، عمن حدَّثه، عن عبد الله بن رافع مولى أمِّ سلمة، سمعتُ أبا هريرة يقول: قال رسول الله ﷺ : "لما أرادَ الله حبسَ يونسَ في بطن الحوت أوحى الله إلى الحوت أن خذ، ولا تخدشْ لحمًا، ولا تكسرْ عظمًا. فلما انتهى به إلى أسفل البحر سمعَ يونسُ حسًّا، فقال في نفسه: ما هذا؟ فأوحى الله إليه وهو في بطن الحوتِ: إن هذا تسبيح دوابِّ البحر. قال: فسبَّح وهو في بطن الحوت، فسمعتِ الملائكةُ تسبيحَه، فقالوا: يا ربنا إنا نسمع صوتًا بأرض غريبة. قال: ذلك عبدي يُونس عصاني، فحبستُه في بطن الحوت في البحر. قالوا: العبدُ الصَّالحُ الذي كان يصعدُ إليك منه في كل يوم وليلة عمل صالح؟ قال: نعم. قال: فشفعوا له عند ذلك، فأمر الحُوتَ فقذَفه في السَّاحل، كما قال الله: ﴿وَهُوَ سَقِيمٌ﴾ " . هذا لفظ ابن جرير (٦) إسنادًا ومتنًا.
(١) انظر تفسير الطبري (٩/ ٧٦ - ٧٧). (٢) أخرجه ابن جرير في التفسير (٩/ ٧٧). (٣) أخرجه ابن جرير في التفسير (١٠/ ٥٢٩). (٤) المصدر السابق (١٠/ ٥٢٩). (٥) أخرجه أحمد في المسند (١/ ٣٠٧) والترمذي (٢٥١٦) في صفة القيامة، وهو حديث صحيح. (٦) أخرجه ابن جرير في التفسير (٩/ ٧٧ - ٧٨).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies