Il est le fils d’Abû al-‘Âs, se rattachant à Marwân… jusqu’à une famille dont la condition et la fortune lui furent favorables.
Al-Wâqidî (1) disait : « Quant au siège d’‘Abd al-Malik contre ‘Amr ibn Sa‘îd al-Ashdaq, il eut lieu en l’an 69. Il revint alors de Batnân (2) et l’assiégea à Damas, puis il le fit exécuter en l’an 70. Dieu sait mieux que quiconque. »
Voici la notice biographique d’al-Ashdaq (3) : Il s’agit de ‘Amr ibn Sa‘îd ibn al-‘Âs (4) ibn Umayya ibn ‘Abd Shams, Abû Umayya al-Qurashî al-Umawî, connu sous le surnom d’al-Ashdaq. On raconte qu’il aurait vu le Prophète ﷺ (5) et qu’il transmit de lui cette parole : « Aucun parent n’a fait don à son enfant de quelque chose de meilleur qu’une bonne éducation » (6). Il transmit également un autre hadith relatif à l’affranchissement des esclaves. Il rapporta des récits de ‘Umar, ‘Uthmân, ‘Alî et ‘Â’isha, et ses fils Umayya, Sa‘îd, Mûsâ, ainsi que d’autres, transmirent de sa part.
Mu‘âwiya le nomma son gouverneur à Médine, et Yazîd ibn Mu‘âwiya, après son père, fit de même, comme mentionné précédemment. Il comptait parmi les notables des musulmans et les gens de grande générosité : il faisait de larges dons et supportait de lourdes charges. Il fut le légataire testamentaire de son père parmi ses fils (7). Son père, ainsi que nous l’avons déjà signalé, était lui aussi un généreux renommé et un notable éminent.
‘Amr déclara : « Je n’ai jamais insulté un homme depuis que je suis homme, et je n’ai jamais contraint quiconque m’a sollicité à formuler une demande. Il m’est plus redevable de m’avoir donné l’occasion de l’aider que je ne le suis à son égard. »
Sa‘îd ibn al-Musayyib dit : « Les orateurs [éloquents] de l’époque antéislamique furent al-Aswad ibn ‘Abd al-Muttalib et Suhayl ibn ‘Amr. Quant aux orateurs de la période islamique, ce furent Mu‘âwiya et son fils, Sa‘îd ibn al-‘Âs et son fils, ainsi que ‘Abd Allâh ibn al-Zubayr. »
L’imam Ahmad (8) a relaté : « ‘Abd al-Samad nous a rapporté, [disant] : “Hammâd nous a rapporté, [disant] : ‘Alî ibn Zayd nous a rapporté, et il m’informa qu’il tenait cela de quelqu’un qui avait entendu…” »