Il dit : « Peut-être l’as-tu bu ! » (1)
Il répondit : « Oui. » L’autre reprit : « Le Feu ne t’atteindra que pour l’expiation du serment. Malheur à toi des gens et malheur aux gens à cause de toi » (2).
Mohammed Ibn Saʿd (3) déclara : « Muslim Ibn Ibrâhîm nous a informés, al-Hârith Ibn ʿUbayd nous a rapporté, Abû ʿImrân al-Jûnî nous a transmis ceci : Nawf disait : “Je trouve dans le Livre de Dieu révélé que Ibn az-Zubayr est le meilleur des cavaliers parmi les califes.” »
Hammâd Ibn Zayd a rapporté, d’après Thâbit al-Banânî, ces paroles : « Je passais auprès de ʿAbd Allâh Ibn az-Zubayr alors qu’il priait derrière la Maqâm, tel un pieu planté qui ne bougeait pas. »
Al-Aʿmash a dit, d’après Yahyâ Ibn Waththâb : « Lorsque Ibn az-Zubayr se prosternait, les oiseaux venaient se poser sur son dos, montant et descendant, à tel point qu’on le prenait pour un mur immobile » (4).
D’autres ont rapporté : « Ibn az-Zubayr passait ses nuits debout en prière jusqu’à l’aube, il s’inclinait la nuit jusqu’à l’aube et se prosternait la nuit jusqu’à l’aube. »
Certains ont également dit : « Un jour, Ibn az-Zubayr s’inclina (en prière) et j’ai récité al-Baqara, Âl ʿImrân, an-Nisâ’ et al-Mâ’ida, sans qu’il ne relève la tête. »
ʿAbd ar-Razzâq a rapporté, d’après Ibn Jurayj, d’après ʿAtâ’ : « Quand je voyais Ibn az-Zubayr prier, il ressemblait à un os solide. » Dans une autre version de Thâbit (5)…
Aḥmad a dit : « ʿAbd ar-Razzâq a appris la prière de Ibn Jurayj, Ibn Jurayj l’a apprise de ʿAtâ’, ʿAtâ’ de Ibn az-Zubayr, Ibn az-Zubayr de as-Siddîq (Abû Bakr), et as-Siddîq du Messager de Dieu (que la paix et le salut de Dieu soient sur lui). »
Al-Ḥumaydî a rapporté, d’après Sufyân Ibn ʿUyayna, d’après Hishâm Ibn ʿUrwa, d’après Ibn al-Munkadir, qu’il déclara : « Si tu voyais Ibn az-Zubayr prier, on aurait dit une branche d’arbre secouée par le vent, tandis que les projectiles de la catapulte tombaient çà et là. » Sufyân ajouta : « On eût dit qu’il n’y faisait absolument pas attention [et ne le tenait pas pour quelque chose]. »
On raconta à ʿUmar Ibn ʿAbd al-ʿAzîz que le projectile d’une catapulte était tombé sur un créneau de la mosquée et qu’un éclat de pierre avait jailli entre la barbe de Ibn az-Zubayr et son cou, sans qu’il ne bouge de sa place ni que cela n’apparût sur son visage. ʿUmar Ibn ʿAbd al-ʿAzîz s’exclama alors : « Il n’est de dieu que Dieu, les faits rapportés sont bien tels que vous me les avez décrits » (6).