At-Tabarânî rapporte (1) que l’on demanda à Safîna l’origine de son nom et pourquoi on l’avait surnommé Safîna. Il répondit : « C’est le Messager de Dieu (ﷺ) qui m’a appelé Safîna. Un jour, il partit en voyage avec ses compagnons et leurs effets leur pesaient. Le Messager de Dieu (ﷺ) me dit : “Étends ton manteau.” Je l’ai donc étendu et ils y ont déposé leurs affaires. Puis il me dit : “Porte-les, car tu n’es rien d’autre qu’un bateau (safîna).” Alors je me suis dit que, même si j’avais à porter ce qui équivaut à la charge d’un chameau, de deux chameaux, ou cinq ou six, cela ne m’aurait pas paru lourd. »
Muhammad ibn al-Munkadir rapporte, d’après Safîna, qui raconta : « Un jour, je pris un bateau en mer, mais il se brisa sous nous. Je me suis alors retrouvé sur une planche, et la mer me rejeta dans un fourré où se trouvait un lion. Il s’approcha de moi et je lui dis : “Ô Abû al-Hârith, je suis Safîna, affranchi du Messager de Dieu (ﷺ).” Le lion inclina la tête, puis il se mit à me pousser de son flanc ou de sa patte, jusqu’à ce qu’il me remette sur le chemin. Ensuite, il poussa un grondement sourd et j’ai pensé qu’il me faisait ses adieux. (2)
Hammâd ibn Salama dit : « Sa‘îd ibn Jumhân nous a rapporté, d’après Safîna, que le Messager de Dieu (ﷺ) était entré dans la maison de Fâtima et avait aperçu, dans un coin, un rideau suspendu. Il rebroussa aussitôt chemin et ne rentra pas. Apprenant cela, Fâtima dit à ‘Alî : “Demande au Messager de Dieu (ﷺ) ce qui l’a fait reculer.” Lorsqu’il lui posa la question, il répondit : “Il ne sied ni à moi ni à aucun prophète d’entrer dans une maison richement décorée.” (3) »
‘Atiyya ibn ‘Urwa as-Sa‘dî (4), installé dans la région de Balqâ’, possédait la qualité de Compagnon du Prophète (ﷺ) et il transmit des récits. Il mourut à Balqâ’, où il laissa une descendance.
‘Amr ibn Akhtab (5), Abû Zayd al-Ansârî, surnommé al-A‘raj, participa à treize expéditions militaires avec le Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) passa la main sur sa tête en disant : “Ô Dieu, embellis-le.” (6) Il vécut jusqu’à cent ans sans que ses cheveux ne blanchissent. Il mourut à Bassora.